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Prête-moi ton destin
Fodjo Roger
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782343198873
Un résident de Montréal nommé Zap prend son congé en décembre pour s'évader vers l'Amazonie afin de ne pas vivre le brouhaha du temps des fêtes. Lors de son passage à Kourou, il a quelque souci avec la police locale qui se lance à ses trousses et le pousse à se réfugier dans une cachette tout à fait insolite. Il se retrouve accidentellement dans l'espace où il rencontre la cosmonaute Miss Charleen qui le prend pour un extra-terrestre et tombe amoureuse de lui. Ils sont deux imposteurs qui se cachent l'un à l'autre des vérités personnelles. De retour sur Terre, les deux affrontent une persécution soutenue des rivaux qui les entraînent dans une fuite effrénée à travers plusieurs pays du globe. Cruellement tué en mer, Zap va même jusqu'au royaume des morts qui le refoulent et le renvoient à la vie. Pour finir, sa compagne et lui, capturés dans une jungle équatoriale et ramenés à Montréal, se retrouvent ainsi malgré eux au point zéro. Alors commence le grand déballage de l'imposture que chacun des personnages cache à l'autre et au lecteur.
Cyprien Ghezo, prince héritier de la couronne du Dahomey (actuel Bénin), poursuit ses études à la Sorbonne. Passionné d'histoire et d'art, il participe comme ouvrier à la rénovation d'un monument historique parisien. Cette descente dans les décombres le conduit sur les traces d'un crime horrible jadis commis par le Royaume de France sous l'Ancien Régime, et qui continue d'être maintenu secret de nos jours par la République française. La victime est un prince enlevé au Royaume du Dahomey et introduit à la cour de Louis XIV comme esclave. La découverte de Cyprien alarme les services secrets de la République qui veulent d'abord utiliser des méthodes discrètes pour l'empêcher d'accéder à la vérité. Mais son obsession le conduit bientôt à être la proie d'une véritable chasse à l'homme dans Paris.
Existe-t-il un malheur qui ne soit pas profitable ? C'est la question qui vient d'amblée à l'esprit quand on a parcouru ce livre, dont le contenu est l'illustration parfaite de ce proverbe français : "Le malheur des uns fait le bonheur des autres". Dans cet ouvrage, l'auteur s'est attelé à démontrer qu'un évènement, aussi triste et funeste qu'il puisse être, s'avère presque toujours être une belle occasion pour des gens d'assouvir leurs passions ou encore de réaliser des profits ou des ambitions. Fodjo Kadjo ABO reconnaît qu'il s'agit là d'un phénomène rendu inévitable et même nécessaire par les exigences de la vie moderne. "Aussi paradoxal que cela puisse paraître, nombreuses sont les personnes qui ont eu le bonheur d'avoir été malheureuses", écrit-il pour montrer que dans certaines circonstances, des malheurs sont profitables à ceux qu'ils frappent eux-mêmes. Le fait de profiter du malheur d'autrui n'a donc, en soi, rien de scandaleux. Ce qu'il déplore et dénonce, c'est la propension que des arrivistes ont à voir dans les évènements malheureux qui bouleversent leurs prochains des fonds de commerce qu'ils n'hésitent pas à exploiter avec avidité, au mépris de la loi, de la morale et de l'éthique. Dans une infinité de cas, leurs agissements ont pour des malheureux et la société des conséquences regrettables qui sont évoquées ici.
Que ne ferait-on pas pour du pognon ! est un pamphlet contre une société qui a fait de la quête d'argent un style de vie. Cet outil d'échanges, devenu objet de convoitise, semble, aujourd'hui, justifier à lui seul les crimes les plus crapuleux et toutes sortes de bassesses ! Rien n'est trop cruel ni trop dégradant pour gagner de l'argent ! Pour étayer cette thèse, illustrée par de nombreux exemples surprenants, Fodjo Kadjo ABO organise son essai autour de cinq thématiques : la vie, la dignité, la morale, le pouvoir et la religion. Il veut ainsi montrer que l'argent a corrompu la société jusque dans ses fondements. Par la force des choses, déplore l'auteur, l'argent est devenu le principal indicateur de réussite sociale, devant les valeurs traditionnelles de travail et d'honnêteté.
Le vent de la démocratie qui souffle sur la planète depuis les années 1990 avait suscité beaucoup d'espoirs chez les populations des pays en développement qui, dans leur immense majorité, aspiraient à un vrai changement. Près de deux décennies après le déclenchement de cet ouragan qui a entraîné de nombreux bouleversements, son bilan reste très mitigé. Que ce soit en Afrique ou en Asie et en Amérique du Sud, dans nombre de pays, opposants comme gouvernants ne jurent que par la démocratie pour arriver au pouvoir. Malheureusement, les premiers soutenus dans bien des cas par de grandes puissances lorsque les seconds deviennent indociles - usent de la violence pour arriver à leurs fins. Les gouvernements, alors soucieux du maintien de l'ordre et de leur pouvoir, n'hésitent pas à réprimer sévèrement leurs déstabilisateurs supposés. L'on se retrouve ainsi dans une situation où des acteurs prétendent tous lutter pour un même idéal et ne regardent pas dans la même direction. C'est ce paradoxe que l'auteur dénonce dans cet essai. Il déplore notamment que la démocratie, censée apporter la délivrance, la liberté, le bien-être et la joie de vivre devienne source de malheur et de souffrances.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.