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La République secrète. Histoire des services spéciaux français de 1918 à 1939
Forcade Olivier
NOUVEAU MONDE
27,40 €
Épuisé
EAN :9782847362299
L'espionnage et le contre-espionnage français plongent leurs racines dans une histoire du secret d'État. L'autorité politique dans l'entre-deux-guerres feint souvent d'ignorer l'existence des services spéciaux, balaie leur rôle réel et dénonce leurs responsabilités dans les échecs de la politique. Cette étude veut justement apprécier le poids du renseignement en matière de sécurité nationale et montrer que l'espionnage est une activité réglementée dans les administrations de l'État. Un espionnage économique nouveau se met par ailleurs en place, conséquence de la Grande Guerre. Celle-ci débouche en effet sur des rivalités économiques exacerbées après 1919, sous-tendues par la question des réparations de guerre. Cette situation se double bientôt d'une multiplication d'affaires de renseignement commercial et financier. La France a-t-elle utilisé ses services spéciaux militaires dans ses relations extérieures? Équilibrer la balance des puissances et des alliances par des coopérations secrètes fut une tentation constante. Et la guerre secrète avec l'Allemagne et l'URSS est l'un des fils conducteurs de cette histoire. L'auteur revient sur "la défaillance" du renseignement dans les années 1930, mais aussi sur les années 1920, moins traitées par les historiens et pourtant cruciales pour l'avenir.
Objet de fantasmes et intarissable source de fictions, le renseignement recouvre une réalité complexe, longtemps ignorée et presque toujours méprisée. Depuis deux décennies, les historiens français s'attachent à l'écrire dans la longue durée, au-delà des anecdotes et des affaires, pour essayer d'en comprendre l'essentiel — qu'il s'agisse de la politique, de la guerre ou de l'Etat. Cet ouvrage réunissant les études d'historiens, de politistes et d'archivistes fait le point sur les archives ouvertes et les chantiers en cours qui constituent une approche française de l'espionnage et des jeux d'information, depuis le XVIIe siècle jusqu'à nos jours. On y découvre le rôle des acteurs publics et privés en France et à l'étranger, ainsi que la dynamique de la recherche française dans le domaine du renseignement. Dans le secret du pouvoir est la synthèse de référence sur le sujet, établie pur les meilleurs spécialistes.
Forcade Olivier ; Dubois Mathieu ; Grossmann Johan
Sait-on que les évacuations de population ont une histoire longue en Europe depuis le XXe siècle, dont les racines plongent dans les deux guerres mondiales ? En septembre 1939, près de deux millions de Français et d'Allemands furent ainsi évacués préventivement par leurs Etats des zones frontalières de l'Alsace et de la Moselle côté français, et de la Sarre, du Palatinat et du pays de Bade côté allemand. Cette migration forcée ouvre la série des grands déplacements de population qui marquèrent l'histoire de l'Europe durant et au lendemain de la seconde guerre mondiale. Pour l'Allemagne nazie, elle constitue le laboratoire des déportations ultérieures de populations indésirables. Pour la France républicaine, elle préfigure les flots incontrôlables de l'exode de 1940. Dans les deux cas, les régimes ont dû faire face à la difficulté d'évacuer les zones de départ, mais également d'accueillir et de reloger ces populations dans des régions plus éloignées des frontières. Les Etats et les différents acteurs sociaux et humanitaires durent s'adapter à des problématiques nouvelles à cette échelle, telles que le convoyage de centaines de milliers d'individus, l'accueil et l'assistance aux réfugiés, la relocalisation industrielle, le dédommagement et les réquisitions. Bouleversant les pratiques et la vie quotidienne des populations et confrontant des cultures régionales très différentes, cet épisode devait laisser des traces durables dans la mémoire des régions de départ et d'accueil comme de la nation française, mais aussi dans les pratiques de la gestion publique des populations à l'heure de la nécessaire solidarité nationale, tant en Allemagne qu'en France. Résultat de quatre années de recherches d'un programme franco-allemand financé par l'Agence nationale de la recherche et la Deutsche Forschungsgemeinschaft, cet ouvrage redonne à cet événement largement méconnu toute son importance fondatrice dans l'histoire des cultures de guerre et des migrations de population : les évacués de 1939-1940 constituaient le dernier groupe à devoir être étudié après les émigrés, les exilés, les réfugiés, les déportés et les prisonniers des conflits du XXe siècle.
Si le réfugié est apparu comme une figure essentielle dans les relations internationales au XXe siècle, c'est depuis l'époque moderne que les guerres ont provoqué d'importants mouvements de population dans l'espace européen. C'est à ces " réfugiés de guerre " que le Centre d'histoire des sociétés, des sciences et des conflits de l'université de Picardie a consacré un colloque, tenu à Amiens en mars 2007. Ce volume rassemble les recherches d'historiens, de sociologues, de géographes et de juristes présentées à cette occasion. A partir d'échelles d'analyse variées, la démarche engagée offre des études de cas inédites pour saisir l'histoire des refuge, des réfugiés et des exodes qui ont touché les populations d'Europe occidentale, comme d'Europe centrale et orientale, entre le XVIe et le XXe siècle. Mêlant histoire politique, sociale et culturelle, ce livre éclaire ainsi un pan trop souvent délaissé des catastrophes humaines qui surviennent avec les guerres en Europe.
Game of Thrones : un roman-fleuve, une série télévisée haletante, et surtout... un succès planétaire. Derrière la fresque cruelle et fantastique imaginée par George R.R. Martin et enrichie par les scénaristes, se cachent de multiples références à notre histoire. De l'Antiquité à la Seconde Guerre mondiale, le passé est source d'inspiration inépuisable de la saga. Aviez-vous remarqué que le Titan de Braavos ressemblait étrangement au colosse de Rhodes ? la bataille de la Néra, au siège de Constantinople ? Saviez-vous que Cersei Lannister tenait de Catherine de Médicis ? Lieux, événements, personnages, Cédric Delaunay scrute ici avec sagacité clins d'oeil implicites et explicites.Véritable vade-mecum de l'univers Game of Thrones, cet ouvrage richement illustré est une invitation à plonger dans les pages les plus tumultueuses de notre histoire.
James Bond ne doit pas seulement son succès à sa prestance, son courage, ses gadgets, ni même aux ravissantes Girls qui l'entourent ; il le doit aussi à ses dialogues. Percutants, incisifs, surprenants, ils constituent un festival de mots d'esprit et de références en tous genres. Capable de piques volontairement réactionnaires ou misogynes, 007 sait aussi faire preuve d'autodérision, tout en restant attaché à son métier et à son pays. Voilà ce que révèle cet ouvrage, le premier du genre à analyser les dialogues de Bond, de ses comparses et de ses ennemis. Une plongée à la fois pertinente et réjouissante révélant au passage les nombreuses références littéraires, historiques, politiques... d'un James Bond plus cultivé qu'il n'y paraît. Philippe Durant est l'auteur, chez Nouveau Monde éditions, du Petit Audiard et du Petit Gabin illustrés par l'exemple, du Petit Audiard inédit. Il a également publié un ouvrage sur Les James Bond Girls (Dreamland) et a coécrit une biographie sur Ursula Andress ! Amoureux des mots, il livre ici les petits bijoux issus des dialogues acérés, du premier au dernier James Bond, Spectre, sorti en 2015.
Rares sont les chefs de guerre qui ont suscité autant de ferveur et de haine, recueilli autant d'honneurs et provoqué autant de controverses que le général George Patton. Chef de la légendaire Troisième Armée, Patton est souvent décrit comme un leader tyrannique et mégalomaniaque, flirtant parfois avec la folie. Les archives et notes personnelles du général permettent d'en brosser un portrait bien plus nuancé. Elles éclairent d'abord la période la moins connue de la vie de Patton - son enfance, son séjour à West Point, la traque de Pancho Villa et les batailles de 1917 dans la Somme et en Champagne. Puis, on entre de plain-pied dans les opérations de la Seconde Guerre mondiale : la Tunisie, la Sicile, la France et l'Allemagne. Ses notes, lettres et journaux intimes permettent de suivre ses pensées et impressions jour après jour, ses "coups de gueule" autant que son génie tactique. Ces documents nous donnent accès à un être bien plus complexe qu'on l'imagine, tourmenté par le doute, exalté par la guerre et toujours volontaire pour aller au combat.
Réédités pour la première fois depuis leur parution en 1958, ces Mémoires du maréchal Montgomery racontent l'ensemble de sa carrière militaire, depuis ses débuts dans l'armée coloniale en Inde jusqu'à la victoire contre le nazisme et l'entrée dans la guerre froide. C'est pendant la retraite de Dunkerque que son génie militaire se révèle dans toute sa dimension, avant que ses campagnes victorieuses en Afrique du Nord puis en Italie ne lui assurent la postérité. La fin de sa carrière fut plus contrastée, "Monty" ne parvenant pas à s'imposer dans les méandres politiques d'après-guerre. D'une franchise confinant parfois à la brutalité, ce récit dévoile un officier orgueilleux, plus proche de ses hommes que des hautes sphères politiques et militaires. Il valut à son auteur de se brouiller avec Eisenhower, accusé d'avoir inutilement prolongé la guerre d'une année. C'est aussi dans ces Mémoires que le maréchal Montgomery a exposé sa conception du leadership, texte aujourd'hui encore lu et enseigné dans les écoles militaires du monde entier.