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Regards anthropologiques sur les bars de nuit. Espaces et sociabilités
Desjeux Dominique
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782738477187
Murray Melbin dans Night as Frontier, rappelle à ses lecteurs américains que la nuit n'a pas toujours été un espace d'activité et que pendant longtemps elle a été un espace elle a été un espace interdit à la vie sociale. Ce n'est qu'avec l'urbanisation que la nuit a été petit à petit colonisée pour devenir un espace de travail ou de loisir. Aujourd'hui, la nuit offre de nombreuses opportunités de transgressions de l'ordre du jour. Elle apparaît même comme une nouvelle frontière générationnelle : elle permet aux plus jeunes de se libérer, dans l'imaginaire, des contraintes de la hiérarchie et des routines du quotidien, de faire "n'importe quoi". Mais est-ce bien n'importe quoi ? A travers cette enquête de terrain, menée à Paris au Café Oz, rue Saint Denis, auprès d'une population urbaine de classe moyenne, entre 20 et 30 ans, nous découvrions au contraire que les horaires de sortie, les façons d'occuper l'espace et les modalités de rencontre entre les personnes du bar de nuit répondent à des normes sociales implicites mais fortes. Les bars de nuit s'avèrent en réalité être des espaces de libertés sous contrainte. Pour se maintenir, l'ordre social demande du désordre, comme le montre depuis longtemps l'ethnologie classique des sociétés exotiques. En effet, même si la drague, la consommation d'alcool et le jeu des rencontres ont pour fonction de créer une rupture dans l'ordre social, ces pratiques d'inversion sont en réalité des micro-rites qui codifient la transgression. D'un côté, ils sont réalisés sous le contrôle des pairs dans le cadre sécurisant du bar et de l'autre, ils participent à la définition d'une étape de la vie : celle du passage entre le statut adolescent et le statu adulte. L'époque contemporaine ne se caractérise pas tant par la disparition du lien social ou la disparition des rituels que par leurs déplacements : des rituels institutionnels, les rituels se transforment en une multitude de micro-rituels. Ils sont moins spectaculaires, plus diffus, plus sous contrôle des pairs que sous celui des adultes. Ils sont toujours aussi ambivalents, inquiétants et rassurants à la fois. Ils conservent toujours une forte fonction de socialisation et d'aides aux passages des étapes qui ponctuent le cours de plus en plus irrégulier du cycle de vie.
La consommation, c'est bien sûr l'acquisition marchande. C'est ainsi un ensemble d'usage, des interactions familiales ou professionnelles autour de l'acte d'achat. Mais la consommation ne peut se comprendre que si l'on ne prête attention aux normes des groupes sociaux, aux contraintes de la vie collective, à la construction sociale du marché, aux effets d'appartenance sociale ou encore à ceux de la mondialisation. En présentant les fondements théoriques d'une sociologie de la consommation, puis en analysant les modalités de la consommation à l'échelle internationale ou micro-individuelle, cet ouvrage propose une synthèse pour appréhender la vie de la consommation. Biographie de l'auteur Dominique Desjeux est professeur d'anthropologie sociale à l'Université Paris V, directeur du magistère de sciences sociales appliquées à l'interculturel et également consultant international. Il dirige aux Presses Universitaires de France la collection "Sciences sociales et société". Il est auteur de nombreux ouvrages dont, dans lu collection "Que sais-je?", Les sciences sociales (n°3536).
Même si les années soixante symbolisent la montée de la " société de consommation ", la consommation remonte à la nuit des temps. Elle relève à la fois de la vie ordinaire et des temps forts qui scandent la vie sociale dans toutes les cultures, que ce soit pour les naissances, les commémorations ou les moments passages de l'enfance à la mort. Dans l'ensemble des sociétés, la consommation a toujours été créatrice de lien social grâce notamment aux repas entre commensaux, aux dons entre familiers ou à la circulation des hommes et des femmes au moment des alliances et des mariages qui fondent l'existence et la reproduction de tout groupe social. Mais elle a aussi toujours été la source des conflits entre groupes sociaux, entre sexes, entre générations ou entre cultures. Elle est à la fois signe d'exclusion et source de distinction sociale. La consommation est donc fondamentalement un phénomène ambivalent qui n'est réductible ni à ses avantages ni à ses inconvénients, car sans consommation, marchande ou non, il n'y a pas de vie sociale. Que ce soit à travers la consommation de cannabis en France, d'énergie électrique dans le monde, de cassettes piratées aux USA, de produit culturel à Londres ou l'achat d'une voiture en France ou de biens en grande surface dans une périphérie urbaine, la consommation est présentée par des anthropologues, des sociologues et des chercheurs en gestion, comme un révélateur de ce qui organise notre vie quotidienne.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.