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Objet banal, objet social. Les objets quotidiens comme révélateurs des relations sociales
Desjeux Dominique ; Garabuau-Moussaoui Isabelle
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782738497727
Le papier, les livres, la voiture, les objets de communication, comme le tam tam, le mobile ou la lettre, sont des objets matériels qui entrent dans le jeu des rapports sociaux. La relation à l'objet peut alors être révélatrice de relations sociales, des plus intimes aux plus publiques. L'analyse de la pratique d'un objet dans un contexte social (l'anthropologie et la consommation) met en lumière des phénomènes divers, comme la constitution du couple, les échanges intrafamiliaux, les mises en scène de soi et de ses rôles sociaux, la dynamique de la construction identitaire (professionnelle, privée, générationnelle, sexuelle, etc.). Les objets participent en effet de la socialisation, de la construction de l'acteur social, en lien avec la société, et de son évolution à travers les cycles de vie. De plus l'objet est une ressource dans un jeu social, dans une interaction, par son usage (ranger des photos dans un album, conduire la voiture), son échange (transmettre à ses enfants, faire un cadeau), sa création (écrire des mots d'amour). Les huit articles proposés ici sont donc une contribution à l'anthropologie de la consommation, du quotidien, de la banalité, en apportant une connaissance renouvelée des actions et interactions sociales, pour mieux connaître ce qui forme notre société contemporaine. Par sa construction en objet anthropologique, l'objet banal est devenu objet social.
Murray Melbin dans Night as Frontier, rappelle à ses lecteurs américains que la nuit n'a pas toujours été un espace d'activité et que pendant longtemps elle a été un espace elle a été un espace interdit à la vie sociale. Ce n'est qu'avec l'urbanisation que la nuit a été petit à petit colonisée pour devenir un espace de travail ou de loisir. Aujourd'hui, la nuit offre de nombreuses opportunités de transgressions de l'ordre du jour. Elle apparaît même comme une nouvelle frontière générationnelle : elle permet aux plus jeunes de se libérer, dans l'imaginaire, des contraintes de la hiérarchie et des routines du quotidien, de faire "n'importe quoi". Mais est-ce bien n'importe quoi ? A travers cette enquête de terrain, menée à Paris au Café Oz, rue Saint Denis, auprès d'une population urbaine de classe moyenne, entre 20 et 30 ans, nous découvrions au contraire que les horaires de sortie, les façons d'occuper l'espace et les modalités de rencontre entre les personnes du bar de nuit répondent à des normes sociales implicites mais fortes. Les bars de nuit s'avèrent en réalité être des espaces de libertés sous contrainte. Pour se maintenir, l'ordre social demande du désordre, comme le montre depuis longtemps l'ethnologie classique des sociétés exotiques. En effet, même si la drague, la consommation d'alcool et le jeu des rencontres ont pour fonction de créer une rupture dans l'ordre social, ces pratiques d'inversion sont en réalité des micro-rites qui codifient la transgression. D'un côté, ils sont réalisés sous le contrôle des pairs dans le cadre sécurisant du bar et de l'autre, ils participent à la définition d'une étape de la vie : celle du passage entre le statut adolescent et le statu adulte. L'époque contemporaine ne se caractérise pas tant par la disparition du lien social ou la disparition des rituels que par leurs déplacements : des rituels institutionnels, les rituels se transforment en une multitude de micro-rituels. Ils sont moins spectaculaires, plus diffus, plus sous contrôle des pairs que sous celui des adultes. Ils sont toujours aussi ambivalents, inquiétants et rassurants à la fois. Ils conservent toujours une forte fonction de socialisation et d'aides aux passages des étapes qui ponctuent le cours de plus en plus irrégulier du cycle de vie.
Pourquoi dire que l'administration africaine possède sa propre efficacité, qu'un projet de développement bureaucratique en Malaisie peut apporter un plus pour les paysans ou qu'un petit projet communautaire en Amérique latine peut être irrationnel, pourquoi dire tout cela paraît le plus souvent choquant ? Parce que ces affirmations heurtent la plupart des convictions et des valeurs occidentales : le petit, pour les organisations non gouvernementales, est censé être plus efficace que le gros, la bureaucratie un monstre d'irrationalité et l'Afrique, un haut lieu de l'inefficacité administrative. Or, en choisissant une approche situationnelle, qui met entre parenthèses le sens a priori que l'observateur extérieur peut donner de ce qui est positif ou négatif, l'auteur montre que la question de l'efficacité, de l'utilité ou du rationnel dépend du sens que "l'autre" leur donne. Mais l'auteur montre aussi qu'il ne suffit pas pour être efficace de "comprendre" le sens de l'autre dans une perspective intellectuelle, il est aussi nécessaire d'intégrer une approche stratégique en termes d'enjeux et de rapports de pouvoir.
Quel lien peut exister entre le corps des mines en France dans les années 1960, le retournement des morts à Madagascar et la sorcellerie au Congo dans les années 1970, la grande distribution en France, les émeutes urbaines dans les banlieues, le bricolage aux Etats-Unis dans les années 1990, la montée de la classe moyenne chinoise, les usages du SMS en Pologne, les courses au Danemark, la crise économique de 2008 et l'émergence d'une convergence compétitive au XXIe siècle entre l'Occident et l'Asie depuis le début des années 2000, etc.? Et pourtant tous ces éléments de la vie quotidienne des consommateurs, des entreprises, des administrations ou des citoyens sont reliés par le fil invisible de la mondialisation. Tout cela prend sens au moment où il apparaît qu'une nouvelle classe moyenne mondiale de consommateurs est en train d'émerger et de transformer l'ensemble du jeu des forces sociales qui traversent toutes les sociétés. Ce livre présente une méthode inductive en action, telle qu'elle a été mise en pratique pendant près de 50 ans d'enquêtes de terrain qualitatives dans les champs, les bureaux, les trains, les cuisines, les salles de bain ou les livings, et tout cela en Europe, en Asie, en Afrique, aux Etats-Unis et au Brésil. L'auteur promeut une nouvelle anthropologie de la modernité pour montrer que tout ce qui relève de la vie en société, du marché, de la famille ou de l'individu n'est pas observable en même temps. Il faut changer d'échelle d'observation pour les voir apparaître ou disparaître en fonction de la focale choisie. La compréhension du monde demande une connaissance mobile.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.