Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Histoires pour dire autre chose
Fouchet Max-Pol
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246009160
Le narrateur de ces {Histoires pour dire autre chose} nous emmène parmi une étrange et pittoresque peuplade. M. Laroche-Pigeard, ancien caissier au ministère de la Marine, philatéliste et mythomane. Léopold Estremont, qui fut clairon dans l'armée française, se voulait champion de la Vérité contre le Mensonge. Evariste Prunelle, l'horloger, qui soudain arrête pendules et réveils pour tuer le Temps. M. Santerre, orfèvre en cercueils, croque-mort appliqué, et catholique conséquent, qui tout soudain se met en grève. Augustin Lanchois, célibataire fanatique, qui s'étrangle avec sa cravate, le jour de son mariage. M. Le Hic, qui, s'identifiant au cancer qui envahit son corps, ne cesse de grandir jusqu'à devenir une gloire nationale... Mais au-delà de ce musée imaginaire, "autre chose" nous est dit. Cette "autre chose" que Max-Pol Fouchet, de son écriture poétique, tendre et narquoise, veut nous faire entendre n'est-elle pas {cela} qui, dérision ou tragédie, se dissimule en nous-même et dans le monde ? Les lecteurs des {Evidences secrètes}, un des précédents livres de Max-Pol Fouchet, retrouveront ici son art d'approcher l'essentiel avec un sourire, et de proposer des clefs, mais en se gardant d'ouvrir les portes.
Helman Robert ; Fouchet Max-Pol ; Scordia Clotilde
Résumé : En juin 1975, le poète et critique d'art Max-Pol Fouchet proposa à son ami le peintre Robert Helman de l'interroger sur sa démarche de création. Ils se sont rencontrés dans l'atelier du peintre à Montparnasse à deux reprises. Les deux entretiens ont été enregistrés et transcrites dans cet ouvrage illustré par cinq encres et la reproduction d'une toile en frontispice de la série des "Envols" de Robert Helman
Un intellectuel français atterrit par hasard à Santa Cruz, petite ville d'Amérique latine où tout n'est que boue et misère. Il compte ensevelir ici ses dernières illusions, mais à Santa Cruz, les fascistes et les rebelles s'affrontent; l'homme qui s'était promis de ne plus s'engager retrouvera-t-il le combat révolutionnaire? Passera-t-il une nouvelle fois à côté de l'Histoire?
Faisant une pause dans ses multiples activités, quelques mois avant mai 68, l'auteur se penche sur son passé depuis ses débuts de journaliste, de critique de cinéma, puis son entrée dans .le monde audiovisuel : la radio, privée et publique, et surtout la télévision. Il est à la fois le créateur et le spectateur. Il faut lire les pages où il nous fait revivre le couronnement de la reine Elisabeth II depuis son salon ; elles sont dignes de figurer dans une anthologie des auteurs contemporains. Les 300 pages de ce livre nous restituent une télévision que nous ne pouvons même plus imaginer. Elles nous parlent d'une époque où le téléviseur n'était pas encore le maître de la maison et où le gestionnaire administratif, prisonnier de la rigueur budgétaire, était le mal aimé des créateurs et autres interprètes. Une chaîne, puis deux, puis trois suffisaient alors à combler l'appétit du téléspectateur comme le besoin d'expression du producteur.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.