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Mon livre de lectures. Quinze nouveaux regards
Gardeil Pierre
AD SOLEM
31,40 €
Épuisé
EAN :9782940090754
On cherche du côté du mal, cela est constant. Quelle pauvreté ! Ai-je du bonheur à lire ? Aussitôt on me propose une " grille de lecture ", on met le texte sur le gril ; il en sort tout roussi, comme celui qui s'est frotté au diable. On suppose que l'étoffe de ce texte si bien tissé a des dessous affriolants: cochons, par exemple, ou cruels (mais la cochonnerie, louche par construction, n'est qu'une fiction de cruauté posée sur l'amour)... Le livre que voici est une leçon bien différente, qui prend le génie au mot, soit au pied de la lettre. Le bonheur d'écrire vient du souverain bien : seuls les bons sentiments font la bonne littérature. Les chefs d'œuvre parlent d'or, ou chantent juste : c'est tout un. Je voudrais dire ce que quelques-uns m'ont chanté. Leur éloquence n'est pas ajoutée après coup à l'information qu'ils contiendraient. Comme cette information éventuelle pourrait tenir en d'autres récipients, je dois croire que la beauté leur est fournie pour m'apprendre autre chose, qui précisément n'est pas chose : elle dit, cette beauté, ce qu'ignore la platitude la mieux instruite ; elle m'informe sur un lieu où les officines informatives n'ont pas de reporter ; en ce lieu, on est envoyé spécial de naissance : La Fontaine, Mozart, Katherine Mansfield... les veinards ! Ce qu'ils en rapportent - visiteurs immobiles du centre de la terre est dur comme roc, lumineux, vibratoire... inépuisable. De ces éclats souverains, j'ai tâché de faire une clarté territoriale. Il faut bien baliser la route où l'on avance. Or, nous y sommes précédés, voilà.
Voici enfin rééditée la célèbre "Initiation à la philosophie de saint Thomas d'Aquin" du Père Henri-Dominique Gardeil, dominicain, (1900-1974). Les quatre livres (Introduction, Logique Cosmologie Psychologie Métaphysique) publiés en 1952 et 1953 sont intégralement donnés dans les deux tomes de la présente édition. Dans la préface, François-Xavier Putallaz, de l'Université de Fribourg, situe précisément cette oeuvre dans le développement des études médiévales et leur enseignement au XXe siècle. Et il note : "Aller aux choses mêmes : c'est le mérite le plus excellent des quatre volumes du père Henri-Dominique Gardeil ici réédités. Un demi-siècle après leur publication, ils conservent toute leur fraîcheur grâce à ces magnifiques textes de saint Thomas, soigneusement traduits en français et rendus simultanément dans leur teneur latine originale... Une mine de textes philosophiques peu courus, où le lecteur progressera de surprise en surprise". -- At last, a new edition of the famous 'Initiation to the philosophy of Saint Thomas Aquinas' by Father Henri-Dominique Gardeil, Dominican, (1900-1974). The four books (Introduction, Logique Cosmologie Psychologie Métaphysique) published in 1952 and 1953 are integrally published in the two tomes of the present edition. In the preface, François-Xavier Putallaz, of the University of Fribourg, situates the work precisely within the development of medieval studies and their teaching in the 20th century. He notes : 'Let's get straight to the point : it is the most excellent merit of Father Henri-Dominique Gardeil's four volumes that we have republished here. Half a century after their publication, they retain all their freshness thanks to Saint Thomas's magnificent texts, carefully translated into French and presented simultaneously in the original Latin... A goldmine of little-studied philosophical texts, in which the reader will go from surprise to surprise. '
La province ? Mieux, le village, sa campagne et ses façons. Ses palombes et ses champignons. Les jeux, les rires, les drames. La boulangerie. Le bistrot et l'église, de naguère, d'autrefois, et même de jadis. Seule constante : la douceur du souffle, il n'est plus que musique. Ici, c'est la Gascogne, mais d'une province qui serait à tous. "Si peu que nous ayons du génie, disait Mauriac, nous l'avons tout tiré de là". L'auteur s'y abandonne, et nous invite au fond du puits. Quelle fraîcheur
Le corps livré est la plus forte expression de l'Evangile. C'est le centre de la messe, et le centre de tout. Voilà pour le sujet, qui est sans borne. D'un regard nouveau, et profondément "traditionnel ", Pierre Gardeil considère le rapport de la Cène à la Croix. Il en voit cascader mille conséquences, sur l'essence de la Rédemption ou le fondement de l'expérience esthétique, les ministères réservés aux hommes ou le statut de la Sainte Ecriture, la nature du plaisir ou le principe de la liturgie catholique. Cette réflexion sur le salut précède elle-même une promenade parmi quelques chefs-d'œuvre, dont l'intime ressort n'est rien moins que notre grand mystère. A savoir : un étrange épisode "du côté de Guermantes ", entre Rachel et les poiriers en fleurs, le plus connu des sonnets de Baudelaire et le plus méconnu des films de Fellini, ou les terribles dissonances de Kadaré et de Klossowski, à résolution évangélique... René GIRARD, dans son avant-propos, parle d'un livre "intimidant de plénitude ". Et il ajoute : "cet ouvrage est aussi bien un traité savant sur l'eucharistie qu'une œuvre littéraire accessible à tous, écrite dans la langue la plus limpide, enchanteresse autant qu'édifiante... Aussi savoureux dans le sarcasme que sublime dans la louange, c'est à cette dernière que Gardeil se complaît, pour son bonheur et pour le nôtre. "
Latorre Paule ; Jullian Jean-Pierre ; Gareil Tom ;
Résumé : A l'autre bout du monde, au royaume de Zanzibar, un mendiant trouve une pièce d'argent et achète une antilope. Patiente, rusée, dévouée et courageuse, elle triomphe de toutes les épreuves et lui apporte richesse et princesse ! Dans cette version africaine et musicale du Chat botté, l'antilope fait de son maitre un sultan, mais le roi se souviendra-t-il du mendiant ?
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.
Résumé : Ces Fragments réunissent thématiquement une collection de propos échangés entre Dom Jean-Baptiste Porion (1899-1987) et un autre moine chartreux, notamment sur le taoïsme, la mystique d'Hadewjich d'Anvers et des Rhéno-flamands, ou les réformes de Vatican II, recueillis sans ordre explicite au fil des ans et des dispositions intérieures. Ceux qui liront ce livre ne seront pas nécessairement chartreux, ni religieux ni même, peut-être, prédisposés au silence contemplatif ou à la prière. Ils y découvriront la hauteur d'une pensée qui ne s'est pas détournée des plus hautes sagesses : issues du temple de Delphes, des écrits taoïstes de Lao Tseu ou de Tchouang Tseu, de la mystique nuptiale des béguines ou de celle de l'Essence des Rhéno-Flamand. Cette sagesse, une et multiple à la fois, a trouvé sa croissance et son équilibre sur le fin fil de l'Absolu où l'amour de Dieu livre son éclat dans une déprise patiente et tranquille de soi : "Celui qui dit je vois, ne dit plus je veux" . C'est l'essence même de la vocation cartusienne qui est exposée ici à travers le cristal d'une intelligence exceptionnelle, douée d'un rare pouvoir d'analyse et de synthèse, érudite et passionnée et pour qui le chemin de soi à Dieu n'emprunte aucune courbe, attachée à la seule voie droite de l'oubli du monde, le regard plongé dans l'infini. Maximilien Porion est né à Wardrecques (Pas-de-Calais) le 21 mars 1899. Il fit profession à La Valsainte le 1er novembre 1925 et devint procureur général des Chartreux à Rome en 1946. Il retourna à La Valsainte en 1981, où il mourut le 4 aout 1987. Il est l'auteur notamment de Amour et Silence. Edition établie et présentée par Nathalie Nabert