Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le sens de l'autre. Stratégies, réseaux et cultures en situation interculturelle
Desjeux Dominique ; Taponier Sophie
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782738426000
Pourquoi dire que l'administration africaine possède sa propre efficacité, qu'un projet de développement bureaucratique en Malaisie peut apporter un plus pour les paysans ou qu'un petit projet communautaire en Amérique latine peut être irrationnel, pourquoi dire tout cela paraît le plus souvent choquant ? Parce que ces affirmations heurtent la plupart des convictions et des valeurs occidentales : le petit, pour les organisations non gouvernementales, est censé être plus efficace que le gros, la bureaucratie un monstre d'irrationalité et l'Afrique, un haut lieu de l'inefficacité administrative. Or, en choisissant une approche situationnelle, qui met entre parenthèses le sens a priori que l'observateur extérieur peut donner de ce qui est positif ou négatif, l'auteur montre que la question de l'efficacité, de l'utilité ou du rationnel dépend du sens que "l'autre" leur donne. Mais l'auteur montre aussi qu'il ne suffit pas pour être efficace de "comprendre" le sens de l'autre dans une perspective intellectuelle, il est aussi nécessaire d'intégrer une approche stratégique en termes d'enjeux et de rapports de pouvoir.
Murray Melbin dans Night as Frontier, rappelle à ses lecteurs américains que la nuit n'a pas toujours été un espace d'activité et que pendant longtemps elle a été un espace elle a été un espace interdit à la vie sociale. Ce n'est qu'avec l'urbanisation que la nuit a été petit à petit colonisée pour devenir un espace de travail ou de loisir. Aujourd'hui, la nuit offre de nombreuses opportunités de transgressions de l'ordre du jour. Elle apparaît même comme une nouvelle frontière générationnelle : elle permet aux plus jeunes de se libérer, dans l'imaginaire, des contraintes de la hiérarchie et des routines du quotidien, de faire "n'importe quoi". Mais est-ce bien n'importe quoi ? A travers cette enquête de terrain, menée à Paris au Café Oz, rue Saint Denis, auprès d'une population urbaine de classe moyenne, entre 20 et 30 ans, nous découvrions au contraire que les horaires de sortie, les façons d'occuper l'espace et les modalités de rencontre entre les personnes du bar de nuit répondent à des normes sociales implicites mais fortes. Les bars de nuit s'avèrent en réalité être des espaces de libertés sous contrainte. Pour se maintenir, l'ordre social demande du désordre, comme le montre depuis longtemps l'ethnologie classique des sociétés exotiques. En effet, même si la drague, la consommation d'alcool et le jeu des rencontres ont pour fonction de créer une rupture dans l'ordre social, ces pratiques d'inversion sont en réalité des micro-rites qui codifient la transgression. D'un côté, ils sont réalisés sous le contrôle des pairs dans le cadre sécurisant du bar et de l'autre, ils participent à la définition d'une étape de la vie : celle du passage entre le statut adolescent et le statu adulte. L'époque contemporaine ne se caractérise pas tant par la disparition du lien social ou la disparition des rituels que par leurs déplacements : des rituels institutionnels, les rituels se transforment en une multitude de micro-rituels. Ils sont moins spectaculaires, plus diffus, plus sous contrôle des pairs que sous celui des adultes. Ils sont toujours aussi ambivalents, inquiétants et rassurants à la fois. Ils conservent toujours une forte fonction de socialisation et d'aides aux passages des étapes qui ponctuent le cours de plus en plus irrégulier du cycle de vie.
La consommation, c'est bien sûr l'acquisition marchande. C'est ainsi un ensemble d'usage, des interactions familiales ou professionnelles autour de l'acte d'achat. Mais la consommation ne peut se comprendre que si l'on ne prête attention aux normes des groupes sociaux, aux contraintes de la vie collective, à la construction sociale du marché, aux effets d'appartenance sociale ou encore à ceux de la mondialisation. En présentant les fondements théoriques d'une sociologie de la consommation, puis en analysant les modalités de la consommation à l'échelle internationale ou micro-individuelle, cet ouvrage propose une synthèse pour appréhender la vie de la consommation. Biographie de l'auteur Dominique Desjeux est professeur d'anthropologie sociale à l'Université Paris V, directeur du magistère de sciences sociales appliquées à l'interculturel et également consultant international. Il dirige aux Presses Universitaires de France la collection "Sciences sociales et société". Il est auteur de nombreux ouvrages dont, dans lu collection "Que sais-je?", Les sciences sociales (n°3536).
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.