Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
C'est de fatigue que se ferment les yeux des femmes
Fourier Claire
BARTILLAT
18,00 €
Épuisé
EAN :9782841002917
Le ciel était bleu, l'air était tiède, quand je suisarrivée en hâte dans mon pays natal, à sept heures et demie du soir, le 7 juillet 2000. En hâte, quoique sans appréhension. Les pneus de nia voiture ont crissé sur le gravier dans la longue allée bordée d'hortensias dont les massifs anciens, très hauts, font une digue de fleurs violettes réputée dans le village. Vite J'ai arrêté le Moteur. Vite Je me suis tournée vers la maison-mère. Les volets étaient fermés." Une femme revient dans son village et vit quatre jours dans l'intimité de sa mère qui vient de mourir. Cette évocation du deuil est aussi celle de la relation toute une vie durant entre une fille et sa mère. Claire Fourier signe là un récit d'autant plus poignant qu'il retrace une expérience auquel nul n'échappe. Face à l'implacable douleur, apparaît la volonté de joie à tout prix.
Révélée avec Métro Ciel, Claire Fourier a publié une quinzaine de livres, notamment Ce que dit le vent d'ouest, L'Amante océane, Comme en passant, C'est de fatigue que se ferment les yeux des femmes, Route coloniale 4 en Indochine, Je ne compte que les heures heureuses, qui fait suite à son À contre-jour(nal), et quatre recueils de haïku consacrés chacun à une saison. Son dernier roman, Les silences de la guerre, a reçu le Prix Bretagne, le Prix de la Ville de Vannes et celui du Salon du livre de Carhaix.
Je l'avais auparavant rencontré une fois. À table, chez des amis. Tu n'étais pas là, Pierre. Quelque chose de candide et fragile dans une silhouette un rien oursonne m'avait émue. Mise de bonne humeur par le vin, je m'étais mise à raconter, parce que tombait une pluie douce aux reflets crémeux, une histoire sans queue ni tête et l'avais vu sourire sans l'imaginer traversé par l'idée que sa queue à lui glissée dans ma bouche aurait du plaisir à donner une tête à mon histoire. Une femme raconte à son confident privilégié les heures lestes et licencieuses vécues auprès d'un amant passager. Elle est vigneronne, elle connaît l'art de régaler le palais et le sexe. L'amour se fait, se dit, ou se rêve, sur fond de saint-amour ; il est joyeux et innocent. Comme le bon vin, il réjouit le coeur et l'esprit plus encore car si faire l'amour est un plaisir, le dire est un ravissement. Dans ce récit plein à ras bords de doux cuissage réfléchi, Claire Fourier renoue avec la veine de Métro Ciel et de Plus marine que la mer qui a fait dire à Bernard Noël qu'elle avait inventé un nouveau genre : la sensualité verbale.
La guerre. Ce pourrait être n'importe laquelle. C'est celle de 1940. L'histoire se passe près de Brest, dans la maison réquisitionnée pour loger un officier allemand affecté à la construction du mur de l'Atlantique. Sur la côte finistérienne, cet officier du génie, originaire de la Baltique, se sent dans un pays fraternel. En face de lui, une jeune fille et son père. Vont-ils s'enfermer dans le mutisme comme les personnages du Silence de la mer, de Jean Vercors? Tous les trois choisissent de parler. Qu'est-ce que la patrie? Qu'est-ce que le devoir en temps de guerre? Ils évoquent ce qui a uni, désuni leurs pays respectifs dans le passé, ce qui les réunira un jour dans l'Europe. Ensemble ils vont tenter de comprendre l'incompréhensible, de se hisser mentalement au-dessus des clôtures, des barrages tel ce mur de l'Atlantique. Dans Les Silences de la guerre, Claire Fourier entrelace le déroulement de la guerre et celui d'un amour. Elle donne à voir un homme et une femme qui choisissent de donner tort à la guerre et décident d'entrer dans une résistance supérieure. À nouveau, elle traite un thème qui lui est cher avec un souci minutieux de l'exactitude historique.
Vingt-cinq femmes admirablement déterminées ! Elles ont osé, créé, innové et travaillé d'arrache-pied pour s'imposer dans le monde de la mode et du luxe. Robes, cosmétiques, parfums, joaillerie... Elles ont aussi tenu tête aux hommes et rien ne leur a résisté ! Elles se sont moquées des tabous et des conventions et leur success story constitue un palpitant tableau de plus d'un siècle de fashion-business. Elles nous entraînent ici dans la grand-messe des collections, nous font assister au lancement d'un parfum, à leurs combats titanesques pour faire jaillir la beauté, que ce soit celle d'une parure ou d'une ligne de maquillage. Jeanne Lanvin, Coco Chanel, Elsa Schiaparelli, Mme Grès, Nina Ricci, Carven, Donatella Versace, Sonia Rykiel, Laura Ashley, Chantal Thomass, Vivienne Westwood, Diane de Fürstenberg, Stella McCartney, Helena Rubinstein, Elizabeth Arden, Estée Lauder, les saurs Carita, Hélène Rochas, Annick Goutal, Gloria Vanderbilt, Lolita Lempicka, Jeanne Toussaint, Paloma Picasso, Victoire de Castellane... chacune a sublimé la femme à sa manière. Mais connaît-on l'envers du décor forgé de sacrifices personnels et d'humiliations ?
Dans l'autobiographie de Victoria Ocampo, le texte consacré à son aventure amoureuse avec Drieu était accompagné de quelques lettres, tirées de leur correspondance, qui donnaient envie d'en savoir plus sur cette brève rencontre entre "deux enfants fascinés et perdus". Rencontre qui saura s'inscrire dans la durée, puisque leur passion initiale se changera en une longue amitié amoureuse, à laquelle la mort de Drieu pourra seule mettre un terme. Voici maintenant l'intégralité des lettres qui nous ont été conservées. On y voit Drieu prolixe en confidences sur les multiples difficultés d'une vie sentimentale intense et compliquée, que Victoria considère avec une bienveillance distante. S'ouvre l'atelier de l'écrivain, engagé dans la rédaction du Feu follet, de la Comédie de Charleroi, de Rêveuse Bourgeoisie, de Gilles. Et c'est aussi, lorsque Victoria, brillante directrice de la revue littéraire Sur, se trouve en Argentine, une chronique très personnelle de la vie artistique et littéraire parisienne. L'affrontement des deux épistoliers sur le fascisme est un moment fort de cette correspondance. Peu soucieuse de politique dans l'absolu, Victoria réagit spontanément en démocrate pour condamner les positions de Drieu, tout en saluant son courage et son intégrité, "même s'il dit ou fait des folies ou des stupidités". De Victoria Ocampo, les Éditions Bartillat ont publié Drieu (2007) et Le Rameau de Salzbourg (2008).
Fruit de plusieurs années de recherche, ce livre retrace toute l'histoire de L'Origine du monde, des arcanes de sa création en 1866 jusqu'à son entrée au musée d'Orsay en 1995, sans oublier les plus récentes controverses qui continuent à l'entourer. Conçu à l'origine pour Khalil-Bey, collectionneur ottoman résidant à Paris, le tableau de Gustave Courbet a connu un itinéraire des plus extraordinaires que Thierry Savatier éclaire d'un jour nouveau. L'ouvrage s'appuie sur de nombreuses archives publiques et privées françaises, anglaises, hongroises et américaines, et dévoile un pan secret à ce jour : le transfert du tableau en 1945 de Hongrie vers l'Union soviétique, où, après bien des drames, son propriétaire le baron Hatvany parviendra à le récupérer. Au début des années 1950, L'Origine du monde revient en France, acquis par Jacques Lacan, avant d'être livré au public. De nombreuses personnalités des XIXe et XXe siècles ont croisé le chemin du tableau : Théophile Gautier, Sainte-Beuve, Edmond Goncourt, Sylvia Bataille, Alain Cuny, Marguerite Duras, Claude Lévi-Strauss, Dora Maar, René Magritte... Scandale majeur de l'histoire de l'art, objet de fascination et de répulsion, cette oeuvre, offerte à toutes les interprétations, marque une date de rupture dans l'aventure de la peinture occidentale, qui justifie pleinement cette " biographie " à part entière.
Résumé : Cette édition rassemble pour la première fois l'ensemble des écrits sur l'art que Huysmans publia entre 1867 et 1905, dont 40 textes jusqu'alors inédits en volume. Découvreur de l'Impressionnisme et révélateur de nombreux talents, Huysmans contribua, par sa critique d'art, à l'évolution des idées esthétiques au tournant des XIXe et XXe siècles et à l'émergence de la peinture moderne. Le premier, il a su percevoir l'avenir du courant impressionniste, apprécier ses couleurs vivres et saisir le rôle nouveau conféré à la lumière, comprendre enfin la révolution qui s'opérait brutalement dans la peinture. De l'art flamand et hollandais des XVIIe et XVIIIe siècles (Bosch, Brueghel, Van Dyck, Hals, Rembrandt...) à l'Impressionnisme (Monet, Manet, Degas, Pissarro, Caillebotte, Gauguin, Cézanne, Seurat...), puis du Symbolisme (Whistler, Moreau, Redon, Rops...) à la redécouverte des artistes primitifs (Grünewald, Van der Weyden...), la critique d'art de Huysmans est une promenade à travers les plus riches heures de l'Histoire de l'art. Peintre du langage, Huysmans pulvérise la pensée au delà de toute notion de genre. A la frontière de la critique d'art et de la littérature, ses écrits esthétiques prennent place aux côtés de ceux de Diderot, Stendhal ou Baudelaire et constituent le témoignage singulier d'un esthète du XIXe siècle sur la peinture, en même temps qu'une invitation à relire son oeuvre de romancier à la lumière de sa conception picturale personnelle, à la fois moderne et hors du temps.