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UN ANGE A MA TABLE TOME 2 : UN ETE A WILLOWGLEN. Autobiographie
Frame Janet
JOELLE LOSFELD
18,80 €
Épuisé
EAN :9782909906553
«À la vue du sol de terre battue et de cette espèce de "nulle part" qu'était l'intérieur de la maison, je fus envahie par un sentiment de découragement et d'isolement, et je sus que la maison de Willowglen ne serait jamais ma maison ; c'était trop petit, nous étions trop les uns sur les autres ; quand on était dans la chambre de devant, on entendait la radio de la cuisine aussi bien que si le poste s'était trouvé dans la pièce même. On entendait les disputes aussi, les voix qui montaient, et maman qui, comme chaque fois, disait tout bas d'un ton conciliant : "Allons, ne criez pas". Mes s?urs, mon frère et moi avions maintenant atteint l'âge d'avoir chacun "une vie privée" dont les autres n'avaient pas à être tenus au courant. Malgré tout, il nous arrivait encore de parler gaiement de nos rêves et de voir, avec force rires, "le côté marrant" de chaque événement.»Janet Frame raconte ici son adolescence à travers un parcours que l'on peut qualifier d'initiatique et parle, entre autres, de son internement en hôpital psychiatrique.
Quatrième de couverture Dans ce texte, Janet Frame utilise la vaste palette des perceptions sensorielles pour explorer l'ambiguïté de la communication : Erlene a cessé de parler parce que «à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche pour dire quelque chose, sa voix, de la cachette où elle se dissimulait, lui rappelait qu'il n'y avait rien à dire et pas de mots pour le dire» ; Vera, sa mère, mue par un sentiment de jalousie, de dépit et de culpabilité, est devenue aveugle à force de volonté ; et enfin Edward, son père, les a abandonnées pour retracer l'arbre généalogique d'une autre famille vivant dans un pays lointain. Ces portraits d'individus incarnent avec une rare éloquence la parole, la vie, les émotions humaines.
Bonhomme de neige, bonhomme de neige", est un conte parmi les plus longs de Janet Frame, paru en 1963 dans un recueil éponyme ; l'autrice l'inclura vingt ans plus tard dans un autre livre. Il nous plonge dans la conscience d'un bonhomme de neige créé dans le jardin de la maison familiale par le personnage de Rosemary Dincer qui disparaîtra avant lui. Depuis son point d'ancrage, ce bonhomme de neige observe le monde dans un émerveillement mêlé de stupeur et d'interrogation métaphysique. Appuyé sur le rebord d'une fenêtre, son mentor, le Flocon de neige Eternel, l'aide à interpréter ce qu'il voit tout en lui rapportant des anecdotes sur les voisins du quartier. Le bonhomme de neige les commente à partir d'associations lyriques renvoyant à une lucidité enfantine très singulière, qui fait la virtuosité de la prose de Janet Frame. Une certaine causticité, à la fois naïve et bouleversante, résulte de sa croyance en son immortalité, alors qu'on le sait, il est destiné à fondre. Dans le même temps, la figure de Rosemary traverse toute la trame du récit, ce bonhomme de neige incarnant l'empreinte évanescente laissée par sa jeune créatrice décédée : il cristallise à lui seul la trace et le souvenir de cette disparition. Janet Frame déploie ici avec talent et délicatesse une poétique du deuil qui entre en résonance avec sa propre expérience, elle qui a perdu ses deux jeunes soeurs dans une tragique noyade.
Le monde de Janet Frame ne fut pas que poésie et littérature. Née en 1924, elle connaît très tôt l'asile psychiatrique où on lui administre, en huit ans, quelque deux cents électrochocs. L'écriture la sauve de justesse de la lobotomie. Quinze romans, quatre volumes de nouvelles et un recueil de poèmes font d'elle, après Katherine Mansfield, la romancière néo-zélandaise la plus célèbre. Elle est décédée en Nouvelle-Zélande en 2004. Le messager constitue le troisième et dernier volet de l'autobiographie Un ange à ma table.
A marée basse l'eau est aspirée à l'intérieur du port et il n'y a pas de lagon, seulement une étendue de sable gris sale criblée de mares sombres d'eau de mer où l'on peut trouver une petite pieuvre si on a de la chance, ou bien la vieille maison d'un crabe mouchetée d'orangé ou bien l'épave engloutie d'un bateau d'enfant. Il y a un pont qui traverse le lagon d'où l'on peut observer les petites mares et voir sa propre image mêlée d'eau de mer et de joncs et de bouts de nuage. Et la nuit parfois il y a une lune sous l'eau, trouble et secrète. "
Les Editions Joëlle Losfeld poursuivent, avec La tragédie de Lurs, la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila. En 1952, Meckert est envoyé à Lurs par le journal France Dimanche pour couvrir ce qui deviendra un des faits divers les plus retentissants du siècle : l'affaire Dominici. Deux ans plus tard, Meckert revient sur cette expérience et examine le rôle tenu par les médias dans le développement de l'affaire. Entre faits bruts et récit à scandale, il tente d'analyser le travail de journaliste et livre son propre point de vue sur des faits qui, cinquante ans plus tard, continuent de susciter des commentaires et d'alimenter des fictions.
La célèbre collection d'objets et peintures érotiques de Pompéï, Herculanum et Stabia ensevelie sous les cendres volcaniques du Vésuve fut déposée dans un cabinet particulier du Musée Royal Degli Studi à Naples au XIXe siècle. C'est à l'intérieur des maisons particulières que l'on a retrouvé les peintures érotiques : chez les gens aisés, on trouvait une pièce consacrée uniquement au culte de Vénus, une sorte de "chapelle d'amour" (venerea) étroitement surveillée par l'esclave attitré. Des fresque qui décoraient les murs de la plupart des maisons de Pompéï et de Herculanum furent aussi sauvées de l'ensevelissement. De la même manière, des sujets érotiques en sculpture, bronze, marbre, cristal de roche, terre cuite, des phallus, des amulettes bacchiques et autres objets non moins intéressants furent découverts dans des lieux appelés lupanaria et dans de nombreux domiciles particuliers. Ils sont, entre autres, les témoignages d'un culte "théophallique" datant de l'époque d'Osiris. Cet ouvrage reproduit la quasi-totalité de cette collection considérée comme la plus riche en son genre.
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère
Résumé : "Il était tard sur la terre." Ainsi commence, et s'achève, Le pays de l'horizon lointain. Edimbourg, 1768 : Walter Grassie naît au sein d'une famille d'aristocrates écossais. Il reçoit une éducation complète, raffinée et surtout protestante, et se destine à devenir avocat, comme son grand-père. Il va à l'université, s'intéresse à la science et au savoir ainsi qu'au dessin de monnaies anciennes, au sujet desquelles il se questionne : en quoi leur découverte prouve-t-elle quoi que ce soit au sujet de l'Histoire ? Lors de son Grand Tour, Walter assiste à la Révolution Française ? qu'il ne voit pas d'un très bon oeil ? puis fuit pour l'Italie, Venise, l'absinthe et les visites au bordello, l'opium et l'initiation à la franc-maçonnerie. Lorsqu'il rentre finalement en Ecosse, il réfléchit, médite, s'exprime peu, rencontre l'amour : Fiona, qu'il épouse et promet de toujours aimer. Il est écrasé par le chagrin lorsqu'il la perd des années plus tard des suites d'une maladie. Alors que, assis à son bureau en 1818, il prend conscience de la vanité de faire une fiction de sa propre histoire, il est pris d'une crise cardiaque. A travers le récit de la vie d'un aristocrate de la fin du XVIIIe siècle, ce roman aborde les thèmes de la religion et de la politique européenne. Il questionne surtout l'inscription de l'histoire individuelle dans l'Histoire : Eadem, sed aliter, le même, mais différent : voilà ce que sont les grands événements de l'Histoire, voilà ce que sont les petits événements des vies de chacun. Le pays de l'horizon lointain souligne la coïncidence des deux, la rencontre de l'ordinaire et de l'historique, avec une écriture d'une précision implacable où chaque détail, chaque parfum, chaque couleur compte. Dans l'histoire de Walter Grassie et dans l'écriture d'Alain Gnaedig s'instillent également une mélancolie, un aspect mystique où se mêlent extase et noirceur, où "tout est symbole" ? où sont questionnées la nature du monde et du réel, et la place de l'homme en leur sein.