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LA MONNAIE DU PAPE
GARDEIL PIERRE
AD SOLEM
11,20 €
Épuisé
EAN :9782940090563
Le Jubilé et ses indulgences ! Gris-gris pour grands-mamans ? Pomme de discorde pour chrétiens des vieux âges ? Résurgence triomphaliste pour pape polonais ?... Ou fanfare de ciel joyeusement sonnée à l'orée du millénaire ? Intuition géniale d'une Eglise qui retrouve ses marques, et son expertise en humanité ? Monnaie d'argent du Souverain Pontife, lunaire dont le Soleil de justice fait la caution-or ? L'auteur apporte sa pierre afin de paver le chemin qui mène à Rome. Cela nous vaut quatre-vingts pages qu'on peut lire comme un seizième " regard sur le Corps livré ", la théologie des indulgences plongeant au cœur du mystère du salut. Le catholicisme reprend des couleurs, il restaure et réchauffe les errants, ne renvoie les mains vides aucun de ceux qui cherchent Jésus-Christ. A l'adorer, on commence à se comprendre soi-même, projet chimérique de la philosophie. Paul VI et Jean-Paul II ont déjà dit ces merveilles, de quelles profondes et touchantes voix ! L'auteur voudrait bien les faire lire. C'est pourquoi on trouvera aussi dans ce petit livre la Constitution apostolique de 1967, Indulgentiarum doctrina, puis la Bulle d'indiction du grand Jubilé de l'an 2000, suivie des Dispositions pour recevoir l'indulgence du jubilé.
On cherche du côté du mal, cela est constant. Quelle pauvreté ! Ai-je du bonheur à lire ? Aussitôt on me propose une " grille de lecture ", on met le texte sur le gril ; il en sort tout roussi, comme celui qui s'est frotté au diable. On suppose que l'étoffe de ce texte si bien tissé a des dessous affriolants: cochons, par exemple, ou cruels (mais la cochonnerie, louche par construction, n'est qu'une fiction de cruauté posée sur l'amour)... Le livre que voici est une leçon bien différente, qui prend le génie au mot, soit au pied de la lettre. Le bonheur d'écrire vient du souverain bien : seuls les bons sentiments font la bonne littérature. Les chefs d'œuvre parlent d'or, ou chantent juste : c'est tout un. Je voudrais dire ce que quelques-uns m'ont chanté. Leur éloquence n'est pas ajoutée après coup à l'information qu'ils contiendraient. Comme cette information éventuelle pourrait tenir en d'autres récipients, je dois croire que la beauté leur est fournie pour m'apprendre autre chose, qui précisément n'est pas chose : elle dit, cette beauté, ce qu'ignore la platitude la mieux instruite ; elle m'informe sur un lieu où les officines informatives n'ont pas de reporter ; en ce lieu, on est envoyé spécial de naissance : La Fontaine, Mozart, Katherine Mansfield... les veinards ! Ce qu'ils en rapportent - visiteurs immobiles du centre de la terre est dur comme roc, lumineux, vibratoire... inépuisable. De ces éclats souverains, j'ai tâché de faire une clarté territoriale. Il faut bien baliser la route où l'on avance. Or, nous y sommes précédés, voilà.
Bobo Jean-Pierre ; Gardel Marie-Elise ; Jézégou Ma
Délimité par Salses et la Salanque au Nord, la Méditerranée à l'est, le massif du Canigou à l'ouest et les Albères au sud, le Roussillon est une région naturelle et culturelle dont la plaine de Perpignan est le centre. Terre de passages historique depuis l'Antiquité, traversée par la via Domitia et les chemins de Saint-Jacques, avec pendant longtemps les Cols de Cerbère et du Perthus pour seuls passages des Pyrénées avant les ports des Pyrénées centrales, l'histoire et le patrimoine du Roussillon sont parmi les plus riches du pourtour Méditerrannéen.
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.