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L'hôtel de Sully, au coeur du Marais
Gady Alexandre
PATRIMOINE
8,00 €
Épuisé
EAN :9782858223442
Dressant sa façade de pierre au milieu du rideau gris des maisons de la rue Saint-Antoine, l'hôtel de Sully intrigue. Fragment du règne des premiers Bourbons au cour de la métropole contemporaine, il est comme une horloge arrêtée. Ouvert au grand vent, on le traverse de part en part sans rencontrer d'obstacle. Quittant la grand'rue et ses trépidations qui l'attachent au monde, le visiteur s'enfonce alors dans le passé : quelques pas, et le voilà dans un jardin silencieux, où semblent revivre les grâces fanées du siècle de Louis XIII. L'illusion serait parfaite si le prodige était possible. A la vérité, le monument ne serait-il pas plutôt un théâtre, mêlant le vrai et le vraisemblable, le charme et le décor ? Façades et jardin parlent la langue du XVIIe siècle, tandis qu'à l'intérieur voisinent décors anciens et aménagements contemporains notamment le plus grand ensemble en France des ouvres de Daniel Dezeuze, dans un étonnant chassé-croisé. Symbole des visions successives de notre époque, l'hôtel de Sully est ainsi un lieu exemplaire de la grande aventure des Monuments historiques.
C'est l'évènement culturel majeur de 2021 : après le temps long de sa rénovation, l'Hôtel de la Marine ouvre ses portes au public. Ce monument exceptionnel, rendu aux Parisiens est l'un des sites touristiques majeurs de la capitale, place de la Concorde. Cet album abondamment illustré, permet de découvrir l'ampleur des travaux réalisés dans l'ancien Garde-Meuble de la Couronne par le Centre des monuments nationaux, ayant permis de restaurer un cadre somptueux et majeur dans l'organisation de la vie politique française : on pourra notamment y découvrir la spectaculaire verrière de l'architecte Hugh Dutton au-dessus de la cour de l'Intendant, la redécouverte de décors du XVIIIe siècle, la restauration méticuleuse des modénatures de Gabriel, la création d'un parcours de visite et d'un remeublement réalisé notamment grâce au Mobilier national. L'hôtel de la Marine accueille également la Fondation pour la mémoire de l'esclavage, ainsi que les chefs d'oeuvres de la collection Al Thani qui seront révélés au public. Une place. Un architecte. Un roi. La rencontre des trois permit à l'édifice de voir le jour : Louis XV fit le choix d'une place royale, confiée à Jacques-Ange Gabriel, premier architecte du Roi. Après avoir accueilli le Garde-Meuble de la Couronne, il abrita le secrétariat d'Etat à la marine après la Révolution pour devenir l'Hôtel de la Marine. Désaffecté en 2005, il vit sa destinée confiée au CMN. Alexandre Gady, éminent spécialiste de l'architecture, propose de faire découvrir un monument remarquable de l'histoire de France.
Résumé : Le Louvre est un musée, la cause est entendue. Le plus grand du monde... Mais il est, d'abord et fondamentalement, un palais où le pouvoir s'est donné à voir depuis plus de huit siècles. Un palais intimement lié à l'histoire de la monarchie capétienne qui a fait la France, avec Philippe Auguste, son fondateur en 1190. Un palais consubstantiel également à l'histoire de Paris, capitale de cette France, dont il a façonné tout le développement vers l'ouest, avec son double disparu, le château des Tuileries. Ainsi, le domaine royal du Louvre, dont Henri IV a voulu l'immensité au XVIIe siècle, incarne-t-il dans la pierre l'image du pouvoir qui, de militaire et royal, est devenu ce "soft power" qui participe toujours de la politique. Le Louvre est également un musée dans un palais : cet étonnant défi, lancé par Louis XVI au début de son règne, n'a cessé de façonner le Louvre pour l'adapter à son nouveau rôle. Investi d'une mission politique par la Révolution, annexé par chaque régime pour servir sa cause, revisité par des architectes successifs chargés de magnifier le génie du lieu tout au long des XIXe et XXe siècles, le Louvre est devenu au fil des temps un palimpseste redoutable, que le visiteur peut difficilement comprendre par le seul prisme d'une pyramide de verre. Pour relire sa complexité, pour parcourir ses huit cents ans d'histoire, il fallait revenir à la chronologie et aux documents, qui illustrent magnifiquement cette tension entre la pierre et le pouvoir. L'ouvrage est structuré par une série d'introductions qui mettent l'édifice en perspective ; mais surtout, il donne à voir les plus belles images du Louvre et des Tuileries, réalisées par les plus grands artistes. Chacune de ces images a besoin d'être lue et analysée, à la fois comme une source et comme une oeuvre d'art : apprendre à voir le Louvre, tel est l'enjeu inédit de ce livre.
Résumé : L'histoire de France est remplie de rois et de gueux, de victoires et de défaites, de héros et d'anonymes? Elle est également depuis deux mille ans illustrée par les monuments qui couvrent le pays tout entier et lui valent sa réputation de terre des arts. Depuis les vestiges de l'Antiquité gallo-romaine jusqu'aux chefs-d'?uvre actuels, qu'ils soient sacrés ou civils, privés ou publics, ces édifices racontent ainsi la France en trois dimensions. Chacun porte une histoire, mais constitue également un repère, une image iconique qui parle et rassemble. Petit par la taille mais ambitieux par le propos, ce livre a choisi de montrer soixante-dix monuments majeurs de notre héritage architecturale, dans sa double dimension matérielle et spirituelle. Comment trier, arbitrer, donc écarter ? Comme toutes les anthologies, celle-ci a ses critères et ses impasses, ses choix arbitraires également. Ont ainsi été retenus, à un exception près, des ?uvres conçues par un créateur unique, donc homogènes ; ensuite des édifices toujours en usage, donc en bon état ; enfin, des bâtiments qui, à travers les époques et le territoire, montre tout le pays, et pas seulement la capitale, si riche soit-elle. Que le lecteur soit indulgent et chemine avec nous dans cette France monumentale, dont les chefs-d'?uvre transmettent d'abord une émotion sensible.
Résumé : Architecte préféré de Louis XIV, qui l'a anobli et couvert de faveurs, Jules Hardouin-Mansart (1646-1708) apparaît comme la figure centrale de l'architecture française du Grand Siècle. En 2008, le tricentenaire de sa mort a été l'occasion de revenir sur cet artiste majeur. Cet ouvrage constitue les actes du colloque international qui s'est tenu au palais de Chaillot et au château de Versailles en décembre 2008. Architecte préféré de Louis XIV, qui l'a anobli et couvert de faveurs, Jules Hardouin-Mansart (1646-1708) apparaît comme la figure centrale de l'architecture française du Grand Siècle. Auteur des plus grands monuments de la France royale (Versailles, Marly, le Dôme des Invalides, la place Vendôme, etc.), " monsieur Mansart " a connu une extraordinaire carrière, faisant une belle fortune et s'élevant dans la hiérarchie sociale jusqu'à devenir quasiment ministre. En 2008, le tricentenaire de sa mort a été l'occasion de revenir sur cet artiste majeur, tant par des publications monographiques que par une exposition au musée Carnavalet. Ces hommages ont été complétés par un colloque international, qui s'est tenu au palais de Chaillot et au château de Versailles en décembre 2008, et dont le présent ouvrage constitue les actes. Permettant une approche souple et dynamique du sujet, l'ouvrage offre une suite d'articles rédigés par les meilleurs spécialistes, tant français qu'étrangers. Ils s'organisent en grands thèmes (la famille, les contemporains, les chantiers, la postérité, etc.), ouvrant sur une série de relectures aussi savantes qu'originales. Ces études sont illustrées de photographies, mais aussi de documents d'archives et de dessins édités avec soin. En réconciliant actes de colloque savant et beau livre, cette publication offrira aux amateurs d'architecture un objet de délectation.
L'histoire de l'édification aux XVIIIe et XIXe siècles du Palais-Bourbon , siège de l'Assemblée nationale, à travers les archives inédites de l'administrateur Georges Gatulle et la riche documentation iconographique de ce monument capital de la République. Haut lieu du pouvoir républicain en France depuis deux siècles, le Palais-Bourbon fut édifié à partir de 1722 pour la duchesse de Bourbon, fille légitimée de Louis XIV ; Il fut ensuite transformé de nombreuses fois jusqu'en 1870 lors de la proclamation de la Troisième République. Cet ouvrage retranscrit pour la première fois les notes manuscrites inédites de l'administrateur Georges Gatulle : il montre comment les archives parlent des aménagements du Palais, construit au coeur de l'aristocratique faubourg Saint-Germain, jusqu'aux salles de séance successives depuis la Révolution française. Voisin du Palais Bourbon, l'hôtel de Lassay est également abordé dans cet ouvrage. L'exceptionnelle documentation iconographique est complétée par un reportage contemporain. Ainsi, à travers les transformations architecturales des bâtiments, désormais au service de la représentation nationale, c'est toute l'histoire de France qui se raconte.
Monument commémoratif dédié au souvenir de Louis XVI et Marte-Antoinette, la Chapelle expiatoire a été édifiée entre 1815 et 1826, sur l'emplacement de l'ancien charnier révolutionnaire de la Madeleine, à l'endroit même où furent inhumés les souverains après leur exécution. Son créateur, Pierre François Léonard Fontaine, lauréat du grand prix de Rome en 1785 puis architecte de Napoléon réalisa ici une ?uvre complexe, qui, tout en reflétant les goûts décoratifs de son époque, est riche des emprunts au monde antique, à la tradition classique française, mais aussi à l'Italie du Moyen Age et de la Renaissance. Cette ?uvre subtile, longtemps déprisée pour des raisons politiques, est à redécouvrir comme une des réalisations les plus élégantes et sophistiquées du Paris du début du XIXe siècle.
Très tôt acquis aux idées du Mouvement moderne, Jean Ginsberg (1905-1983) fait sienne cette nouvelle esthétique et la met en oeuvre dès ses premières réalisations des années 1930, des immeubles de logements destinés à une bourgeoisie éclairée et moderniste. Il utilise en façade la plastique des grandes villas d'avant-garde réalisées par ses maîtres, au premier rang desquels Le Corbusier, et crée à l'intérieur des typologies distributives répondant aux aspirations de jeunes urbains aisés recherchant des appartements plus petits et conçus de manière plus rationnelle pour limiter les coûts et le besoin en domesticité. Le succès est immédiat. Avec son associé Franz Heep, il développe le prototype de l'immeuble d'habitation de bon goût pour les couches supérieures de la société parisienne : des appartements de luxe, soumis à un rationalisme économique jusqu'alors inconnu, adoptant un fonctionnalisme de bon aloi où domine le goût du détail. Lui-même entrepreneur de ces premières réalisations, Ginsberg abandonne le contrôle de la maîtrise d'ouvrage au fur et à mesure qu'il adopte la production de série à partir des années 1950. Dans le contexte du boom économique de la fin des années 1960, il construira également des résidences immobilières sur la côte méditerranéenne, notamment à Cannes et à Monaco.
Qui était Viollet-le-Duc (1814-1879) ? Fut-il un passeur du modernisme ou un tenant de l'historicisme ? Au gré des successives réinterprétations du passé et des récentes découvertes, Françoise Bercé nous fait rencontrer l'homme dans sa complexité et nous révèle l'immense richesse de son oeuvre qui est loin de se limiter à l'architecture : Viollet-le-Duc est architecte engagé et moderne, mais aussi peintre, dessinateur, décorateur, écrivain, théoricien...