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La France et l'OTAN depuis 1989
Forcade Olivier ; Tramond Olivier
SUP
9,90 €
Épuisé
EAN :9791023107470
A travers les contributions d'universitaires, de diplomates et d'anciens chefs militaires français, cet ouvrage collectif examine les relations de la France à l'OTAN, depuis 1989 et la sortie de la guerre froide jusqu'au conflit russo-ukrainien initié en 2022. Plus vieille alliée des Etats-Unis depuis la guerre d'indépendance américaine au XVIIIe siècle, la France n'a cessé d'interroger l'avenir de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), bien qu'ayant quitté son commandement intégré en 1966. Depuis la fin de la guerre froide, la sécurité en Europe irrigue le dialogue stratégique et diplomatique sur le futur de l'Alliance atlantique entre les Européens et les Américains, non sans divergences. C'est ainsi la voie propre d'une défense de l'Europe par elle-même qui orchestre le débat transatlantique - et entre Européens - à l'heure du conflit russo-ukrainien initié en 2014. Pendant que ses voisins plébiscitent majoritairement la dynamique atlantique, la France fait de l'européanisation de celle-ci l'un des fils conducteurs de sa politique étrangère depuis 1991. En ex-Yougoslavie de 1992 à 1995, au Kosovo en 1999, en Afghanistan de 2002 à 2012, la France a pris part à des missions de l'OTAN, jusqu'à son retour dans le commandement intégré en 2009. L'étude des années 1989-2022 permet d'éclairer les étapes et les interrogations de la voie française dans l'Alliance atlantique, dont débattent ici diplomates, militaires, historiens et juristes.
Ce livre est le fruit des actes du colloque organisé par l'Académie du renseignement. Les interventions d'une vingtaine de participants, responsables publics, praticiens du droit, universitaires sont réparties autour de quatre grandes questions intéressant le droit du renseignement. Il s'est agi d'examiner les conditions historiques de l'émergence d'une communauté du renseignement et l'affirmation d'un environnement juridique et légal des activités de renseignement en France depuis 1991 (I). Cette évolution s'est accélérée depuis 2007 et a conduit la France à légiférer. Le contexte des attentats de 2015 et 2016 a renforcé les évolutions engagées, leur donnant légitimité et reconnaissance devant l'opinion publique (2). Dans une démocratie, l'Etat de droit conduit à penser et à mettre en oeuvre des cadres et des contrôles des activités de renseignement, aussi bien internes qu'externes par des autorités administratives, d'une part, et par le Parlement d'autre part (3). Enfin, le droit du renseignement s'épanouit dans le cadre de politiques publiques établies au plan domestique, en vue de répondre aux enjeux de sécurité et de défense nationale, mais également dans les relations avec les alliés et les différents Etats sur la scène internationale (4).
En 1942, en plein conflit mondial, un professeur américain de relations internationales d'origine néerlandaise développe les théories censées fonder la domination de Washington sur le monde d'après-guerre. Nicholas John Spykman, que les historiens surnomment " l'inspirateur du containment ", partage avec Kennan la réputation d'avoir inspiré la " doctrine Truman ", qui organise la stratégie américaine de l'endiguement anticommuniste à partir de 1947. Le réalisme cru de cet " élève de Machiavel ", accusé d'être la voix " de la destruction et du nihilisme ", lui vaudra d'intenses critiques. Ce célèbre théoricien, ancien agent secret néerlandais, éminent professeur de Yale et premier des " géopoliticiens " américains, passé de la sociologie interactionnelle à la politique internationale, méritait-il ces jugements ? Jusqu'ici, nul - y compris aux Etats-Unis - ne s'était penché sur son parcours réel, en interrogeant l'ensemble de ses écrits. Cet ouvrage comble ce vide en révélant l'histoire de la fascination-répulsion qui marqua la réception des théories géopolitiques allemandes aux Etats-Unis, des prémisses de la Seconde Guerre mondiale au déclenchement de la Guerre froide. Quelles furent les conséquences de cette " greffe intellectuelle " ? La " géopolitique " telle que la pensait Spykman a-t-elle réellement eu une influence sur la manière dont la Guerre froide a été menée ? Inattendue, la conclusion à laquelle parvient cette biographie intellectuelle inédite ouvre la voie à une réévaluation de la période cruciale de l'entre-deux-guerres, qui vit les Etats-Unis accéder au rang de première puissance mondiale.
L'espionnage et le contre-espionnage français plongent leurs racines dans une histoire du secret d'État. L'autorité politique dans l'entre-deux-guerres feint souvent d'ignorer l'existence des services spéciaux, balaie leur rôle réel et dénonce leurs responsabilités dans les échecs de la politique. Cette étude veut justement apprécier le poids du renseignement en matière de sécurité nationale et montrer que l'espionnage est une activité réglementée dans les administrations de l'État. Un espionnage économique nouveau se met par ailleurs en place, conséquence de la Grande Guerre. Celle-ci débouche en effet sur des rivalités économiques exacerbées après 1919, sous-tendues par la question des réparations de guerre. Cette situation se double bientôt d'une multiplication d'affaires de renseignement commercial et financier. La France a-t-elle utilisé ses services spéciaux militaires dans ses relations extérieures? Équilibrer la balance des puissances et des alliances par des coopérations secrètes fut une tentation constante. Et la guerre secrète avec l'Allemagne et l'URSS est l'un des fils conducteurs de cette histoire. L'auteur revient sur "la défaillance" du renseignement dans les années 1930, mais aussi sur les années 1920, moins traitées par les historiens et pourtant cruciales pour l'avenir.
Résumé : Espionnage, secret d'Etat, action clandestine : alors même que la transparence est à l'ordre du jour, il subsiste une part secrète de l'action de l'Etat et du fonctionnement des sociétés contemporaines. Ce n'est pas seulement de la face voilée de l'action étatique ou humaine que ce livre entend parler, mais de toute une économie secrète de l'action privée et de la décision publique, justifiée par l'intérêt national ou individuel, dans l'ordre de la politique, de la diplomatie et du commerce. Cet ouvrage cherche à retracer les étapes de l'émergence et de l'installation, au c?ur des Etats, d'une fonction du renseignement dont les sociétés contemporaines ne peuvent plus se défaire. Reposant sur l'apport des travaux de recherche les plus récents, il n'est pas seulement une synthèse sur le secret dans le monde contemporain mais une réflexion sur l'apport du renseignement à la compréhension des sociétés de notre temps.
Tout en montrant la nouveauté radicale du bolchevisme, et les techniques de Staline pour faire régner sa tyrannie, ce livre fait ressortir les continuités de l'histoire russe et ses constantes (idéologie, pratiques du pouvoir, place et influence de l'empire, conceptions et méthodes de politique étrangère, utilisation de la propagande). L'ouverture des archives de l'URSS et leur abondance a enrichi la connaissance de ce monde autrefois fermé et rend indispensables certaines clés de compréhension : elles faciliteront aussi l'abord de la Russie post-communiste et son passé difficile à surmonter.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...