Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Défense et illustration d'un automobilisme républicain. Essais libres
Flonneau Mathieu ; Reynié Dominique
DESCARTES ET CI
10,00 €
Épuisé
EAN :9782844462732
L'organisation de la mobilité, notamment dans les villes et leurs périphéries, semble un problème plus technique que politique. On croit souvent qu'une restriction accrue de la circulation automobile accompagnée du développement des transports collectifs est la réponse politiquement et écologiquement correcte à ce problème. Ce livre montre qu'il n'en est rien et dénonce des solutions simplistes masquant des enjeux sociaux et républicains. Il met en évidence la scandaleuse inégalité de traitement des différents modes de déplacement ainsi que les rapports contradictoires que notre société entretient avec l'automobile et l'automobiliste. Alors qu'une part croissante de la population n'a plus les moyens économiques de demeurer dans les grandes villes, les choix actuels en matière de transport provoquent des fractures sociales en renforçant les inégalités spatiales. Cela peut même contribuer, en entretenant l'angoisse de déclassement des classes moyennes, à une montée des populismes.
Flonneau Mathieu ; Huré Maxime ; Passalacqua Arnau
Résumé : Sous l'effet récent d'un coup de baguette magique législatif, la plupart des grandes agglomérations françaises sont devenues des métropoles reconnaissant ainsi une réalité à l'oeuvre depuis plusieurs décennies. Mais le changement de vocabulaire n'est qu'une étape vers une gestion plus intégrée de territoires aux tensions très fortes du fait des pratiques de mobilité, en leur sein, comme à leur périphérie. Comment peuvent se faire écho les nouvelles échelles de gestion politique de ces mobilités et les pratiques sociales ? A l'écart des controverses et avec recul historique, cet ouvrage fait le choix d'observer plusieurs territoires français confrontés à ces questions. Il se fonde sur des cas diversifiés, de l'incontournable exception parisienne à des situations plus courantes, comme celle de Brest ou de territoires ruraux polarisés par des centres urbains pourtant distants, pour lesquels l'automobilisme joue toujours un role majeur.
Constat d'évidence, l'automobile a changé la ville. L'auto a-t-elle pour autant bouleversé " voire saccagé " Paris, comme ses détracteurs l'affirment abruptement ? Délaissant la polémique, l'auteur du présent ouvrage a choisi d'entrer de manière pragmatique dans l'histoire afin de retracer, à travers une série de chroniques illustrées, les rapports, parfois conflictuels mais également souvent concordants et constructifs, entre la ville et l'automobile au cours du siècle écoulé. Il montre ainsi, à travers textes, documents et iconographie d'époque que, si le cheminement de l'auto dans la cité a été complexe, il s'est effectué, jusqu'à une période récente, sur une route bordée d'acceptations et de désirs bien plus que pavée de dénonciations et de refus. Et, s'il est vrai que la " grande peur " récurrente de la congestion a été l'ordinaire du siècle, il n'en demeure pas moins qu'un large consensus a accompagné et facilité la pénétration de l'automobile dans la capitale. L'ouvrage révèle qu'en définitive l'automobile a servi l'urbanité parisienne en participant à la modernisation de la ville, Paris ayant su trouver une voie médiane, faite d'équilibres plus subtils qu'il n'y paraît, entre les contradictions portées par ce moyen de transport conquérant et les contraintes de préservation d'un patrimoine et de modes de vie originaux. Une abondante illustration originale vient appuyer la démonstration et rappeler à ceux qui l'oublieraient volontiers que la vérité d'une capitale tient surtout à la mixité de ses usages.
Flonneau Mathieu ; Manigand Christine ; Robin Emil
Les peuples heureux n'ont pas d'histoire" . La citation est peut-être trop connue, elle n'en conserve pas moins tout son intérêt car, lorsque Georges Pompidou s'exprima en ces termes, il figea par la même occasion une part de ce que la mémoire collective conserve de son septennat tronqué. Sans doute en aurait-il conçu une légitime fierté et également serait-il interloqué par certaines lectures contestataires et à charge faites désormais de cette période. Les historiens, censés donc, selon ses souhaits, ne pas avoir trop de travail avec cette période, se trouvent désormais placés au contraire devant l'exploration de ce qui semblait aller de soi. L'empirisme et le subjectivisme du questionnement s'effacent devant l'identification d'indicateurs dits "sérieux". En la matière, l'histoire des représentations s'adosse au chapitre d'une solide histoire des modernités matérielles. Il reste que l'on ne tombe pas amoureux d'une croissance économique et que le bonheur national n'est pas que la somme de vies heureuses égoïstes et insouciantes... L'analyse de la place laissée par un Président, certes en majesté, mais discret et non intrusif, permet de réinterpréter les canons d'un bonheur privé susceptible d'être ressenti par chaque citoyen. Ce dont la France pompidolienne hérite, ce qu'elle porte de neuf, de durable, ce qu'elle rend plus accessible et ce qu'elle va léguer par la suite, voilà les perspectives que ce livre entend explorer au cours d'une réflexion collective nourrie par la confrontation avec des acteurs.
Passionnelle, l'automobile le reste plus que jamais et la crise y ajoute encore du pathos. Pour l'observateur averti comme pour le simple citoyen, cette industrie, comme d'autres, semble à la veille d'une " révolution ". Pour l'automobile, toutefois, peut-être s'agit-il plutôt d'une contre-révolution initiée de longue date dans laquelle la part de désamour entre pour beaucoup. L'objectif de cette réflexion collective, alimentée par des chercheurs de notoriété internationale, est de remonter aux sources des processus de dénonciation, voire de rejet radical du phénomène automobile et d'évaluer la portée de ce désenchantement. La question des futurs de l'automobile est donc au coeur de cet ouvrage. Un nouveau contrat social est-il possible ou s'agit-il au contraire d'une rupture définitive ?