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Consommations et Sociétés N° 1 : Cahiers pluridisciplinaires sur la consommation et l'interculturel
Desjeux Dominique
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782747515788
Même si les années soixante symbolisent la montée de la " société de consommation ", la consommation remonte à la nuit des temps. Elle relève à la fois de la vie ordinaire et des temps forts qui scandent la vie sociale dans toutes les cultures, que ce soit pour les naissances, les commémorations ou les moments passages de l'enfance à la mort. Dans l'ensemble des sociétés, la consommation a toujours été créatrice de lien social grâce notamment aux repas entre commensaux, aux dons entre familiers ou à la circulation des hommes et des femmes au moment des alliances et des mariages qui fondent l'existence et la reproduction de tout groupe social. Mais elle a aussi toujours été la source des conflits entre groupes sociaux, entre sexes, entre générations ou entre cultures. Elle est à la fois signe d'exclusion et source de distinction sociale. La consommation est donc fondamentalement un phénomène ambivalent qui n'est réductible ni à ses avantages ni à ses inconvénients, car sans consommation, marchande ou non, il n'y a pas de vie sociale. Que ce soit à travers la consommation de cannabis en France, d'énergie électrique dans le monde, de cassettes piratées aux USA, de produit culturel à Londres ou l'achat d'une voiture en France ou de biens en grande surface dans une périphérie urbaine, la consommation est présentée par des anthropologues, des sociologues et des chercheurs en gestion, comme un révélateur de ce qui organise notre vie quotidienne.
Quel lien peut exister entre le corps des mines en France dans les années 1960, le retournement des morts à Madagascar et la sorcellerie au Congo dans les années 1970, la grande distribution en France, les émeutes urbaines dans les banlieues, le bricolage aux Etats-Unis dans les années 1990, la montée de la classe moyenne chinoise, les usages du SMS en Pologne, les courses au Danemark, la crise économique de 2008 et l'émergence d'une convergence compétitive au XXIe siècle entre l'Occident et l'Asie depuis le début des années 2000, etc.? Et pourtant tous ces éléments de la vie quotidienne des consommateurs, des entreprises, des administrations ou des citoyens sont reliés par le fil invisible de la mondialisation. Tout cela prend sens au moment où il apparaît qu'une nouvelle classe moyenne mondiale de consommateurs est en train d'émerger et de transformer l'ensemble du jeu des forces sociales qui traversent toutes les sociétés. Ce livre présente une méthode inductive en action, telle qu'elle a été mise en pratique pendant près de 50 ans d'enquêtes de terrain qualitatives dans les champs, les bureaux, les trains, les cuisines, les salles de bain ou les livings, et tout cela en Europe, en Asie, en Afrique, aux Etats-Unis et au Brésil. L'auteur promeut une nouvelle anthropologie de la modernité pour montrer que tout ce qui relève de la vie en société, du marché, de la famille ou de l'individu n'est pas observable en même temps. Il faut changer d'échelle d'observation pour les voir apparaître ou disparaître en fonction de la focale choisie. La compréhension du monde demande une connaissance mobile.
Depuis 1960, l'Afrique et Madagascar ont été marquées par deux phénomènes-clés : celui des indépendances et celui des proliférations des opérations de développement. Madagascar en est un exemple tout particulièrement significatif de par l'importance de ses luttes anti-coloniales et de par le nombre des interventions agricoles qui en ont fait un terrain expérimental pour l'Europe. Que recouvre la logique des opérations de développement dans le cadre de l'économie internationale de marché ? En quoi l'Etat colonial ou néo-colonial, relayé par les organismes d'intervention agronomique, vient-il renforcer la dépendance économique et politique ? Comment la paysannerie malgache, qualifiée de traditionnelle, vit-elle les actions menées à son égard ? Depuis 1972, Madagascar a apporté des réponses originales, souvent contradictoires, à l'ensemble de ces problèmes. C'est le seul pays du monde africain et de l'océan Indien à avoir mis sur pied un système territorial fondé, non sur la nomination arbitraire des fonctionnaires, mais sur le choix de responsables élus entre 1977 et 1978. Approche sociologique et politique de la paysannerie malgache, ce livre est également un essai d'interprétation sur le rôle des opérations de développement en Afrique et à Madagascar.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.