Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Saint-Amour ou les vignes du rêve
Fourier Claire
JEANPAUL ROCHER
14,20 €
Épuisé
EAN :9782917411155
Je l'avais auparavant rencontré une fois. À table, chez des amis. Tu n'étais pas là, Pierre. Quelque chose de candide et fragile dans une silhouette un rien oursonne m'avait émue. Mise de bonne humeur par le vin, je m'étais mise à raconter, parce que tombait une pluie douce aux reflets crémeux, une histoire sans queue ni tête et l'avais vu sourire sans l'imaginer traversé par l'idée que sa queue à lui glissée dans ma bouche aurait du plaisir à donner une tête à mon histoire. Une femme raconte à son confident privilégié les heures lestes et licencieuses vécues auprès d'un amant passager. Elle est vigneronne, elle connaît l'art de régaler le palais et le sexe. L'amour se fait, se dit, ou se rêve, sur fond de saint-amour ; il est joyeux et innocent. Comme le bon vin, il réjouit le coeur et l'esprit plus encore car si faire l'amour est un plaisir, le dire est un ravissement. Dans ce récit plein à ras bords de doux cuissage réfléchi, Claire Fourier renoue avec la veine de Métro Ciel et de Plus marine que la mer qui a fait dire à Bernard Noël qu'elle avait inventé un nouveau genre : la sensualité verbale.
Le ciel était bleu, l'air était tiède, quand je suisarrivée en hâte dans mon pays natal, à sept heures et demie du soir, le 7 juillet 2000. En hâte, quoique sans appréhension. Les pneus de nia voiture ont crissé sur le gravier dans la longue allée bordée d'hortensias dont les massifs anciens, très hauts, font une digue de fleurs violettes réputée dans le village. Vite J'ai arrêté le Moteur. Vite Je me suis tournée vers la maison-mère. Les volets étaient fermés." Une femme revient dans son village et vit quatre jours dans l'intimité de sa mère qui vient de mourir. Cette évocation du deuil est aussi celle de la relation toute une vie durant entre une fille et sa mère. Claire Fourier signe là un récit d'autant plus poignant qu'il retrace une expérience auquel nul n'échappe. Face à l'implacable douleur, apparaît la volonté de joie à tout prix.
Résumé : Pendant l'Occupation, la vie de Glaoda et de son père est bouleversée quand leur maison familiale, à proximité de Brest, est réquisitionnée par un officier allemand, Hermann. Le père, vétérinaire silencieux et observateur, est très actif dans la résistance, tandis que sa fille, d'une vingtaine d'années, s'est réfugiée là en attendant de pouvoir reprendre ses études à Rennes. Hermann, quant à lui, fait son devoir mais n'adhère pas au régime nazi. De cette cohabitation forcée naissent alors sentiments et respect réciproques.
Révélée avec Métro Ciel, Claire Fourier a publié une quinzaine de livres, notamment Ce que dit le vent d'ouest, L'Amante océane, Comme en passant, C'est de fatigue que se ferment les yeux des femmes, Route coloniale 4 en Indochine, Je ne compte que les heures heureuses, qui fait suite à son À contre-jour(nal), et quatre recueils de haïku consacrés chacun à une saison. Son dernier roman, Les silences de la guerre, a reçu le Prix Bretagne, le Prix de la Ville de Vannes et celui du Salon du livre de Carhaix.
Résumé : " J'ai quitté le Finistère. Le Finistère ne m'a pas quittée. Ce n'est pas qu'il me tienne en laisse, au contraire : il est ma piste d'envol de tous les jours, que dis-je, de toutes les heures. Et il est ma brûlure, et il est mon onguent. Est-il la fin ou le début du monde ? J'aime croire qu'il est un pont jeté entre deux mondes. Voilà le pays qui m'a vue naître et qu'inlassablement au long des étés j'ai sillonné enfant, en vélo, avec mes frères. Voilà le pays que j'aurai devant les yeux quand ils se fermeront à jamais." Dans une écriture dont de grandes voix ont salué la "perfection classique", mais avec toujours une fantaisie assumée, et parfois un humour irrésistible, Claire Fourier raconte sa terre mêlée d'embruns océaniques, là-bas vers Brest et sa côte nord balayée par les vents. Ce récit inclassable, en une centaine de courts chapitres, est aussi l'occasion de promenades aussi réelles qu'imaginaires, dans les souvenirs de l'enfance comme dans la fréquentation des auteur.e.s. Cet hommage magnifique à son pays fait de ce texte brillant un livre universel.
Le pacifisme jusqu'au-boutiste, que nous appelons munichisme, conduit immanquablement à la reproduction de petits Munich. ;Additionnés, ces derniers dessinent nos actuelles et nos futures défaites. D'aucuns s'en réjouissent ou s'y résignent. Pour notre part, nous pensons que l'usage de la force peut être légitime et, plus encore, que certaines guerres sont justes, que certaines guerres doivent donc être menées. Notre âme, notre histoire, nos traditions, notre littérature, notre culture ne méritent-elles pas que nous les défendions ? Nous ne pouvons accepter que la France laisse mourir les hommes de Srebrenica comme nous ne pouvons accepter de devenir un simulacre de peuple. Sans haine, sans sentiment de supériorité, mais avec la conviction profonde que nous sommes tributaires et gardiens d'un héritage, nous ne pouvons accepter que la France et l'Europe se vautrent dans la honte.
Le Journal d'Albert Palma rassemble, au jour le jour, événements, rencontres avec la pensée et l'oeuvre des autres, péripéties de la vie quotidienne éclairées par une lumière native. Si le Journal, comme les calligraphies et les tableaux, vise une forme, c'est par la voie d'une fermeté artisanale, qui laisse l'imprévisible inspiration se déployer librement dans le langage accessible et médité du peuple de la main, du peuple de l'esprit, loin du monde formaté qu'on nous prépare aujourd'hui.Albert Palma, né en 1947 à Bône (Algérie), écrivain, artiste, chercheur, est depuis vingt ans entouré d'un mur de silence. Son art et ses calligraphies, ses recherches des mots et du geste justes, sont sa survie : sa manière aussi de percer le mur du silence. Professeur de culture comparée, il a enseigné près de 10 ans à la faculté de Culture Comparée de l'Université de Tsukuba (Japon). Il est également instructeur d'un art de mouvement, hérité du Shintaïdô (Art Martial Japonais), et donne depuis 15 ans des conférences et séminaires sur l'anthropologie du geste et le rapport corps-culture de la civilisation japonaise.
S'il pouvait y avoir un remède vraiment préservatif de la contagion vénérienne, il faudrait l'accueillir comme un bienfait, et l'adopter avec empressement; non pour favoriser le libertinage, mais pour garantir de ce fléau destructeur les tristes et innocentes victimes qui paraissent y être dévouées dès leur naissance, ou assujetties par leur situation et leur état". De Horne, D.M., ancien médecin des camps et armées et en chef des hôpitaux militaires (1774). Cette étude sur l'histoire du préservatif, rédigée en 1910 par le Dr L. Le Prieur retrace avec beaucoup de précisions, le cheminement qui a amené des médecins depuis la fin du XVIIe siècle à trouver "des moyens capables de libérer l'humanité tout entière de l'effroyable tribut qu'elle paye à la syphilis et à la blennorragie" et aussi à rétablir la vérité sur l'origine de ses différentes étymologies. Mais au-delà de cela qui aurait cru en effet au début du) XXe siècle qu'un mal aussi dévastateur que le sida allait mettre en péril des populations entières et qu'un si petit attribut, le préservatif, participerait, sinon à l'éradiquer, au moins à contenir sa propagation. Le caractère "prophétique" que revêt ce texte ne manquera pas de laisser aujourd'hui nos contemporains s'interroger sur l'obscurantisme qui sévit encore à l'encontre du préservatif, alors qu'il devrait faire l'objet de toute notre attention et de "tous nos soins".
Antonio, la trentaine, fuit la société pour une île d'une beauté sauvage où il cherche la sérénité, l'authenticité et, ne sachant s'il y trouvera l'amour, la fraternité. Mais l'île n'échappe pas au monde. La promotion immobilière et le tourisme de luxe la menacent. Ouvriers et pêcheurs s'y opposent et ils organisent la résistance. Antonio n'en veut pas davantage car il voit arriver l'arrogance, la superficialité et la violence qu'il avait fuies. Toujours désireux de fraternité mais réticent à l'action collective, il hésite encore à se joindre à eux. Sa rencontre avec une jeune touriste aisée, avant-garde de ce qu'il redoute et s'apprêterait à combattre, vient ajouter à son trouble. Roman d'amour sur fond de lutte politique et sociale, entre engagement et quête personnelle, J'étais une île aborde un autre monde possible où les intérêts économiques ne feraient ni les besoins ni les passions des hommes.