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Dess(e)ins croisés
Gancel Denis ; Déleris Gilles
LOCO
32,00 €
Épuisé
EAN :9782919507979
Dess[e]ins croisés est l'histoire d'une collaboration de 20 années. En effet, les textes regroupés dans cet ouvrage ont été écrits par Gilles Deléris et Denis Gancel, les deux fondateurs de l'agence de communication W. Chroniques, analyses, coups de gueule parfois, convictions toujours... Leurs regards se croisent, s'entremêlent, se répondent mais ne divergent jamais. Car voilà 20 ans aujourd'hui qu'ils regardent dans la même direction. Ici, les principaux protagonistes sont les marques, la création, le design, la communication... Ce livre-objet peut être ouvert au hasard des pages ou lu de A à Z, parcouru ou feuilleté... A chacun de se laisser inspirer, sur l'instant. Les images, formes, illustrations répondent aux mots, dans une volonté d'interdépendance perpétuelle.
C est l été, les vacances, la Corse. Il est fonctionnaire au Sénat, célibataire, chétif, érotomane... Il s embarque sur le Popeye, petit « promène couillons », qui fait l aller retour entre le littoral et une île ornée d une plage idyllique. A ses côtés, pendant la traversée, il remarque un couple d un certain âge, des corses, avec leur fille... « Une de ces beautés boudeuses dont la grâce vacille entre la fraîcheur de l enfance et la triste corruption de l âge adulte, poitrine nue sous un teeshirt sans manches - naturellement trop court et dégageant le ventre - sur lequel on pouvait lire Fuck me hard, I m so cool. »Très vite, le cerveau (et le reste) de notre voyeur s échauffe. Pendant quelques heures, sous un soleil de feu, il élabore un stratagème pour appâter sa proie. Et bien entendu, la chute sera cruelle!Dans Scène de plage, le lecteur devient le voyeur du voyeur. C est pervers, mais très drôle. A déguster absolument cet été, sur toutes les plages...
Résumé : Il y a dans celui ou celle que nous désirons des zones dont nous ne savons rien, des contrées entières qui nous sont interdites et qui, dans le meilleur des cas, le seront toujours. Plus ces contrées sont grandes, lointaines, menaçantes, plus grand est le désir. Le désir n'est pas l'amour. C'est lui qui nous met en marche vers une image, une obscurité que nous voulons éclairer, un autre que nous voulons annexer. Parfois l'autre nous échappe. Le désir brûle et il ne reste qu'une étrange solitude. Parfois le mystère de l'autre se révèle à nous et nous comble. Parfois il nous déçoit, se retourne contre nous et nous blesse à jamais. Six nouvelles. Elles parlent de cet inaccessible, de ce qui dans l'autre ne nous appartient pas mais qui, parfois, s'invite dans notre histoire, pour le meilleur ou pour le pire.
Des controverses, il y en a eu et il y en aura toujours. Tabac brun ou tabac blond ? Fender ou Gibson ? Borg ou McEnroe ? Mais l'une d'entre elles a marqué la fin du XXe siècle et résonne encore : Beatles ou Rolling Stones ? Mieux qu'aucun autre, mais chacun à sa façon, ces deux groupes ont incarné leur époque et la génération qui les a portés : génie créatif, jeunesse, insolence, libération, sexe, drogue... L'aventure populaire commune qui les a rapprochés les oppose pourtant en permanence. Pas de place pour le compromis. On est Beatles ou Stones, conservateur ou rebelle, sage ou turbulent, pop ou rock. Mais vient un moment où il faut trancher, selon les faits et non les goûts. Avec la tendresse qui sied à ces deux géants qu'ils admirent, Delmas et Gancel démontrent qui, des Stones ou des Beatles, est l'irréfutable matrice musicale et culturelle de ces cinquante dernières années.
Toujours, de siècle en siècle, la même exaspération éclate, la jacquerie arme les laboureurs de leurs fourches et de leurs faux, quand il ne leur reste qu'à mourir." Ainsi s'exprime Zola dans "La terre'. Le XXe siècle n'a pas fait exception, mais il a donné à la lutte une forme singulière. Une disposition de la loi poussa les commis du fisc à traquer les bouilleurs de cru. Un immense mouvement souleva le monde paysan. Dans des luttes sans merci, bouilleurs et rats de cave rivalisèrent de fourberie, de roublardise, de perversité, d'acharnement, de mauvaise foi, de cruauté. Ainsi se multiplièrent ces situations étranges allant du dramatique au cocasse que cet ouvrage, sans prendre parti, nous livre dans leur réalité. Biographie de l'auteur Hippolyte Gancel est professeur de lettres honoraire et fils de bouilleur de cru.Jacques Le Gall, descendant de gendarme et de contrôleur des Indirectes, de formation universitaire économiste est inspecteur des impôts."
Un hiver d oise se présente en trois séries photographiques distinctes, trois propositions pour tenter de répondre à une idée du territoire. L ouvrage s ouvre, sans autre préambule, par la série de grands paysages, comme un travelling. Une deuxième série, plus intimiste: portraits, nus et natures mortes se répondent pour interroger la représentation même. La troisième et dernière partie reprend jusqu à la fin du livre l idée d un travelling, dans un paysage urbain cette fois.
Et le bleu du ciel dans l'ombre " de Manuela Marques revient sur la singulière expérience du paysage que l'artiste a pu développer récemment, à l'invitation du musée de Lodève. Plutôt que de privilégier les grandes photographies aux points de vue spectaculaires -que les causses du Larzac ou les environs du lac du Salagou inspirent aisément-, elle a préféré expérimenter une approche plus intime et sensible du paysage. Observation, déplacement, et collecte d'éléments (pierres, bois, végétaux) font partie intégrante du développement de l'oeuvre. L'artiste pourra, par la suite, intégrer ces collectes dans des planches botaniques d'un nouveau genre ou dans de grandes compositions photographiques où illusions optiques, miroirs noirs et reflets fabriquent un nouveau point de vue : entre la vision d'un paysage et l'imaginaire que celle-ci suscite. Elle a en quelque sorte réinventé un paysage à travers ce qui le constitue intrinsèquement. Gilles A. Tiberghien, dont on ne présente plus le travail autour du Land art, développe un texte autour de cette nouvelle approche du paysage.
Guidé par le souvenir d'une femme à corps de serpent, aperçue à l'automne 1976 dans une baraque de la foire de Negreni (Transylvanie), Emmanuel Raquin-Lorenzi entreprend d'explorer les divers ordres de représentation et d'expression qu'on peut recueillir parmi les populations du bassin des trois Cris (le Rapide, le Noir et le Blanc), rivières de montagne qui délimitent le pays du Lac, au nord-ouest des Carpates roumaines. Une enquête ethnographique de terrain menée pendant plus de vingt ans permet au narrateur de conter sa progressive découverte des mouvements de pensée propres aux populations mélangées de ce vieux pays. Ces chemins le conduisent à découvrir de quasi-rituels, comme celui de la reine des moissons qui ne cesse pendant quelques jours de parcourir sans s'arrêter le village, les champs et les pâturages, mais vient rendre hommage à une fille-chêne attachée à sa clairière. Il rencontre ainsi de belles figures ; le grand Ioan, berger de Delani, son meilleur informateur ; Marika, la rieuse, dont le rire, ombré par la mort de sa fille, apaise ou exaspère la douleur des deuils ; Petru le sourcier qui vit parmi les rochers ; Emeder, le merveilleux Tsigane qu'on appelle au printemps pour qu'il installe ses miroirs dans des fermes au bord des bois... Ce livre propose en fin d'ouvrage une petite anthologie de textes d'écrivains de ce pays. Deux niveaux de photographies parcourent Le Pays du Lac : les unes, illustration classique du discours ethnographique, reproduites le plus souvent dans le texte, documentent objets et choses, scènes ou lieux analysés au cours des enquêtes ; les autres interviennent comme une suite autonome, hors texte, sans commentaire, sans rapport direct au discours ethnographique ni aux textes littéraires, y insérant des routes, des ombres, des eaux, des paysages, quelques regards...
Kinderszenen laisse entrapercevoir l'intimité d'enfants autistes, leur manière d'appréhender l'espace et le monde. Il dresse un portrait d'enfants dit "autistes" dans la parenthèse de leurs vacances à la campagne. Loin de la violence des murs, cet ouvrage est un voyage onirique et mystérieux, parfois naïf, qui vous laisse découvrir l'énigme de ces "gamins-là" . En 2012, Lionel Jusseret a commencé à photographier des enfants autistes après deux ans passés comme éducateur à l'association J'interviendrais qui offre aux enfants autistes profonds la possibilité de vivre des vacances en collectivité dans différentes maisons de campagne. Il a fallu sept ans à Lionel Jusseret pour rassembler ces portraits, car l'épuisement physique et psychologique que générait un tel accompagnement ne lui permettait pas de travailler plus de deux semaines consécutives. "Les rencontres avec les enfants, non-verbales pour la plupart, c'était d'une puissance innommable. J'ai eu le sentiment d'entreprendre un réel voyage en territoire étranger. J'aimais bien dire que j'allais en Autistan, en référence à Josef Schovanec Ou tout du moins, en bordure d'Autistan". Dans ce travail, il donne à voir l'autisme. Non, les autistes. Il s'explique. "Selon un de mes collègues, on ne peut pas parler de l'autisme. Je veux dire, en tant que sujet. Simplement parce qu'on n'en sait pas grand chose et que ça reste très vaste. Le mot autisme, ça veut tout et rien dire à la fois. C'est donc difficile d'en parler. Au mieux, on peut raconter des histoires d'autistes. La nuance est très importante". L'ouvrage reprend le découpage et les titres des 13 chapitres de Kinderszenen, la célèbre oeuvre pour piano de Robert Schumann qui disait qu'elle avait été conçue par un "grand enfant" comme "souvenir pour des personnes qui ont grandi" .