Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La relevée des herbes
Fouchet Max-Pol
GRASSET
17,85 €
Épuisé
EAN :9782246009184
C'est par un hymne à la cuisine que commence ce roman. Les Landu et les Bigard s'y livrent une bataille dont le couscous est la cause et l'amour de deux jeunes gens l'enjeu, tandis que le narrateur rêve de radis, d'anchois, d'olives et d'ail... Mais cuisine {est} culture. Et de ce ballet gastronomique émane l'humanisme poétique dont Max-Pol Fouchet a le secret. Manger, c'est vivre et la "convivialité" ne date pas d'hier. En d'autres termes, la messe ! Une messe dont l'évangile, toujours un peu changeant, nous est dit à la faveur de repas chez des Verdurin desquels, enfant devenu adulte, l'auteur a conservé en lui un goût d'hostie dans la bouche. Et puis voici que ce roman, comme un de Pergaud, tourne soudain à une guerre entre gosses royalistes et républicains ! Etrange hiatus. Sinon que nous nous nourrissons tous de cette même viande qu'on appelle "idéal"... Une songerie romanesque sur le temps et les êtres, tel est ce livre, où s'unissent l'humour et l'émotion, la drôlerie et la mélancolie. On pense à un récit du siècle des Lumières. Max-Pol Fouchet serait-il notre nouveau Diderot ?
Le narrateur de ces {Histoires pour dire autre chose} nous emmène parmi une étrange et pittoresque peuplade. M. Laroche-Pigeard, ancien caissier au ministère de la Marine, philatéliste et mythomane. Léopold Estremont, qui fut clairon dans l'armée française, se voulait champion de la Vérité contre le Mensonge. Evariste Prunelle, l'horloger, qui soudain arrête pendules et réveils pour tuer le Temps. M. Santerre, orfèvre en cercueils, croque-mort appliqué, et catholique conséquent, qui tout soudain se met en grève. Augustin Lanchois, célibataire fanatique, qui s'étrangle avec sa cravate, le jour de son mariage. M. Le Hic, qui, s'identifiant au cancer qui envahit son corps, ne cesse de grandir jusqu'à devenir une gloire nationale... Mais au-delà de ce musée imaginaire, "autre chose" nous est dit. Cette "autre chose" que Max-Pol Fouchet, de son écriture poétique, tendre et narquoise, veut nous faire entendre n'est-elle pas {cela} qui, dérision ou tragédie, se dissimule en nous-même et dans le monde ? Les lecteurs des {Evidences secrètes}, un des précédents livres de Max-Pol Fouchet, retrouveront ici son art d'approcher l'essentiel avec un sourire, et de proposer des clefs, mais en se gardant d'ouvrir les portes.
Un roman choral qui emmène sur l'île de Groix, en Bretagne. Une histoire touchante et émouvante. Une bouffée d'air frais et d'optimisme qui fait passer du rire aux larmes, avec une thématique universelle : la famille !
Harambourg Lydia ; Fouchet Max-Pol ; Chevalier Den
Jean Bertholle, l'un des peintre plus importants peintres de l'Ecole de Paris. Son oeuvre, marquée par l'influence de ses contemporains, mais aussi par Bruegel et Bosch, révèle un mysticisme étrange, parfois inquiétant, mais qui tend toujours vers la lumière. Cet ouvrage constitue la première monographie complète de son oeuvre. , supervisée par son fils Jean-Marie Bertholle. Jean Bertholle (1909-1996), de la génération des jeunes artistes de l'Ecole de Paris, fut notamment l'ami très proche d'Alfred Manessier, Zoran Music, Estève, Jean Bazaine, Jean Le Moal, Roger Bissière comme des sculpteurs Etienne Martin ou François Stahly. Bertholle s'installe à Paris en 1933. Il a observé le fauvisme, le cubisme, le surréalisme, tout en étant déjà très inspiré par l'étrangeté et le symbolisme de certains maîtres du Moyen-Age. Il dira des peintures de Jérôme Bosch qu'elles l'ont guidé vers une peinture insolite, où la folie fait irruption dans le quotidien et côtoie les rêves les plus innocents. Peintre inspiré, empreint de spiritualité, il oscillera souvent entre des objets incarnés et imaginés, entre abstraction et figuration, à l'instar de cette tension fondamentale qui hante la spiritualité chrétienne depuis ses origines, celle du corps et de l'esprit. Cet ouvrage dévoile pour la première fois un panorama complet de la carrière artistique de Jean Bertholle, non seulement ses peintures mais aussi des vitraux, des tapisseries, des dessins, des mosaïques. Il permet au lecteur de partager cette véritable quête mystique qui anima l'artiste.
Un intellectuel français atterrit par hasard à Santa Cruz, petite ville d'Amérique latine où tout n'est que boue et misère. Il compte ensevelir ici ses dernières illusions, mais à Santa Cruz, les fascistes et les rebelles s'affrontent; l'homme qui s'était promis de ne plus s'engager retrouvera-t-il le combat révolutionnaire? Passera-t-il une nouvelle fois à côté de l'Histoire?
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.