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Moïse et Oedipe : ubi spiritus ibi libertas
Froger Jean-François
GREGORIENNES
19,50 €
Épuisé
EAN :9782367660509
Qui n'a pas entendu parler d'?dipe ou de Moïse ? Chacun garde le souvenir du " complexe d'?dipe " mis en lumière par Sigmund Freud, mais qui connaît l'itinéraire du personnage dans le mythe grec, de sa conception à sa naissance puis sa mort ? Chacun connaît Moïse comme celui qui a reçu les Tables de la Loi sur le mont Sinaï, mais qui connaît l'inspiré transformé par la flamme du buisson ardent ? Qui le reconnaît comme libérateur du Peuple et restaurateur de la nature humaine, dans la dramaturgie des dix plaies d'Egypte ? Cet essai réexamine l'inspiration des textes fondateurs, le mythe grec et la révélation hébraïque. La confrontation tourne au dialogue et les deux personnages fournissent les éléments convergents d'une anthropologie universelle. Grandeur et misère de la nature humaine ! Mais au-delà du constat de la chute et de la déchéance puis de la promesse et de l'espérance d'un relèvement, il y a la certitude du sens du don de la vie dans laquelle il n'y a plus de tragédie possible, mais un long effort dramatique. Tout s'achève en résurrection. Jean-François Froger, parfois avec un co-auteur, produit des essais anthropologiques et théologiques montrant le renouvellement possible d'une pensée reconnaissant sa source d'inspiration.
Le sens de la vie est la question primordiale pour chacun de nous, qu'il commence son itinéraire ou qu'il l'achève. Ce livre répond à "l'éternelle question" par l'exploration des fondements conceptuels de l'anthropologie. Les auteurs se réfèrent pour cela aux mythes particulièrement ceux de la Bible, comme modèles explicateurs dans l'ordre du manifeste ou de l'incarné de ce qui est implicite dans l'invisible. Ils proposent un modèle anthropologique qui oblige à remettre sur le métier les questions de la sexualité humaine et de la parole. La différence sexuelle de même que la différence entre la parole humaine et le Verbe divin, ne sont pas constitutives de l'homme ni de la femme dans leurs rapports à l'univers, elles ne sont qu'induites par la limite fondamentale du profane et du sacré qui marque la différence entre la réalité invisible et la réalité visible. Ce livre ouvre un champ nouveau d'exploration de la vie psychique en s'appuyant sur une méthode expérimentale qui démontre l'existence d'une langue symbolique contenant sa propre épistémologie.
La nouveauté ne peut pas venir du monde des possibilités déjà éprouvées, mais de l'instauration de nouvelles possibilités par la liberté créatrice, pour faire éclater la nouveauté de la vie. C'est la clé de ce livre , ce sera peut-être difficile à accepter, car il propose de changer le paradigme de l'interprétation des Ecritures, en introduisant l'étude de la fonction symbolique des objets et l'usage d'une nouvelle logique (quaternaire). Il fallait aussi mettre le doigt sur la plaie de la crise contemporaine du christianisme, manifeste dans l'apostasie massive des peuples européens, pour éveiller la soif d'une nouvelle compréhension à partir de la résurrection de Jésus, après laquelle il souffle sur ses disciples pour " ouvrir leurs intelligences ". Les paraboles de Jésus sont alors entendues comme hymne à la joie, en recevant les prémices d'une vie incorruptible. Telle pourrait être une " nouvelle évangélisation " ? Jean-François Froger, parfois avec un co-auteur, a produit une vingtaine d'ouvrages aux thèmes anthropologiques et théologiques montrant le renouvellement possible d'une pensée reconnaissant sa source d'inspiration.
Le personnage de Marie-Madeleine a intéressé et fait rêver beaucoup de théologiens, d'écrivains, de poètes et surtout d'artistes peintres. Il existe une abondante bibliographie et une surabondance de représentations picturales. Marie Madeleine reste pourtant un personnage à la fois connu et méconnu : certains exégètes n'ont-ils pas distingué trois femmes où les auteurs de cet ouvrage n'en voient qu'une ? La divergence d'interprétation s'explique facilement : soit on utilise une critique textuelle externe en posant a priori la distinction ? et aucune preuve historico-critique ne peut en effet établir l'unité des personnages ainsi distingués à cause de la disparité des textes des évangiles ; soit on essaye de comprendre la signification des textes et on découvre, par critique interne, qu'ils ne deviennent intelligibles qu'avec l'unité d'une seule personne, Marie de Béthanie. Cet ouvrage suit cette voie, corroborée par l'opinion de plusieurs Pères de l'Église (comme saint Grégoire le Grand) et par l'oeuvre de Maria Valtorta, dont il n'est pas fait usage dans l'exégèse des textes, laissant à cette oeuvre sa valeur de "révélation privée" mais en en montrant, sur ce point, la vraisemblance. Pour l'histoire de Marie-Madeleine en son exil de Provence, la méthode historique classique est évidemment suivie. Cet ouvrage comporte donc deux parties : la première explique les implications théologiques et anthropologiques de la Révélation ; la seconde développe les fruits historiques de la présence de Marie Madeleine en Provence, l'enracinement du christianisme en cette belle "province" romaine et la dévotion à Marie-Madeleine ? "la femme la plus importante de l'Évangile après la Vierge Marie" ? qui n'a cessé de grandir au fil des siècles. Jean-François Froger a publié une dizaine d'ouvrages développant une anthropologie rationnelle cohérente avec la révélation biblique, dont une étude approfondie du monde des archétypes. Ces études épistémologiques ont contribué à l'élaboration d'une nouvelle théorie de la physique fondée sur la logique quaternaire. Jean-Michel Sanchez est docteur en histoire de l'art, spécialiste de l'art sacré, enseignant et conférencier, membre du Centre international d'études sur le Linceul de Turin. Ses recherches portent sur l'architecture et la décoration des églises françaises, italiennes et espagnoles. Il a publié de nombreux articles et divers ouvrages, dont Reliques et reliquaires aux mêmes éditions. En quarante ans de pratique, Jean-Paul Dumontier s'est spécialisé dans la photographie de l'art religieux dans les églises de France, mettant en valeur avec une rare maîtrise des sujets souvent inconnus ou difficiles d'accès. Les différentes approches des auteurs font toute la richesse anthropologique, historique et iconographique de cet ouvrage, où le lecteur découvrira les raisons pour lesquelles sainte Marie-Madeleine a été choisie pour être l' "Apôtre des apôtres", dans la révélation des mystères de la Résurrection.
Jusqu'à la fin du Moyen Âge, saint Joseph n'était honoré d'aucune fête spécifique, d'aucun culte particulier ni de dévotion publique connue. Pourtant, il reçut de Dieu une mission exceptionnelle : être l'époux de la Vierge Marie en gardant la vertu de chasteté et devenir par là même le père adoptif de celui qui devait se révéler le Messie, Fils de Dieu, Jésus. Au début de l'époque moderne, saint Joseph sort de l'effacement où il semble avoir été tenu par la dévotion, et reçoit alors l'hommage d'un culte spécifique. L'Église propose à l'attention des fidèles le saint qui, par excellence, montre une paternité reçue de Dieu. Saint Joseph est aussi l'aboutissement de toute une lignée généalogique, révélatrice de cette véritable paternité, issue de l'Ancien Testament à travers le patriarche Jacob, son fils Joseph mais aussi d'une lignée de " figures " comme Moïse et David. Par ailleurs, l'Église propose la méditation sur plusieurs autres vertus du saint : modèle des travailleurs, patron de la bonne mort, patron de l'Église universelle, etc. L'iconographie exceptionnelle de Jean-Paul Dumontier complète les approches historiques de Jean-Michel Sanchez et la contribution anthropologique que Jean-François Froger apporte en relisant les textes de l'Écriture Sainte concernant la différence féminin-masculin, révélatrice de la spécificité humaine de la " paternité " dans l'union en " une seule chair ".
Cet ouvrage fait suite à celui consacré à l'Enigme de la pensée que nous achevions par une considération de saint Jean de la Croix : "Une seule pensée de l'homme est plus précieuse que tout l'Univers : d'où vient que Dieu seul en est digne". Quelle "pensée" serait-elle assez forte pour n'avoir d'autre objet que la divinité ? C'est l'objet d'un débat et d'un combat. La religion formalisant la relation de l'homme à Dieu et de Dieu à l'homme est-elle une création de l'esprit humain ? Si l'homme doit combattre laborieusement ses propres préjugés pour faire de la science, combien plus doit-il faire face à l'obstacle de sa pensée auto-référente et à son désir inconscient pour recevoir une véritable capacité d'accueil d'une révélation, sans laquelle il serait à jamais clos sur lui-même. La proposition chrétienne de transformation des principes de la pensée et des principes du désir s'appelle métanoïa. Les méditations données dans cet ouvrage dessinent un chemin intellectuel et spirituel vers un but qui semble inaccessible à l'imaginaire "naturel" : la déification de l'âme. Grégoire Palamas ou Louis Lanneau l'ont exploré aux XIVe et XVIIe siècles. Nous reprenons le flambeau, pour que brille la véritable espérance.
Les récits de la Genèse sur la création du monde et celle de l'homme offrent au lecteur contemporain un sujet d'étonnement profond : ils sont structurés par une logique rigoureuse. Une lecture toute nouvelle s'offre à nous si nous voulons bien accepter une généralisation de la logique classique, remontant à Aristote, en une logique plus puissante. On peut ainsi se dégager de l'impasse métaphysique dont les travaux de Martin Heidegger ont fait toucher le fond. Il faut s'appuyer sur la catégorie de relation, valide aussi bien en Physique qu'en Métaphysique ; alors la réconciliation entre Foi et Raison s'opère naturellement. L'interprétation de chaque verset se découvre aussi passionnante qu'un roman policier dont on attend le dénouement avec impatience ! L'auteur, dont c'est le quinzième ouvrage, livre ici le résultat de méditations assidues avec son propre étonnement devant cette révélation, souvent méprisée comme un mythe mais qu'on peut redécouvrir dans sa fraîcheur de source.
Henri Le Saux était moine, écrivain, poète et mystique, un des ascètes cachés du XXe siècle qui se nourrit intensément de silence et de recherche de l'Au-delà divin. Les quatre-vingt-douze lettres qu'il adressa, entre 1952 et 1973, à sa soeur Marie-Thérèse, moniale bénédictine à l'abbaye Saint-Michel de Kergonan, témoignent du lien fraternel et spirituel fort, tissé au fil des ans entre deux âmes pénétrées d'une même spiritualité monastique : "Tu sais, désormais, tu tiens en quelque manière ma place à Kergonan" (lettre du 17 juillet 1952). Cette correspondance apporte un éclairage nouveau, pleinement ancré dans le quotidien de la vie mais aussi profondément mystique, sur la vocation si particulière de cet infatigable pèlerin de l'absolu. Plus précisément, elle nous enseigne — et c'est là toute son originalité — qu'Henri Le Saux est resté moine dans l'âme et en relation avec son monastère, au sein même de son expérience novatrice en terre indienne. Peu d'hommes ont incarné leur vocation arec une telle radicalité. Les tente fragments choisis dans ce recueil de lettres, présentés et commentés chronologiquement, reconstituent le témoignage d'une expérience d'intériorité intégrant la dimension orientale. Une expérience ultime d'être, au-delà du mot "Dieu", qui invite simplement le chercheur d'Absolu à s'élancer vers le chemin de l'espace intérieur — "vers l'Orient du coeur" — là où se lève la Lumière.