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Georges Pompidou et une certaine idée de la France heureuse
Flonneau Mathieu ; Manigand Christine ; Robin Emil
PETER LANG AG
51,45 €
Épuisé
EAN :9782807608450
Les peuples heureux n'ont pas d'histoire" . La citation est peut-être trop connue, elle n'en conserve pas moins tout son intérêt car, lorsque Georges Pompidou s'exprima en ces termes, il figea par la même occasion une part de ce que la mémoire collective conserve de son septennat tronqué. Sans doute en aurait-il conçu une légitime fierté et également serait-il interloqué par certaines lectures contestataires et à charge faites désormais de cette période. Les historiens, censés donc, selon ses souhaits, ne pas avoir trop de travail avec cette période, se trouvent désormais placés au contraire devant l'exploration de ce qui semblait aller de soi. L'empirisme et le subjectivisme du questionnement s'effacent devant l'identification d'indicateurs dits "sérieux". En la matière, l'histoire des représentations s'adosse au chapitre d'une solide histoire des modernités matérielles. Il reste que l'on ne tombe pas amoureux d'une croissance économique et que le bonheur national n'est pas que la somme de vies heureuses égoïstes et insouciantes... L'analyse de la place laissée par un Président, certes en majesté, mais discret et non intrusif, permet de réinterpréter les canons d'un bonheur privé susceptible d'être ressenti par chaque citoyen. Ce dont la France pompidolienne hérite, ce qu'elle porte de neuf, de durable, ce qu'elle rend plus accessible et ce qu'elle va léguer par la suite, voilà les perspectives que ce livre entend explorer au cours d'une réflexion collective nourrie par la confrontation avec des acteurs.
Pendant la période des Trente Glorieuses, on assiste à la démocratisation de l'automobile qui devient un phénomène de société. Première industrie nationale, l'automobile fait l'objet d'une attention particulière de la part de l'État qui encourage son développement. Un nouvel urbanisme, de nouvelles infrastructures, une nouvelle mobilité, voient le jour. De nombreux modèles, des plus accessibles aux plus prestigieux, marquent cette période, s'appropriant les routes ? on assiste aux premiers embouteillages ? et les imaginaires à travers le cinéma ou la publicité. Plus de 300 documents iconograhiques accompagnent le texte historique.
Les routes de la République sont le produit d'une riche histoire. Pourtant, au mépris de cet héritage, en France, l'art de se déplacer des Parisiens est érigé en principe national par les grands médias... parisiens. Depuis plus de vingt ans, on a rangé du côté du "bien" les transports collectifs et les transports ferrés, et du côté du "mal" la route, la voiture et les poids lourds. Pourtant, la voiture assure l'essentiel de la mobilité des Français, et la route joue de plus en plus collectif, avec le renouveau de l'autocar et le développement des mobilités collaboratives. Cette contradiction pose un problème grave quant à nos valeurs républicaines : comment nos élites ont-elles pu s'enfoncer dans un tel déni de réalité ? A l'heure de la montée des populismes, notamment dans les territoires situés à l'écart des métropoles, il est urgent de refonder l'action publique en donnant la priorité aux réalités économiques, sociales et environnementales sur les fantasmes. La voiture est l'objet premier de la mobilité démocratisée, à elle de se réinventer !
Flonneau Mathieu ; Huré Maxime ; Passalacqua Arnau
Résumé : Sous l'effet récent d'un coup de baguette magique législatif, la plupart des grandes agglomérations françaises sont devenues des métropoles reconnaissant ainsi une réalité à l'oeuvre depuis plusieurs décennies. Mais le changement de vocabulaire n'est qu'une étape vers une gestion plus intégrée de territoires aux tensions très fortes du fait des pratiques de mobilité, en leur sein, comme à leur périphérie. Comment peuvent se faire écho les nouvelles échelles de gestion politique de ces mobilités et les pratiques sociales ? A l'écart des controverses et avec recul historique, cet ouvrage fait le choix d'observer plusieurs territoires français confrontés à ces questions. Il se fonde sur des cas diversifiés, de l'incontournable exception parisienne à des situations plus courantes, comme celle de Brest ou de territoires ruraux polarisés par des centres urbains pourtant distants, pour lesquels l'automobilisme joue toujours un role majeur.
Agrandissement de soi-même" (Dino Buzzati), l'automobile a permis l'exaltation de l'individualisme. Elle a aussi enfanté une religion moderne et créé une riche culture dont le déchiffrement mérite le détour. Qu'elle soit appréciée ou au contraire perçue comme une absurdité voire une catastrophe, l'automobilisation du monde au XXe siècle n'en possède pas moins sa logique. En cheminant dans la sphère du rêve automobile et de ses icônes, en auscultant les évolutions et les déclinaisons de la pratique de l'art de conduire, en analysant les représentations de l'objet automobile et sa diffusion planétaire dans toutes les strates de la société, cet ouvrage propose au lecteur l'histoire culturelle d'une technique universelle. Depuis la fascination exercée par les toutes premières autos jusqu'à la servitude des embouteillages doublée d'insupportables deuils routiers, c'est à une véritable analyse de la civilisation automobile que Mathieu Flonneau s'exerce ici. Par un patient voyage dans les lieux de mémoire automobiles, en illustrant son propos de nombreux documents iconographiques et de textes littéraires, Mathieu Flonneau plaide dans cet essai pour une histoire de l'automobile qui soit enfin celle de l'automobilisme, c'est-à-dire l'histoire de l'un des styles contemporains de l'homme et de la femme, écartelés entre l'individuel et le collectif, bref, l'histoire d'un authentique art de vivre. Biographie de l'auteur Mathieu Flonneau, agrégé et docteur en histoire, est maître de conférences à l'université Paris I-Panthéon-Sorbonne et au Centre d'histoire sociale du XXe siècle. Historien de l'automobilisme et de Paris, il co-anime un séminaire universitaire consacré à l'histoire de la mobilité.
The book analyses the Europeanist and federalist effort of Italian Protestants in the struggle for European unification. This investigation revolves around two distinct guiding arguments : a political one, focused on the analysis of political thought ; and a historical one reconstructing the most recent events about the Italian Protestants' activism for the political unification of Europe. The essay retraces the developments of federalism within the Protestant world from the 16th to the 20th century by referring to the bond between federalism and ecumenism. The volume is divided into three parts and provides a historical overview of federal thought within the Protestant world from the Reformation to the Enlightenment. It also addresses a series of projects aimed at the political unification of the European continent, and analyses the similarities between ecclesiastical constitutionalism and institutional federalism. This theoretical background paves the way for the contribution of Italian Protestants to the international peace movement and the confessional reconciliation among the Churches in the 19th and 20th centuries. Finally, this essay highlights the practical and theoretical contribution of the Italian Protestants to the cause of United States of Europe, according to the principles of the Ventotene Manifesto.
Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l'avènement des dictatures et en particulier des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d'un certain attachement à la nation, allant jusqu'à l'expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au coeur de l'Europe ? C'est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu'aux lendemains de la Première Guerre mondiale en l'interrogeant non plus par rapport à la naissance des futurs régimes, mais en le considérant dans sa singularité, à un moment critique de l'histoire de l'Europe, le passage à la société de masse. Que signifie concrètement être nationaliste, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne durant cette période critique ? Pour tenter de répondre à cette question, un des objectifs majeurs de ce livre est de privilégier l'étude des éléments constitutifs de "l'être nationaliste" : le registre du rapport au monde (sensibilité, culte du moi, dimension occupée par l'esthétique), mais aussi, les échanges entre diverses nations, la diversité des itinéraires, sans omettre la part dévolue à l'action politique au moment même où la guerre apparaît pour tous comme la grande épreuve de vérité.
This volume is a collection of essays published between 1999 and 2015 in the review The Federalist Debate. The book highlights the issue of federalism intended as a theoretical paradigm to interpret the major problems of our age, and in particular the issues of peace and war in a world characterized by an uncontrolled globalization.