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La question agraire à Madagascar, administration et paysannat de 1895 à nos jours
Desjeux Dominique
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782858020867
Depuis 1960, l'Afrique et Madagascar ont été marquées par deux phénomènes-clés : celui des indépendances et celui des proliférations des opérations de développement. Madagascar en est un exemple tout particulièrement significatif de par l'importance de ses luttes anti-coloniales et de par le nombre des interventions agricoles qui en ont fait un terrain expérimental pour l'Europe. Que recouvre la logique des opérations de développement dans le cadre de l'économie internationale de marché ? En quoi l'Etat colonial ou néo-colonial, relayé par les organismes d'intervention agronomique, vient-il renforcer la dépendance économique et politique ? Comment la paysannerie malgache, qualifiée de traditionnelle, vit-elle les actions menées à son égard ? Depuis 1972, Madagascar a apporté des réponses originales, souvent contradictoires, à l'ensemble de ces problèmes. C'est le seul pays du monde africain et de l'océan Indien à avoir mis sur pied un système territorial fondé, non sur la nomination arbitraire des fonctionnaires, mais sur le choix de responsables élus entre 1977 et 1978. Approche sociologique et politique de la paysannerie malgache, ce livre est également un essai d'interprétation sur le rôle des opérations de développement en Afrique et à Madagascar.
Même si les années soixante symbolisent la montée de la " société de consommation ", la consommation remonte à la nuit des temps. Elle relève à la fois de la vie ordinaire et des temps forts qui scandent la vie sociale dans toutes les cultures, que ce soit pour les naissances, les commémorations ou les moments passages de l'enfance à la mort. Dans l'ensemble des sociétés, la consommation a toujours été créatrice de lien social grâce notamment aux repas entre commensaux, aux dons entre familiers ou à la circulation des hommes et des femmes au moment des alliances et des mariages qui fondent l'existence et la reproduction de tout groupe social. Mais elle a aussi toujours été la source des conflits entre groupes sociaux, entre sexes, entre générations ou entre cultures. Elle est à la fois signe d'exclusion et source de distinction sociale. La consommation est donc fondamentalement un phénomène ambivalent qui n'est réductible ni à ses avantages ni à ses inconvénients, car sans consommation, marchande ou non, il n'y a pas de vie sociale. Que ce soit à travers la consommation de cannabis en France, d'énergie électrique dans le monde, de cassettes piratées aux USA, de produit culturel à Londres ou l'achat d'une voiture en France ou de biens en grande surface dans une périphérie urbaine, la consommation est présentée par des anthropologues, des sociologues et des chercheurs en gestion, comme un révélateur de ce qui organise notre vie quotidienne.
Murray Melbin dans Night as Frontier, rappelle à ses lecteurs américains que la nuit n'a pas toujours été un espace d'activité et que pendant longtemps elle a été un espace elle a été un espace interdit à la vie sociale. Ce n'est qu'avec l'urbanisation que la nuit a été petit à petit colonisée pour devenir un espace de travail ou de loisir. Aujourd'hui, la nuit offre de nombreuses opportunités de transgressions de l'ordre du jour. Elle apparaît même comme une nouvelle frontière générationnelle : elle permet aux plus jeunes de se libérer, dans l'imaginaire, des contraintes de la hiérarchie et des routines du quotidien, de faire "n'importe quoi". Mais est-ce bien n'importe quoi ? A travers cette enquête de terrain, menée à Paris au Café Oz, rue Saint Denis, auprès d'une population urbaine de classe moyenne, entre 20 et 30 ans, nous découvrions au contraire que les horaires de sortie, les façons d'occuper l'espace et les modalités de rencontre entre les personnes du bar de nuit répondent à des normes sociales implicites mais fortes. Les bars de nuit s'avèrent en réalité être des espaces de libertés sous contrainte. Pour se maintenir, l'ordre social demande du désordre, comme le montre depuis longtemps l'ethnologie classique des sociétés exotiques. En effet, même si la drague, la consommation d'alcool et le jeu des rencontres ont pour fonction de créer une rupture dans l'ordre social, ces pratiques d'inversion sont en réalité des micro-rites qui codifient la transgression. D'un côté, ils sont réalisés sous le contrôle des pairs dans le cadre sécurisant du bar et de l'autre, ils participent à la définition d'une étape de la vie : celle du passage entre le statut adolescent et le statu adulte. L'époque contemporaine ne se caractérise pas tant par la disparition du lien social ou la disparition des rituels que par leurs déplacements : des rituels institutionnels, les rituels se transforment en une multitude de micro-rituels. Ils sont moins spectaculaires, plus diffus, plus sous contrôle des pairs que sous celui des adultes. Ils sont toujours aussi ambivalents, inquiétants et rassurants à la fois. Ils conservent toujours une forte fonction de socialisation et d'aides aux passages des étapes qui ponctuent le cours de plus en plus irrégulier du cycle de vie.
Quel lien peut exister entre le corps des mines en France dans les années 1960, le retournement des morts à Madagascar et la sorcellerie au Congo dans les années 1970, la grande distribution en France, les émeutes urbaines dans les banlieues, le bricolage aux Etats-Unis dans les années 1990, la montée de la classe moyenne chinoise, les usages du SMS en Pologne, les courses au Danemark, la crise économique de 2008 et l'émergence d'une convergence compétitive au XXIe siècle entre l'Occident et l'Asie depuis le début des années 2000, etc.? Et pourtant tous ces éléments de la vie quotidienne des consommateurs, des entreprises, des administrations ou des citoyens sont reliés par le fil invisible de la mondialisation. Tout cela prend sens au moment où il apparaît qu'une nouvelle classe moyenne mondiale de consommateurs est en train d'émerger et de transformer l'ensemble du jeu des forces sociales qui traversent toutes les sociétés. Ce livre présente une méthode inductive en action, telle qu'elle a été mise en pratique pendant près de 50 ans d'enquêtes de terrain qualitatives dans les champs, les bureaux, les trains, les cuisines, les salles de bain ou les livings, et tout cela en Europe, en Asie, en Afrique, aux Etats-Unis et au Brésil. L'auteur promeut une nouvelle anthropologie de la modernité pour montrer que tout ce qui relève de la vie en société, du marché, de la famille ou de l'individu n'est pas observable en même temps. Il faut changer d'échelle d'observation pour les voir apparaître ou disparaître en fonction de la focale choisie. La compréhension du monde demande une connaissance mobile.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !