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Vive la route ! Vive la République ! Essai impertinent
Flonneau Mathieu ; Orfeuil Jean-Pierre
DE L AUBE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782815914512
Les routes de la République sont le produit d'une riche histoire. Pourtant, au mépris de cet héritage, en France, l'art de se déplacer des Parisiens est érigé en principe national par les grands médias... parisiens. Depuis plus de vingt ans, on a rangé du côté du "bien" les transports collectifs et les transports ferrés, et du côté du "mal" la route, la voiture et les poids lourds. Pourtant, la voiture assure l'essentiel de la mobilité des Français, et la route joue de plus en plus collectif, avec le renouveau de l'autocar et le développement des mobilités collaboratives. Cette contradiction pose un problème grave quant à nos valeurs républicaines : comment nos élites ont-elles pu s'enfoncer dans un tel déni de réalité ? A l'heure de la montée des populismes, notamment dans les territoires situés à l'écart des métropoles, il est urgent de refonder l'action publique en donnant la priorité aux réalités économiques, sociales et environnementales sur les fantasmes. La voiture est l'objet premier de la mobilité démocratisée, à elle de se réinventer !
Constat d'évidence, l'automobile a changé la ville. L'auto a-t-elle pour autant bouleversé " voire saccagé " Paris, comme ses détracteurs l'affirment abruptement ? Délaissant la polémique, l'auteur du présent ouvrage a choisi d'entrer de manière pragmatique dans l'histoire afin de retracer, à travers une série de chroniques illustrées, les rapports, parfois conflictuels mais également souvent concordants et constructifs, entre la ville et l'automobile au cours du siècle écoulé. Il montre ainsi, à travers textes, documents et iconographie d'époque que, si le cheminement de l'auto dans la cité a été complexe, il s'est effectué, jusqu'à une période récente, sur une route bordée d'acceptations et de désirs bien plus que pavée de dénonciations et de refus. Et, s'il est vrai que la " grande peur " récurrente de la congestion a été l'ordinaire du siècle, il n'en demeure pas moins qu'un large consensus a accompagné et facilité la pénétration de l'automobile dans la capitale. L'ouvrage révèle qu'en définitive l'automobile a servi l'urbanité parisienne en participant à la modernisation de la ville, Paris ayant su trouver une voie médiane, faite d'équilibres plus subtils qu'il n'y paraît, entre les contradictions portées par ce moyen de transport conquérant et les contraintes de préservation d'un patrimoine et de modes de vie originaux. Une abondante illustration originale vient appuyer la démonstration et rappeler à ceux qui l'oublieraient volontiers que la vérité d'une capitale tient surtout à la mixité de ses usages.
De toute part le bruit médiatique dominant renvoie de l'automobilisme une image négative suggérant une dépendance aliénante à l'objet roi du siècle passé. A contre-courant, ce livre entend réfléchir aux motifs qui ont conduit à son règne, qui, constatons-le, continue au XXIe siècle à l'échelle planétaire. Dès lors, les motifs de succès auraient-ils vraiment et partout disparu ? L'idée est de mettre en question, sur le fond, la forme de bien-pensante et de schizophrénie qui, depuis quelque temps et tout particulièrement en France, accuse l'automobile et place les automobilistes dans une position de coupables désignés des grands maux sociaux et environnementaux. Chemin faisant, la métaphore psychanalytique sert à étayer une proposition bien connue et adaptée pour l'occasion : haine de l'auto = haine de soi. Au gré de quelques coups de volant - et de guidon ! - inattendus, l'ouvrage cherche à interroger les limites de l'autorefoulement, de la mauvaise conscience et de la mémoire malheureuse qui sont associés de nos jours à l'automobile, objet fétiche d'une liberté de plus en plus incomprise et compliquée à assumer.
L'organisation de la mobilité, notamment dans les villes et leurs périphéries, semble un problème plus technique que politique. On croit souvent qu'une restriction accrue de la circulation automobile accompagnée du développement des transports collectifs est la réponse politiquement et écologiquement correcte à ce problème. Ce livre montre qu'il n'en est rien et dénonce des solutions simplistes masquant des enjeux sociaux et républicains. Il met en évidence la scandaleuse inégalité de traitement des différents modes de déplacement ainsi que les rapports contradictoires que notre société entretient avec l'automobile et l'automobiliste. Alors qu'une part croissante de la population n'a plus les moyens économiques de demeurer dans les grandes villes, les choix actuels en matière de transport provoquent des fractures sociales en renforçant les inégalités spatiales. Cela peut même contribuer, en entretenant l'angoisse de déclassement des classes moyennes, à une montée des populismes.
Pendant la période des Trente Glorieuses, on assiste à la démocratisation de l'automobile qui devient un phénomène de société. Première industrie nationale, l'automobile fait l'objet d'une attention particulière de la part de l'État qui encourage son développement. Un nouvel urbanisme, de nouvelles infrastructures, une nouvelle mobilité, voient le jour. De nombreux modèles, des plus accessibles aux plus prestigieux, marquent cette période, s'appropriant les routes ? on assiste aux premiers embouteillages ? et les imaginaires à travers le cinéma ou la publicité. Plus de 300 documents iconograhiques accompagnent le texte historique.
"Marx et ça repart ! " Lire ou relire Marx, c'est porter un regard aiguisé sur les nouvelles inégalités qui mènent le monde, avec la crainte justifiée qu'elles le mènent avant tout vers le chaos social. Le fossé continue d'augmenter entre les revenus du capital et les revenus du travail, entre la rente et la sueur. Le fossé entre riches et pauvres, très riches et très pauvres, n'est pas près d'être comblé. Marx pas mort. Ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle. Des idées du vieux monde peuvent surgir celles du nouveau..." Eric Fottorino, Directeur de l'hebdomadaire Le 1
Résumé : Une interrogation "sur la vie bonne et les valeurs qui la fondent", c'est-à-dire un périple intérieur, un voyage au fond de soi passionnant et insatisfaisant, une aventure dévorante et nécessairement inaboutie, au final une exploration de l'âme à l'issue de laquelle nous pouvons mesurer l'être que nous sommes à celui que nous aurions voulu être. Voilà ce qu'est l'éthique, que le généticien Axel Kahn, dans ce dialogue avec le journaliste Denis Lafay, met à l'épreuve des faits : libéralisme, capitalisme, Europe, démocratie, entreprise, progrès scientifique, intelligence artificielle, création artistique, écologie, mort, vie, spiritualité, guerre... Une lumineuse plongée dans son exigence d'être, qui constitue pour tout lecteur en cheminement éthique un exceptionnel éclairage.
Nous sommes en 1910. Quarante ans ont passé depuis la défaite de la France et l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne. Pourtant le père Morestal rêve toujours de revanche et surveille assidûment la frontière, prêt à en découdre. La visite de son fils Philippe, pacifiste convaincu, vient bouleverser l'équilibre familial, d'autant que Philippe est très attiré par la jolie Suzanne, la meilleure amie de sa femme. Lorsqu'une nuit Morestal disparaît en patrouillant à la frontière, l'incident prend rapidement un tour aussi dramatique qu'imprévu... Paru en 1911, à la veille de la Grande Guerre, voilà ce qu'on peut appeler un roman prémonitoire !