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Sources de l'histoire économique et sociale du Moyen Age occidental
Fossier Robert
BREPOLS PUBLISH
36,44 €
Épuisé
EAN :9782503508603
Les cadres sociaux et les structures économiques où s'est coulé le millénaire médiéval représentent l'essentiel de ce qui marque ce long temps ; les formes culturelles elles-mêmes y sont naturellement comprises, car toutes les manifestations de l'effort intellectuel ou manuel des hommes dans ces siècles ont une dimension sociale et économique. Pourtant, l'attention des historiens de métier et celle du public "éclairé" ont longtemps fait prévaloir une approche juridique ou politique des phénomènes historiques. Une vive réaction, amorcée en France après 1930 sous l'impulsion de Marc Bloch, donna une envolée très neuve aux études d'"histoire économique et sociale", particulièrement entre 1950 et 1980 ou 1985. Mais, depuis lors, un évident essoufflement de cette curiosité a accompagné la valorisation des recherches d'anthropologie historique et la réactivation de l'histoire "politique" sous des habits nouveaux. Il s'en faut pourtant que tout soit dit et que tout soit clair dans les secteurs de la vie quotidienne, au champ, à l'atelier, dans la maison. Il subsiste toujours de larges plages inconnues, des approches hérissées de difficultés. C'est à mieux cerner les unes, à mieux contourner les autres que voudrait aboutir le présent essai. En vérité, les problèmes, encore aujourd'hui bien mal éclairés, que pose au chercheur cet espace, toujours en demi-teinte, tiennent à la qualité ou à la diversité des voies d'approche et aux procédés de traitement qu'il convient de leur appliquer. Après une mise au point des visions historiographiques qui précèdent les nôtres, le volume présente la multitude des chemins d'accès qui mènent à la connaissance: nature et répartition des sources disponibles - textes de la pratique, textes d'organisation, textes quantitatifs, textes littéraires, sources non écrites -, procédures de leur critique, modalités et limites de leur mise en ?uvre. Vingt-deux dossiers thématiques regroupent quatre-vingt huit documents, écrits ou figurés, reproduits, commentés et assortis de bibliographies spécialisées. Choisis parmi ceux qui ont été examinés par les élèves de l'auteur à l'Ecole des chartes, ils sont ici proposés comme autant de matériaux d'initiation et d'instruments primaires de réflexion, avant toute démarche plus subtile.
Résumé : Dans aucune civilisation l'étude de la société ne peut se concevoir sans appel à tous les secteurs de l'activité humaine : l'économie, les structures politiques, la vie quotidienne, les formes de la pensée, la spiritualité, les modes d'expression sont des faits de société. S'il se trouve, en outre, que la société étudiée est étroitement dépendante de l'économique et du spirituel, comme c'était le cas pour l'Occident chrétien, il est inévitable que son étude prenne un caractère synthétique et global. Cet ouvrage s'efforce d'embrasser toutes les formes de la vie collective où se décèlent les éléments publics ou privés qui soutiennent la marche de la société sur la vaste aire chronologique qui va des premiers fléchissements de l'autorité romaine jusqu'à l'explosion des temps " modernes " en plein XVIe siècle. On rencontrera ainsi les problèmes soulevés par les structures de la famille, les conditions de l'habitat et de la vie de tous les jours, l'emprise des réactions psychologiques ou religieuses sur le comportement des hommes, les situations juridiques ou politiques dans lesquelles ils sont enfermés, les cadres de regroupement qui les abritent, la liberté et la puissance, la richesse et le pouvoir. La marche générale du récit entraîne le lecteur dans le tableau d'un monde en pleine évolution qui établît inexorablement de nouvelles règles, au fondement de notre " civilisation " européenne.
Si de nos jours le travail est une valeur, il en va tout autrement au Moyen Age. L?oisiveté, loin d?être blâmée, y est « sainte », digne d?estime voire d?admiration, à l?exemple du moine voué à la prière. Le négoce est « vulgaire et impie », quant au « travail », le mot n?existe pas avant le xvie siècle. Travailler est une punition, celle que le créateur infligea au premier couple après la Faute. Cette malédiction est confirmée par la pratique de l?esclavage, puis du servage: ceux qui travaillent au profit des autres sont des êtres asservis. Avilissant, forcé, le travail va progressivement apparaître, aux yeux des chrétiens, comme une occasion de rachat. Il faut attendre l?an mil environ pour que le travail devienne une forme d?obéissance naturelle au créateur. A travers cette vaste fresque des métiers, des statuts et des gestes ? du laboureur à l?homme de plume, du chevalier à la femme au travail ? ce livre restitue l?ensemble des structures de la société médiévale.
Revue de presse La méthode de Robert Fossier est originale, critique et virtuose. Pour décrire les gens d'en bas, il regarde de haut. Car Ces gens du Moyen Age sont des gens comme nous, confrontés au monde, inquiétant, des gens fragiles que la maladie guette et que la mort effraie. Comme nous, ils traversent les âges de la vie, ils perçoivent le temps, ils nourrissent leur corps, ils vivent en famille et survivent en société... Rien n'est plus éclairant, alors, que de saisir le particulier médiéval en l'enchâssant dans le général de la condition humaine. Robert Fossier y excelle. Nombre de poncifs tombent et l'on s'avise que nos temps modernes ne sont pas en reste pour ce qui est de «la violence, de l'anarchie ou de l'inculture»... Robert Fossier entend déjà - sur ces points de doctrine comme sur sa manière de «mêler les siècles» - les «protestations». La corporation s'en chargera. Quant aux lecteurs, vous et moi, ils ne peuvent qu'être éblouis par cette science maîtrisée d'un monde redécouvert et qui nous reste si proche. (Marc Riglet - Lire, avril 2007 )«Je suis convaincu que l'homme médiéval, c'est nous.» En concluant son nouvel essai sur les «gens du Moyen Âge», le grand médiéviste Robert Fossier se livre : y aurait-il, derrière les poussières du temps, une similitude entre l'homme du XIe siècle et celui du XXIe siècle ? Ne sont-ils pas tous deux désireux d'aimer, de manger, de dormir, de rire ou de se protéger des affres du temps et de la maladie, etc. Fort de cette évidence, l'auteur scrute à travers son livre la vie quotidienne d'un homme que la grande Histoire néglige généralement. L'historien connaît ou croit tout connaître du chevalier, du seigneur ou du prélat. Mais l'homme de tous les jours échappe souvent à son étude. Robert Fossier tente de combler cette lacune en partant à sa recherche, mobilisant ses confrères médiévistes. (Jacques de Saint Victor - Le Figaro du 17 mai 2007 ) --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Dès sa parution en 1960, le Dictionnaire encyclopédique de la Bible (DEB) s'est révélé un outil indispensable au bibliste francophone. L'édition de 1987 qui a rencontré d'emblée un vif succès a été vendue à plus de 15.000 exemplaires et a été traduite en plusieurs langues. Profondément remanié en 1987 sous la direction du Centre Informatique et Bible (Maredsous, Belgique), le Dictionnaire encyclopédique de la Bible méritait une nouvelle mise à jour pour son 15e anniversaire. La recherche a en effet beaucoup progressé: approches nouvelles, reconsidération d'anciennes théories (notamment sur le Pentateuque), accroissement de la bibliographie. La présente édition révisée et augmentée, réalisée avec l'aide des spécialistes du domaine, ajoute plusieurs articles nouveaux (analyse narrative; rhétorique; approches canonique, féministe, libérationiste, psychanalytique, statistique, symbolique, théologique...) et apporte plus de 3.500 titres bibliographiques nouveaux se rapportant à plus de 500 articles différents, classés dans un ordre chronologique. Cet outil doit aider efficacement la communauté biblique et scientifique francophone comme il l'a fait durant ces 15 dernières années.