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Ces gens du Moyen Age
Fossier Robert
PLURIEL
11,45 €
Épuisé
EAN :9782818500798
Revue de presse La méthode de Robert Fossier est originale, critique et virtuose. Pour décrire les gens d'en bas, il regarde de haut. Car Ces gens du Moyen Age sont des gens comme nous, confrontés au monde, inquiétant, des gens fragiles que la maladie guette et que la mort effraie. Comme nous, ils traversent les âges de la vie, ils perçoivent le temps, ils nourrissent leur corps, ils vivent en famille et survivent en société... Rien n'est plus éclairant, alors, que de saisir le particulier médiéval en l'enchâssant dans le général de la condition humaine. Robert Fossier y excelle. Nombre de poncifs tombent et l'on s'avise que nos temps modernes ne sont pas en reste pour ce qui est de «la violence, de l'anarchie ou de l'inculture»... Robert Fossier entend déjà - sur ces points de doctrine comme sur sa manière de «mêler les siècles» - les «protestations». La corporation s'en chargera. Quant aux lecteurs, vous et moi, ils ne peuvent qu'être éblouis par cette science maîtrisée d'un monde redécouvert et qui nous reste si proche. (Marc Riglet - Lire, avril 2007 )«Je suis convaincu que l'homme médiéval, c'est nous.» En concluant son nouvel essai sur les «gens du Moyen Âge», le grand médiéviste Robert Fossier se livre : y aurait-il, derrière les poussières du temps, une similitude entre l'homme du XIe siècle et celui du XXIe siècle ? Ne sont-ils pas tous deux désireux d'aimer, de manger, de dormir, de rire ou de se protéger des affres du temps et de la maladie, etc. Fort de cette évidence, l'auteur scrute à travers son livre la vie quotidienne d'un homme que la grande Histoire néglige généralement. L'historien connaît ou croit tout connaître du chevalier, du seigneur ou du prélat. Mais l'homme de tous les jours échappe souvent à son étude. Robert Fossier tente de combler cette lacune en partant à sa recherche, mobilisant ses confrères médiévistes. (Jacques de Saint Victor - Le Figaro du 17 mai 2007 ) --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Si de nos jours le travail est une valeur, il en va tout autrement au Moyen Age. L?oisiveté, loin d?être blâmée, y est « sainte », digne d?estime voire d?admiration, à l?exemple du moine voué à la prière. Le négoce est « vulgaire et impie », quant au « travail », le mot n?existe pas avant le xvie siècle. Travailler est une punition, celle que le créateur infligea au premier couple après la Faute. Cette malédiction est confirmée par la pratique de l?esclavage, puis du servage: ceux qui travaillent au profit des autres sont des êtres asservis. Avilissant, forcé, le travail va progressivement apparaître, aux yeux des chrétiens, comme une occasion de rachat. Il faut attendre l?an mil environ pour que le travail devienne une forme d?obéissance naturelle au créateur. A travers cette vaste fresque des métiers, des statuts et des gestes ? du laboureur à l?homme de plume, du chevalier à la femme au travail ? ce livre restitue l?ensemble des structures de la société médiévale.
Résumé : Dans aucune civilisation l'étude de la société ne peut se concevoir sans appel à tous les secteurs de l'activité humaine : l'économie, les structures politiques, la vie quotidienne, les formes de la pensée, la spiritualité, les modes d'expression sont des faits de société. S'il se trouve, en outre, que la société étudiée est étroitement dépendante de l'économique et du spirituel, comme c'était le cas pour l'Occident chrétien, il est inévitable que son étude prenne un caractère synthétique et global. Cet ouvrage s'efforce d'embrasser toutes les formes de la vie collective où se décèlent les éléments publics ou privés qui soutiennent la marche de la société sur la vaste aire chronologique qui va des premiers fléchissements de l'autorité romaine jusqu'à l'explosion des temps " modernes " en plein XVIe siècle. On rencontrera ainsi les problèmes soulevés par les structures de la famille, les conditions de l'habitat et de la vie de tous les jours, l'emprise des réactions psychologiques ou religieuses sur le comportement des hommes, les situations juridiques ou politiques dans lesquelles ils sont enfermés, les cadres de regroupement qui les abritent, la liberté et la puissance, la richesse et le pouvoir. La marche générale du récit entraîne le lecteur dans le tableau d'un monde en pleine évolution qui établît inexorablement de nouvelles règles, au fondement de notre " civilisation " européenne.
Professeur d?histoire contemporaine à l?Université de Paris-Sorbonne, spécialiste des relations internationales, membre de l?Institut, Georges-Henri Soutou est l?auteur de nombreux ouvrages.Le conflit Est-Ouest a dominé le monde depuis la Seconde guerre mondiale jusqu?à la chute du Mur de Berlin. Ce livre en retrace l?histoire et en corrige la vision parfois sommaire que nous en avons retenue. Ce fut un conflit global, tout à la fois idéologique, politique, militaire et même parfois territorial: car la « guerre froide » ouvrit aussi des fronts « chauds », même s?ils furent circonscrits. Elle ne dégénéra toutefois jamais en confrontation ouverte, et connut des moments d?accalmie prolongés, voire de détente. C?est que ce conflit n?a jamais visé à anéantir l?adversaire, mais à le contraindre à changer. En outre, le pacte conclut entre les grandes puissances au lendemain de la victoire sur l?Allemagne nazie fut un profond facteur de stabilité, en Europe notamment. L?effondrement interne de l?un des deux adversaires apporta une conclusion rapide et imprévue par chacun des acteurs à ce conflit.Cet ouvrage est paru en première édition chez Fayard en 2001 sous le titre La Guerre de cinquante ans. Les relations Est-Ouest.1943-1990.Cet ouvrage est paru en première édition chez Fayard en 2001 sous le titre La Guerre de Cinquante Ans, Les relations Est-Ouest, 1943-1990.
Les douze récits qui constituent cet essai portent tous sur le secret de filiation. Ce sont des histoires vraies. On y voit le jeu des désirs qui se transmettent et s'affrontent, les forces inconscientes qui, à travers l'arbre généalogique, font et défont leurs faisceaux d'amour et de haine. Pourquoi tant de mensonges et tant de souffrances autour du secret ? On part ici à la recherche de dissimulations hideuses et de tromperies sordides, on découvre l'implacable répétition des incestes et des fautes, et on comprend les terreurs qui, dans l'obscurité féroce de la vie familiale, ont saisi les héros de ces histoires... Comme dans une enquête policière.
Biographie de l'auteur Frans de Waal est l'un des plus éminents éthologues et primatologues actuels. Il est professeur en éthologie des primates au département de psychologie de l'Université d'Emory à Atlanta et directeur du Living Links Center au Yerkes National Primate Research Center. Il est l'auteur de nombreux ouvrages traduits en français dont La Politique du chimpanzé (Odile Jacob, 1995), Bonobos, le bonheur d'être singe (Fayard, 1999), L'Age de l'empathie (Les Liens qui Libèrent, 2010).
Une psychanalyste à l'écoute de familles marquées par l'arrivée d'un enfant handicapé. A travers de nombreux témoignages, elle aborde sans détours les questions cruciales soulevées par ces situations singulières et douloureuses: la différence, l'exclusion et l'éthique.
L'histoire coloniale et postcoloniale fait aujourd'hui débat dans la société française, comme en témoignent les polémiques sur la torture en Algérie, la place de l'histoire coloniale dans le récit national ou la question spécifique des immigrations postcoloniales. Or, l'objet des Postcolonial Studies, c'est précisément de relire l'histoire coloniale et postcoloniale en cherchant à saisir comment la colonisation a profondément affecté les sociétés colonisées, mais aussi les anciennes métropoles et, au-delà, l'ensemble de l'Occident. Comment s'enracine le racisme colonial, dans les colonies et dans les métropoles, et quelles en sont les conséquences contemporaines ? Les rapports géopolitiques et économiques, déjà inégaux durant la colonisation, se reproduisent-ils ? Comment la " rencontre coloniale " a-t-elle provoqué, au-delà de la domination, le métissage des cultures et bouleversé l'identité des hommes ? Nicolas Bancel propose d'explorer, parmi d'autres, ces questions, en s'appuyant sur des exemples concrets, tout en éclairant les idées développées par les Postcolonial Studies.
Apparue dès l'Antiquité, la peste a ravagé l'Orient et l'Occident jusqu'au XVIIIe siècle. Aucun fléau n'a à ce point terrifié les hommes, convaincus de voir se déchaîner la colère divine. Serait-elle désormais un mal connu, révolu, endigué? Loin de là. La dernière pandémie a sévi de 1894 à 1945, dévastant l'Inde, ravageant des terres nouvelles et jusqu'aux ports d'Europe. Elle nous est familière depuis un roman de Fred Vargas, Pars vite et reviens tard, et sa référence à la "peste des chiffonniers", qui tua trente-quatre personnes à Paris en 1920. Aujourd'hui encore, la menace est présente et la lutte continue. Or, la controverse sur les vecteurs de l'épidémisation divise les spécialistes. Quelle est la responsabilité du rat, de la puce et de l'homme ? Faisant appel à la médecine comme à l'histoire, à l'entomologie comme à l'archéologie, Frédérique Audoin-Rouzeau mène une enquête scientifique rigoureuse et exaltante.
Résumé : "On ne peut résoudre la question juive indépendamment de la révolution prolétarienne mondiale." -Abram Léon, 1942. Depuis le début du vingt-et- unième siècle, le venin anti-sémite et les attaques violentes contre les Juifs ont commencé a se propager. Il ne s'agit pas d'une aberration historique. Ce qui les alimente, ce sont la crise actuelle du capitalisme et l'éclatement de "l'ordre" impérialiste issu de la seconde guerre mondiale, qu'on appelle "globalisation" depuis quelques décennies. A chaque tournant de l'histoire, depuis l'Antiquité et le féodalisme jusqu'à la montée du capitalisme et, depuis un siècle, l'agonie de l'impérialisme, les Juifs ont été victimes de persécutions. Y compris lors du génocide qu'Hitler appelait froidement la "solution finale". Pourquoi la haine des Juifs continue-t-elle à montrer son visage hideux ? Quelles en sont les racines de classe ? Pourquoi n'y a-t-il "pas de solution à la question juive sous le capitalisme, ni de solution aux autres problèmes auxquels fait face l'humanité", sans luttes révolutionnaires qui nous transforment à mesure que nous luttons pour transformer notre monde ?
Le charme discret de l'aristocratie. Qu'est-ce que la noblesse et comment peut-elle encore transmettre l'héritage culturel des vieilles dynasties qui l'incarnent ? Telles sont les questions auxquelles ce livre s'efforce de répondre en proposant d'abord une analyse des principes, des traditions et des comportements qui, dans le passé, ont construit l'identité nobiliaire. Il explique la classification de la noblesse, fruit de la diversité de ses origines, ainsi que ses contours juridiques imposés par la monarchie. Puis il retrace les grandes étapes de son histoire, des bâtisseurs de forteresses à la cour de Louis XIV, des salons des Lumières à la Terreur, de l'épopée napoléonienne au XXe siècle. La perte de toute incarnation institutionnelle n'a pas enlevé à la noblesse son importance sociologique ni sa place dans l'inconscient et l'imaginaire collectifs. Eric Mension-Rigau étudie les capacités de la noblesse à transmettre son identité, à maintenir sa stabilité sociale et à diffuser une énergie créatrice alors que les changements structurels, politiques et économiques ne cessent d'engendrer de nouvelles formes de stratification.