Il subsiste près de cinq cents hôtels particuliers dans Paris, quand on croyait en compter plus de deux mille au XVIIe siècle... Présent partout, l'hôtel parisien reste pourtant une exception si l'on songe au nombre d'immeubles de la capitale. Mais qu'importe la statistique, la rareté tient ici avant tout au caractère d'objets uniques de ces précieuses demeures. Savant mélange de règles et de fantaisie, de convention et de génie, l'hôtel parisien est né d'un rêve de domination, subtilement adapté aux contraintes de la grande ville. Il représente encore pour son propriétaire le moyen d'afficher une réussite éclatante tout en constituant un refuge intime, où il peut jouir de la ville sans en subir les désagréments, voir sans être regardé... C'est dans l'interprétation de ces ambitions contradictoires qu'il faut lire la puissance des commanditaires, le talent des meilleurs architectes, l'audace des grands décorateurs... et céder au plaisir de nous laisser, á notre tour, habiter par ces maisons hors du commun.
Résumé : Architecte préféré de Louis XIV, qui l'a anobli et couvert de faveurs, Jules Hardouin-Mansart (1646-1708) apparaît comme la figure centrale de l'architecture française du Grand Siècle. En 2008, le tricentenaire de sa mort a été l'occasion de revenir sur cet artiste majeur. Cet ouvrage constitue les actes du colloque international qui s'est tenu au palais de Chaillot et au château de Versailles en décembre 2008. Architecte préféré de Louis XIV, qui l'a anobli et couvert de faveurs, Jules Hardouin-Mansart (1646-1708) apparaît comme la figure centrale de l'architecture française du Grand Siècle. Auteur des plus grands monuments de la France royale (Versailles, Marly, le Dôme des Invalides, la place Vendôme, etc.), " monsieur Mansart " a connu une extraordinaire carrière, faisant une belle fortune et s'élevant dans la hiérarchie sociale jusqu'à devenir quasiment ministre. En 2008, le tricentenaire de sa mort a été l'occasion de revenir sur cet artiste majeur, tant par des publications monographiques que par une exposition au musée Carnavalet. Ces hommages ont été complétés par un colloque international, qui s'est tenu au palais de Chaillot et au château de Versailles en décembre 2008, et dont le présent ouvrage constitue les actes. Permettant une approche souple et dynamique du sujet, l'ouvrage offre une suite d'articles rédigés par les meilleurs spécialistes, tant français qu'étrangers. Ils s'organisent en grands thèmes (la famille, les contemporains, les chantiers, la postérité, etc.), ouvrant sur une série de relectures aussi savantes qu'originales. Ces études sont illustrées de photographies, mais aussi de documents d'archives et de dessins édités avec soin. En réconciliant actes de colloque savant et beau livre, cette publication offrira aux amateurs d'architecture un objet de délectation.
Dressant sa façade de pierre au milieu du rideau gris des maisons de la rue Saint-Antoine, l'hôtel de Sully intrigue. Fragment du règne des premiers Bourbons au cour de la métropole contemporaine, il est comme une horloge arrêtée. Ouvert au grand vent, on le traverse de part en part sans rencontrer d'obstacle. Quittant la grand'rue et ses trépidations qui l'attachent au monde, le visiteur s'enfonce alors dans le passé : quelques pas, et le voilà dans un jardin silencieux, où semblent revivre les grâces fanées du siècle de Louis XIII. L'illusion serait parfaite si le prodige était possible. A la vérité, le monument ne serait-il pas plutôt un théâtre, mêlant le vrai et le vraisemblable, le charme et le décor ? Façades et jardin parlent la langue du XVIIe siècle, tandis qu'à l'intérieur voisinent décors anciens et aménagements contemporains notamment le plus grand ensemble en France des ouvres de Daniel Dezeuze, dans un étonnant chassé-croisé. Symbole des visions successives de notre époque, l'hôtel de Sully est ainsi un lieu exemplaire de la grande aventure des Monuments historiques.
Dressant sa façade de pierre au milieu du rideau gris des maisons de la rue Saint-Antoine, l'hôtel de Sully intrigue. Fragment du règne des premiers Bourbons au cour de la métropole contemporaine, il est comme une horloge arrêtée. Ouvert au grand vent, on le traverse de part en part sans rencontrer d'obstacle. Quittant la grand'rue et ses trépidations qui l'attachent au monde, le visiteur s'enfonce alors dans le passé : quelques pas, et le voilà dans un jardin silencieux, où semblent revivre les grâces fanées du siècle de Louis XIII. L'illusion serait parfaite si le prodige était possible. A la vérité, le monument ne serait-il pas plutôt un théâtre, mêlant le vrai et le vraisemblable, le charme et le décor ? Façades et jardin parlent la langue du XVIIe siècle, tandis qu'à l'intérieur voisinent décors anciens et aménagements contemporains notamment le plus grand ensemble en France des ouvres de Daniel Dezeuze, dans un étonnant chassé-croisé. Symbole des visions successives de notre époque, l'hôtel de Sully est ainsi un lieu exemplaire de la grande aventure des Monuments historiques.
Evasions, surprises et petits plaisirs A Paris, le dimanche, tout est permis : flâner sur une île sauvage, chiner loin de la foule, repenser le monde dans un café philo, s'amuser avec les enfants, bruncher sur les rails de la Petite Ceinture ou se donner des frissons dans le Paris souterrain... Voici une sélection de sorties toniques et décalées pour se cultiver, s'aérer ou changer d'horizon seul, à deux ou en famille. 150 idées insolites pour agrémenter vos week-ends
100 adresses très secrètes 100 adresses vraiment décalées pour sortir des lieux trop fréquentés ! Boire un verre dans une ferme urbaine, dans un speakeasy canaille, dans une galerie d'art contemporain ou dans les coulisses d'une laverie automatique... Déjeuner ou dîner dans un club privé suédois, à l'étage d'une épicerie ou dans la crypte d'une église... Voici le vade-mecum des Parisiens qui souhaitent vivre la ville à l'abri des regards et éprouver le frisson de l'aventure urbaine.
Le Paris de Patrick Modiano est une ville intérieure, à la fois précise et floue. Les époques s'y superposent, de la nuit de l'Occupation aux ombres des années 1960 et de la fin de la guerre d'Algérie. Dans ces décors brumeux évoluent des personnages en apesanteur, toujours en quête de quelque chose ou de quelqu'un, s'efforçant de brouiller les pistes en s'éloignant du centre pour trouver refuge dans des zones neutres, aux confins de la ville. Grand maître des illusions et des enquêtes inabouties, géomètre expert, Patrick Modiano fait de Paris un immense jeu de piste spatial et temporel : "La topographie d'une ville, c'est toute votre vie qui vous revient à la mémoire par couches successives, comme si vous pouviez déchiffrer les écritures superposées d'un palimpseste."
Paris ou ses environs ont accueilli des cultures aujourd'hui effacées par l'urbanisation, des enceintes successivement détruites, de vastes domaines aristocratiques ou religieux, plus tard des fabriques, des usines à gaz, des abattoirs... eux aussi rayés de la carte. Par ailleurs, de grands projets urbains n'ont connu qu'une exécution partielle rendant illisible leur dessein originel. De ces fantômes, il ne reste le plus souvent que quelques gravures, tableaux ou photographies. Mais pas ou peu de traces matérielles hormis l'empreinte qu'ils ont laissée sur le plan de la capitale. C'est ainsi que tel square épouse l'emprise d'une ancienne prison, que des rues sont tracées sur les allées du jardin d'un hôtel particulier, que d'autres suivent la courbure d'une enceinte ou contournent un bastion, que des impasses sont formées sur un ancien parcellaire de vignoble... D'une découverte à l'autre, c'est un Paris augmenté de ce qu'on n'y voit plus que les archéologues amateurs et les âmes rêveuses auront plaisir à reconnaître.