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La rencontre de Santa Cruz
Fouchet Max-Pol
GRASSET
25,15 €
Épuisé
EAN :9782246003922
En route de São Paulo vers Lima, un avion est contraint de se poser à Santa Cruz, quelque part en Amérique latine. Les passagers en repartiront sans histoire sauf un Français qui, inexplicablement, a décidé de rester. Inexplicablement, c'est peu dire. Santa Cruz, en cette saison des pluies, est une ville de boue... " noirâtre, épaisse, gluante ". L'hôtel, infesté de scorpions, où le narrateur demeure, croule sous la lèpre et la crasse. L'humanité, en ce pays, est dure, misérable, résignée à une séculaire détresse. Pourtant ici, dans cet enfer, le narrateur pressent qu'il peut trouver quelque chose qui s'appelle vérité, fidélité à soi. Les trouvera-t-il ? A quel prix ? La Rencontre de Santa Cruz est pleine de personnages promis à la gloire d'être inoubliables. Alvaro, le patron fielleux de l'hôtel ; Alfonso, le chauffeur du taxi Vida y Muerte qui est aussi, avec son phare unique, le corbillard de la ville ; le colonel Carachuga, dit El Cascabel, " le serpent à sonnette " ; Giséla, la prostituée blanche, qui fait pendant à Encarnación l'Indienne ; Andrès le chanteur, que les mitrailleuses descendront du clocher de l'église ; Luis, le rebelle assassiné ; et surtout Ruiz, le révolutionnaire, " chat osseux tombé d'une gouttière de la nuit ". Ce roman de Max-Pol Fouchet - son premier ! - est bien l'événement que l'on pressentait. L'auteur fait passer là sa fantastique culture et la passion politique qui l'ont rendu célèbre : quête de soi, respect de la liberté, affirmation de l'éternité de la Révolution, la Rencontre de Santa Cruz, livre de désespoir et d'" espoir quand même ", crie l'amour des hommes. Le grand livre d'un grand écrivain qui traite un grand mythe humain.
C'est par un hymne à la cuisine que commence ce roman. Les Landu et les Bigard s'y livrent une bataille dont le couscous est la cause et l'amour de deux jeunes gens l'enjeu, tandis que le narrateur rêve de radis, d'anchois, d'olives et d'ail... Mais cuisine {est} culture. Et de ce ballet gastronomique émane l'humanisme poétique dont Max-Pol Fouchet a le secret. Manger, c'est vivre et la "convivialité" ne date pas d'hier. En d'autres termes, la messe ! Une messe dont l'évangile, toujours un peu changeant, nous est dit à la faveur de repas chez des Verdurin desquels, enfant devenu adulte, l'auteur a conservé en lui un goût d'hostie dans la bouche. Et puis voici que ce roman, comme un de Pergaud, tourne soudain à une guerre entre gosses royalistes et républicains ! Etrange hiatus. Sinon que nous nous nourrissons tous de cette même viande qu'on appelle "idéal"... Une songerie romanesque sur le temps et les êtres, tel est ce livre, où s'unissent l'humour et l'émotion, la drôlerie et la mélancolie. On pense à un récit du siècle des Lumières. Max-Pol Fouchet serait-il notre nouveau Diderot ?
Le narrateur de ces {Histoires pour dire autre chose} nous emmène parmi une étrange et pittoresque peuplade. M. Laroche-Pigeard, ancien caissier au ministère de la Marine, philatéliste et mythomane. Léopold Estremont, qui fut clairon dans l'armée française, se voulait champion de la Vérité contre le Mensonge. Evariste Prunelle, l'horloger, qui soudain arrête pendules et réveils pour tuer le Temps. M. Santerre, orfèvre en cercueils, croque-mort appliqué, et catholique conséquent, qui tout soudain se met en grève. Augustin Lanchois, célibataire fanatique, qui s'étrangle avec sa cravate, le jour de son mariage. M. Le Hic, qui, s'identifiant au cancer qui envahit son corps, ne cesse de grandir jusqu'à devenir une gloire nationale... Mais au-delà de ce musée imaginaire, "autre chose" nous est dit. Cette "autre chose" que Max-Pol Fouchet, de son écriture poétique, tendre et narquoise, veut nous faire entendre n'est-elle pas {cela} qui, dérision ou tragédie, se dissimule en nous-même et dans le monde ? Les lecteurs des {Evidences secrètes}, un des précédents livres de Max-Pol Fouchet, retrouveront ici son art d'approcher l'essentiel avec un sourire, et de proposer des clefs, mais en se gardant d'ouvrir les portes.
Faisant une pause dans ses multiples activités, quelques mois avant mai 68, l'auteur se penche sur son passé depuis ses débuts de journaliste, de critique de cinéma, puis son entrée dans .le monde audiovisuel : la radio, privée et publique, et surtout la télévision. Il est à la fois le créateur et le spectateur. Il faut lire les pages où il nous fait revivre le couronnement de la reine Elisabeth II depuis son salon ; elles sont dignes de figurer dans une anthologie des auteurs contemporains. Les 300 pages de ce livre nous restituent une télévision que nous ne pouvons même plus imaginer. Elles nous parlent d'une époque où le téléviseur n'était pas encore le maître de la maison et où le gestionnaire administratif, prisonnier de la rigueur budgétaire, était le mal aimé des créateurs et autres interprètes. Une chaîne, puis deux, puis trois suffisaient alors à combler l'appétit du téléspectateur comme le besoin d'expression du producteur.
Un intellectuel français atterrit par hasard à Santa Cruz, petite ville d'Amérique latine où tout n'est que boue et misère. Il compte ensevelir ici ses dernières illusions, mais à Santa Cruz, les fascistes et les rebelles s'affrontent; l'homme qui s'était promis de ne plus s'engager retrouvera-t-il le combat révolutionnaire? Passera-t-il une nouvelle fois à côté de l'Histoire?
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.