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Exils intérieurs. Les évacuations à la frontière franco-allemande (1939-1940)
Forcade Olivier ; Dubois Mathieu ; Grossmann Johan
SUP
26,00 €
Épuisé
EAN :9791023105735
Sait-on que les évacuations de population ont une histoire longue en Europe depuis le XXe siècle, dont les racines plongent dans les deux guerres mondiales ? En septembre 1939, près de deux millions de Français et d'Allemands furent ainsi évacués préventivement par leurs Etats des zones frontalières de l'Alsace et de la Moselle côté français, et de la Sarre, du Palatinat et du pays de Bade côté allemand. Cette migration forcée ouvre la série des grands déplacements de population qui marquèrent l'histoire de l'Europe durant et au lendemain de la seconde guerre mondiale. Pour l'Allemagne nazie, elle constitue le laboratoire des déportations ultérieures de populations indésirables. Pour la France républicaine, elle préfigure les flots incontrôlables de l'exode de 1940. Dans les deux cas, les régimes ont dû faire face à la difficulté d'évacuer les zones de départ, mais également d'accueillir et de reloger ces populations dans des régions plus éloignées des frontières. Les Etats et les différents acteurs sociaux et humanitaires durent s'adapter à des problématiques nouvelles à cette échelle, telles que le convoyage de centaines de milliers d'individus, l'accueil et l'assistance aux réfugiés, la relocalisation industrielle, le dédommagement et les réquisitions. Bouleversant les pratiques et la vie quotidienne des populations et confrontant des cultures régionales très différentes, cet épisode devait laisser des traces durables dans la mémoire des régions de départ et d'accueil comme de la nation française, mais aussi dans les pratiques de la gestion publique des populations à l'heure de la nécessaire solidarité nationale, tant en Allemagne qu'en France. Résultat de quatre années de recherches d'un programme franco-allemand financé par l'Agence nationale de la recherche et la Deutsche Forschungsgemeinschaft, cet ouvrage redonne à cet événement largement méconnu toute son importance fondatrice dans l'histoire des cultures de guerre et des migrations de population : les évacués de 1939-1940 constituaient le dernier groupe à devoir être étudié après les émigrés, les exilés, les réfugiés, les déportés et les prisonniers des conflits du XXe siècle.
Résumé : Lorsque la guerre éclate en août 1914, la France, comme les autres belligérants, met en place une nouvelle organisation, à la fois administrative et juridique. Celle-ci a d'abord pour but le contrôle de la fabrication et de la diffusion de l'information diplomatique et militaire à destination des Français, de ses alliés et de ses adversaires. Pensées pour une guerre que l'on croit courte, ces dispositions s'étendent ensuite à toute forme d'information, notamment politique. L'affaire de L'Homme libre, journal fondé en 1913 par Clemenceau, censuré et réédité sous le titre de L'Homme enchaîné, ne fera qu'intensifier ce contrôle que l'on ose aujourd'hui qualifier de censure. Envahissante, politique, généralisée, la censure s'établit, et avec elle, l'opinion démocratique disparaît. L'histoire des censeurs embrasse les presque cinq ans de guerre, au-delà de l'armistice de 1918. Leur activité s'abat d'abord sur les domaines de la chanson, la presse, l'édition, la vie des formations politiques et syndicales, etc. Elle se déploie ensuite, touchant l'ensemble de la vie publique : depuis les arts vivants jusqu'au front, et aux régions militaires de l'arrière.
Ce livre rassemble les actes du colloque internationnal organisé par l'Académie du renseignement à l'Ecole militaire le 26 novembre 2014, sous la direction scientifique des professeurs Olivier Forcade de l'Université Paris IV-Sorbonne et Maurice Vaïsse de l'Institut d'études politiques de Paris. Il expose largement les enjeux et problématiques de l'espionnage et du renseignement lors du premier conflit mondial : ses structures et ses acteurs de chaque côté du front, mais aussi les innovations technologiques, organisationnelles et certaines aventures humaines emblématiques. Membre de la communauté française du renseignement , l'Académie du renseignement concourt à la formation du personnel des services du renseignement placés sous l'autorité des ministres chargés de la Sécurité intérieure, de la Défense, de l'Economie et du Budget. Elle a également pour mission de contribuer à la diffusion de la culture du renseignement, en proposant notamment des actions de sensibilisation destinées à différents publics. En 2014, elle a ainsi organisé ce colloque public en partenariat avec la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) du ministère des Armées.
L'espionnage et le contre-espionnage français plongent leurs racines dans une histoire du secret d'État. L'autorité politique dans l'entre-deux-guerres feint souvent d'ignorer l'existence des services spéciaux, balaie leur rôle réel et dénonce leurs responsabilités dans les échecs de la politique. Cette étude veut justement apprécier le poids du renseignement en matière de sécurité nationale et montrer que l'espionnage est une activité réglementée dans les administrations de l'État. Un espionnage économique nouveau se met par ailleurs en place, conséquence de la Grande Guerre. Celle-ci débouche en effet sur des rivalités économiques exacerbées après 1919, sous-tendues par la question des réparations de guerre. Cette situation se double bientôt d'une multiplication d'affaires de renseignement commercial et financier. La France a-t-elle utilisé ses services spéciaux militaires dans ses relations extérieures? Équilibrer la balance des puissances et des alliances par des coopérations secrètes fut une tentation constante. Et la guerre secrète avec l'Allemagne et l'URSS est l'un des fils conducteurs de cette histoire. L'auteur revient sur "la défaillance" du renseignement dans les années 1930, mais aussi sur les années 1920, moins traitées par les historiens et pourtant cruciales pour l'avenir.
Ce livre est le fruit des actes du colloque organisé par l'Académie du renseignement. Les interventions d'une vingtaine de participants, responsables publics, praticiens du droit, universitaires sont réparties autour de quatre grandes questions intéressant le droit du renseignement. Il s'est agi d'examiner les conditions historiques de l'émergence d'une communauté du renseignement et l'affirmation d'un environnement juridique et légal des activités de renseignement en France depuis 1991 (I). Cette évolution s'est accélérée depuis 2007 et a conduit la France à légiférer. Le contexte des attentats de 2015 et 2016 a renforcé les évolutions engagées, leur donnant légitimité et reconnaissance devant l'opinion publique (2). Dans une démocratie, l'Etat de droit conduit à penser et à mettre en oeuvre des cadres et des contrôles des activités de renseignement, aussi bien internes qu'externes par des autorités administratives, d'une part, et par le Parlement d'autre part (3). Enfin, le droit du renseignement s'épanouit dans le cadre de politiques publiques établies au plan domestique, en vue de répondre aux enjeux de sécurité et de défense nationale, mais également dans les relations avec les alliés et les différents Etats sur la scène internationale (4).
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "