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Nicholas John Spykman, l'invention de la géopolitique américaine. Un itinéraire intellectuel aux ori
Zajec Olivier ; Forcade Olivier
SUP
29,00 €
Épuisé
EAN :9782840509622
En 1942, en plein conflit mondial, un professeur américain de relations internationales d'origine néerlandaise développe les théories censées fonder la domination de Washington sur le monde d'après-guerre. Nicholas John Spykman, que les historiens surnomment " l'inspirateur du containment ", partage avec Kennan la réputation d'avoir inspiré la " doctrine Truman ", qui organise la stratégie américaine de l'endiguement anticommuniste à partir de 1947. Le réalisme cru de cet " élève de Machiavel ", accusé d'être la voix " de la destruction et du nihilisme ", lui vaudra d'intenses critiques. Ce célèbre théoricien, ancien agent secret néerlandais, éminent professeur de Yale et premier des " géopoliticiens " américains, passé de la sociologie interactionnelle à la politique internationale, méritait-il ces jugements ? Jusqu'ici, nul - y compris aux Etats-Unis - ne s'était penché sur son parcours réel, en interrogeant l'ensemble de ses écrits. Cet ouvrage comble ce vide en révélant l'histoire de la fascination-répulsion qui marqua la réception des théories géopolitiques allemandes aux Etats-Unis, des prémisses de la Seconde Guerre mondiale au déclenchement de la Guerre froide. Quelles furent les conséquences de cette " greffe intellectuelle " ? La " géopolitique " telle que la pensait Spykman a-t-elle réellement eu une influence sur la manière dont la Guerre froide a été menée ? Inattendue, la conclusion à laquelle parvient cette biographie intellectuelle inédite ouvre la voie à une réévaluation de la période cruciale de l'entre-deux-guerres, qui vit les Etats-Unis accéder au rang de première puissance mondiale.
La supraconductivité est l un des domaines de recherche les plus fascinants de la physique: à très basse température, certains matériaux se mettent à conduire le courant électrique sans pertes, et font léviter les aimants! Découverte il y a exactement 100 ans, elle a défrayé la chronique à la fin des années 1980 quand de nouvelles classes de matériaux « à haute température critique » ont vu le jour. Ces températures relatives « chaudes » ( 130 °C tout de même) laissaient entrevoir des applications inédites, tout en fragilisant l explication théorique admise jusque-là. La recherche a rebondi encore tout récemment, quand d étranges composés à base de fer se sont révélés supraconducteurs.Cet ouvrage propose la première introduction à cette énigme de la physique moderne. Il détaille la découverte de la supraconductivité, et l incroyable frénésie créatrice qui s est emparée des chercheurs pour en percer théoriquement les mécanismes, sans oublier les multiples applications, de l IRM aux trains à sustentation magnétique.
Karsenti Thierry ; Savoie-Zajc Lorraine ; Tardif M
Cet ouvrage constitue une introduction générale essentielle aux méthodes de recherche en éducation et un outil de référence incontournable, tant pour le praticien que pour l'étudiant-chercheur, qu'il soit au baccalauréat, à la maîtrise ou au doctorat. Tout comme dans les éditions précédentes, les thèmes retenus répondent à des besoins variés et sont structurés de façon à ce que le lecteur trouve facilement son chemin à travers les nombreuses perspectives adoptées par les auteurs, qui accordent une attention particulière aux enjeux d'ordre épistémologique et éthique - au coeur de toute démarche de recherche. Le lecteur sera amené à découvrir la fascinante aventure de la recherche en éducation, ainsi que les défis qui l'attendent, dont celui - fondamental de faciliter une plus grande collaboration entre praticiens et chercheurs. Cette quatrième édition comprend un nouveau chapitre sur la recherche ethnographique et un chapitre sur l'analyse des données qualitatives.
Un homme raconte une journée de son existence, alors qu'il n'est plus. Est-il mort, est-il simplement absent au monde ? Qu'importe, il accompagne son propre personnage à travers une après-midi, lors de laquelle il tente de renouer le dialogue avec une jeune femme, qu'il a quittée sans explication, et son père, un vieil homme avec lequel il n'a jamais réussi à communiquer. "Dans ce périple minuscule, qui devient un chemin du dévoilement, ou de réparation, des leurres s'effondrent, des mensonges prennent l'eau. Se dévoile la fausseté de l'amour, le leurre de l'amour du père et de la mère, du père amoureux d'une autre femme, et de la relation de notre homme et de cette femme qu'il n'a jamais su aimer non plus. Ou jamais pu. La crudité, la cruauté du réel, on pourrait s'y enfoncer, s'y perdre facilement. Et quelque chose, alors qu'on ne s'y attendait pas, vient tout sauver..." (Eugène Durif)
Zajec Olivier ; Antoni Jean-Philippe ; Foucher Mic
Résumé : Filtres des identités, garantes des souverainetés, à la fois ponts et forteresses, les frontières ne se limitent pas à un poste de douane ou une ligne de barbelés. Si elles existent, ce n'est pas seulement parce que les hommes les ont arbitrairement décrétées, mais surtout parce qu'elles permettent aux cultures humaines de concilier pacifiquement le local et le global, le spécifique et l'universel. 60 chapitres et des cartes inédites pour comprendre toute la complexité de cette notion de "limite", du "limes" romain du Ier siècle, jusqu'au mur israélien du XXIe, des remparts de Carcassone à Check Point Charlie, du fond des océans au silence des espaces intersidéraux.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.