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L'origine du monde. Histoire d'un tableau de Gustave Courbet, 5e édition revue et augmentée
Savatier Thierry
BARTILLAT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782841006670
Fruit de plusieurs années de recherche, ce livre retrace toute l'histoire de L'Origine du monde, des arcanes de sa création en 1866 jusqu'à son entrée au musée d'Orsay en 1995, sans oublier les plus récentes controverses qui continuent à l'entourer. Conçu à l'origine pour Khalil-Bey, collectionneur ottoman résidant à Paris, le tableau de Gustave Courbet a connu un itinéraire des plus extraordinaires que Thierry Savatier éclaire d'un jour nouveau. L'ouvrage s'appuie sur de nombreuses archives publiques et privées françaises, anglaises, hongroises et américaines, et dévoile un pan secret à ce jour : le transfert du tableau en 1945 de Hongrie vers l'Union soviétique, où, après bien des drames, son propriétaire le baron Hatvany parviendra à le récupérer. Au début des années 1950, L'Origine du monde revient en France, acquis par Jacques Lacan, avant d'être livré au public. De nombreuses personnalités des XIXe et XXe siècles ont croisé le chemin du tableau : Théophile Gautier, Sainte-Beuve, Edmond Goncourt, Sylvia Bataille, Alain Cuny, Marguerite Duras, Claude Lévi-Strauss, Dora Maar, René Magritte... Scandale majeur de l'histoire de l'art, objet de fascination et de répulsion, cette oeuvre, offerte à toutes les interprétations, marque une date de rupture dans l'aventure de la peinture occidentale, qui justifie pleinement cette " biographie " à part entière.
Résumé : Durant les six dernières années de la vie de Pablo Picasso, Roland Dumas a été son avocat et son ami. Au-delà de cette relation intime, Picasso lui confia également la mission de veiller après sa mort au destin de Guernica, notamment le transfert de la toile vers l'Espagne lorsque les conditions politiques seraient réunies. Familier de la vie privée de l'artiste qui avait placé en lui toute sa confiance, Roland Dumas a conservé de cette période de nombreux souvenirs, des anecdotes inédites et une abondante documentation. Pour la première fois, l'historien de l'art Thierry Savatier a eu accès à toutes les archives de Roland Dumas concernant Picasso. Au cours de leurs entretiens, les deux auteurs abordent le créateur de génie à travers plusieurs thèmes, incluant le travail de l'artiste, l'histoire de Guernica, la création foisonnante des dernières années. Ces dialogues dévoilent aussi des aspects moins connus, comme le rapport de Picasso avec les maîtres du passé et ses contemporains, ses opinions politiques, la place souvent controversée que tint auprès de lui sa dernière femme Jacqueline, les procès dans lesquels il fut partie prenante ou les épisodes tumultueux de sa succession. De ces échanges entre un historien et un grand témoin, émerge le profil parfois inattendu du tout dernier Picasso.
On connaît Alexandre Dumas, le prodigieux et prolifique écrivain XIXe siècle, qui a fait la part belle au roman. On connaît Les Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo, partie intégrante du patrimoine littéraire. On sait peut-être moins qu'Alexandre Dumas était un fin gourmet, un gastronome insatiable, jamais en reste d'aventures et de découvertes culinaires, en un temps de gastronomie marqué par Grimod de la Reynière et son Almanach des gourmands, influencé par Antoine Beauvilliers et son Art de cuisiner et l'incontournable La Physiologie du goût de Brillat-Savarin. Sous ces influences (et celle de ses papilles), Alexandre Dumas avait choisi de rédiger Mon dictionnaire de cuisine, formidable encyclopédie de la table dans la seconde moitié du XIXe siècle, des abattis à la volaille, émaillée de recettes et de petits récits. À ses prédécesseurs, il joint son instinct de chasseur, son talent inventif sur la cuisson des cailles et des ortolans, ajoute des plats inconnus recueillis dans quelques pays du monde, des anecdotes, cocasses et spirituelles sur la cuisine des peuples, ses humeurs, des souvenirs personnels, une certaine philosophie de la vie. La volonté de Dumas était d'être "lu par les gens du monde et pratiqué par les gens de l'art". En l'occurrence, c'est réussi. --Céline Darner
Peint en 1863 en Saintonge, Le Retour de la conférence fait partie des oeuvres manifestes de Gustave Courbet. Il traduit l'anticléricalisme et l'opposition qui ont animé son travail tout au long de sa carrière. Courbet indique lui-même que "ce tableau est un tableau critique et comique au dernier degré" avec lequel il souhaite défier l'administration en le présentant au jury du Salon de 1863. L'oeuvre aurait été refusée non seulement au Salon officiel "pour cause d'outrage à la morale religieuse" mais aussi au Salon des Refusés. Aujourd'hui disparue, elle fait l'objet. pour la première fois, d'une exposition.
Résumé : Fruit de plusieurs années de recherche, ce livre retrace toute l'histoire du tableau L'Origine du monde, des arcanes de sa création en 1866 jusqu'à son entrée au musée d'Orsay en 1995. Conçu à l'origine pour Khalil-Bey, collectionneur ottoman résidant à Paris, le tableau de Gustave Courbet a connu un itinéraire des plus extraordinaires que Thierry Savatier éclaire d'un jour nouveau. L'ouvrage s'appuie sur de nombreuses archives publiques et privées françaises, anglaises, hongroises et américaines, et dévoile un pan secret à ce jour : le transfert du tableau en 1945 de Hongrie vers l'Union soviétique, où après bien des drames son propriétaire le baron Hatvany parviendra à le récupérer. Au début des années 1950, L'Origine du monde revient en France, acquis par Jacques Lacan, avant d'être livré au public. De nombreuses personnalités des XIXe et XXe siècles ont croisé le chemin du tableau : Théophile Gautier, SainteBeuve, Edmond de Goncourt, Sylvia Bataille, Alain Cuny, Marguerite Duras, Claude Lévi-Strauss, Dora Maar, René Magritte? Scandale majeur de l'histoire de l'art, objet de fascination et de répulsion, cette oeuvre, offerte à toutes les interprétations, marque une date de rupture dans l'aventure de la peinture occidentale, qui justifie pleinement cette première "biographie" à part entière.
Pierre Riché, professeur émérite à l'université de Paris X-Nanterre, a publié de nombreux ouvrages sur le Haut Moyen Age (Ve-XIe siècle) qui sont devenus des classiques et sont traduits en plusieurs langues. Citons en particulier Education et Culture dans l'Occident barbare, Ve-VIIIe siècle (Points-Seuil, 1995); Les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe (Hachette-Pluriel, 2012); L'Empire carolingien (La Vie quotidienne, Hachette, 1994). Patrick Périn est archéologue. Il a été pendant de nombreuses années directeur des Antiquités nationales au château de Saint-Germain-en-Laye.
Zweig Stephan ; Le Rider Jacques ; Renoldner Kleme
Voici rassemblés les textes que Stefan Zweig a consacrés, de 1933 à 1942, à l'actualité politique, à l'exil et au destin des juifs européens. Cet ensemble - inédit en traduction française - constitue une entreprise éditoriale sans équivalent en langue allemande ou en langue anglaise. Il contient de nombreux textes importants qui ne figurent pas dans l'édition de référence des Oeuvres rassemblées (Gesammelte Werke). Il s'inscrit dans la droite ligne des deux volumes déjà édités aux éditions Bartillat : Derniers messages et Appels aux Européens. Par sa diversité, il enrichit considérablement la connaissance de la dernière décennie de l'écrivain autrichien. On y retrouve des textes relatifs à la situation catastrophique de l'Europe, aux terribles menaces qui pèsent sur les juifs et aux mille difficultés que les exilés doivent affronter, ainsi que des interventions où Zweig appelle à un élan international de solidarité avec les victimes des persécutions nazies. Il s'agit d'une publication importante concernant l'oeuvre de Stefan Zweig en ces années dramatiques. Un précieux appareil critique accompagne le volume.
Il s'agit d'un roman totalement inédit de Pierre Louÿs qui s'inscrit dans la veine du célèbre Trois filles de leur mère. D'où les analogies de titres. Il met en scène un vieil amiral entouré de ses deux filles. Le roman est raconté du point de vue de Julien, leur professeur de morale. Les scènes érotiques se succèdent et montrent que ledit professeur, quoique expérimenté, se révèle moins averti que les jeunes filles qu'il prétendait initier, sans parler de leur mère et de la gouvernante, plus acharnées les unes que les autres au plaisir. Le narrateur se retrouve alors désarçonné. Le ton élégant du récit, joint à des dialogues d'une verdeur époustouflante, confère à l'ensemble une inimitable drôlerie. Les oeuvres érotiques de Pierre Louÿs ont rencontré un grand succès dans la collection Bouquins. L'édition est assurée par Jean-Paul Goujon, éminent spécialiste de cet auteur.
En 1929, une célèbre mécène argentine, d'une grande beauté, rencontre un jeune romancier français, jalousé pour ses conquêtes. Quelques années plus tard, Victoria Ocampo fondera SUR, la plus brillante revue littéraire d'Amérique latine au XXe siècle: Pierre Drieu la Rochelle, après avoir trouvé, avec Le Feu follet et La Comédie de Charleroi, le ton juste de son inspiration, cédera finalement à la tentation fasciste. Sur cette rencontre à haut risque, voici deux témoignages majeurs : les chapitres que Victoria consacre à Drieu dans son autobiographie et la correspondance inédite de Drieu. Leur étonnante sincérité ne nous révèle pas une idylle convenue entre deux personnalités sûres d'elles-mêmes, mais l'appel au secours que se lancent deux enfants fascinés et perdus. Fondée d'abord sur la force de l'attraction sensuelle, leur relation ne succombe pas à leurs divergences politiques, qui s'accusent au moment de la Guerre d'Espagne, lorsque Victoria prend résolument position contre Franco. Leur fidélité en amitié survit aux convulsions de l'Histoire et se fait tendresse et dialogue intellectuel, jusqu'au suicide de Drieu. N'écrira-t-il pas, en février 1944, s'imaginant lui-même dans le personnage de Benjamin Constant : Ma Mme de Staël, ç'aurait été Victoria ? Elle sera l'une des rares intimes à qui il destinera son ultime confession testamentaire.Professeur de Littérature Comparée, Julien Hervier est l'auteur d'une thèse sur Pierre Drieu la Rochelle et Ernst Jünger. Il a édité et présenté le Journal 1939-1945 de Drieu (Gallimard, 1992) et sa Correspondance avec André et Colette Jéramec, en collaboration avec Gil Tchernia (Gallimard, 1993).