Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Témoigner entre histoire et mémoire N° 107, avril-juin 2010 : L'aveu
Fleury Béatrice
KIME
15,30 €
Épuisé
EAN :9782841745227
Au cours de l'Histoire, l'aveu s'est déplacé de la sphère judiciaire (et/ou du christianisme) vers d'autres composantes sociales. Si bien qu'aujourd'hui, il se manifeste ou s'exprime en nombre d'occasions, ce dont attestent les contributeurs à ce dossier qui envisagent l'aveu dans ce qu'il a de structurant. En effet, qu'ils soient linguistes, spécialistes en études littéraires, historiens, chercheurs en sciences de l'information et de la communication, ces derniers montrent, à partir de l'analyse de textes - littéraires ou non -, de films - de fiction ou pas -, et/ou d'événements particuliers, que l'aveu témoigne du rapport qu'un groupe ou une personnalité entretient à son passé et à son avenir, en même temps qu'aux autres, c'est-à-dire à ceux qui en sont les destinataires. Mais, si plusieurs auteurs montrent comment l'aveu dit le vrai, d'autres montrent aussi qu'il peut s'en éloigner, ou faire accéder à une vérité autre que celle que son auditoire pourrait en attendre.
A l'occasion des 20 ans de la revue, le comité de rédaction de Questions de communication pose 10 questions, chacune consacrée à une thématique d'actualité. En invitant deux chercheur·es à répondre à chaque interrogation, ce sont des approches complémentaires qui sont proposées et ouvrent des perspectives. Transversale et pluridisciplinaire, cette livraison spéciale aborde la communication sous plusieurs prismes : discriminations et violences, dispositifs participatifs, propagandes internationales, pandémie et stratégies de communication, environnement, espace/temps et travail, algorithmes, audiovisuel numérique, art et sciences sociales, matériel/immatériel.
29 chercheurs de secteurs disciplinaires différents rendent hommage à l'universitaire et attestent dans le même temps du dynamisme de ses problématiques Dans cet ouvrage, 29 chercheurs de différentes disciplines rendent hommage à Jacques Walter, professeur en sciences de l'information et de la communication qui a dirigé le Centre de recherche sur les médiations de l'Université de Lorraine pendant plus de 20 ans. Ils prolongent ici ses travaux sur les processus de médiatisation des conflits et de médiation mémorielle et attestent du dynamisme de ses problématiques en lien avec les conflits du 20e siècle (Shoah, Résistance, Déportation...), les formes de témoignages (écrits "ordinaires" , oeuvres littéraires, documents audiovisuels...) et les carrières testimoniales. Mais aussi la Révolution culturelle chinoise, la radicalité militante, les attentats terroristes... Béatrice Fleury est professeure en sciences de l'information et de la communication à l'Université de Lorraine, membre du Centre de recherche sur les médiations et co-directrice de la revue Questions de communication. Ses travaux portent sur les médiations mémorielles de plusieurs conflits du 20e siècle ainsi que sur les figures anonymes et les traces de faits. Arnaud Mercier est professeur en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris-Panthéon-Assas, membre du Centre d'analyse et de recherche interdisciplinaire sur les médias et chercheur associé au Centre de recherche sur les médiations. Ses travaux portent sur la communication politique, le journalisme et les usages des réseaux socio-numériques. Angeliki Monnier est professeure en sciences de l'information et de la communication à l'Université de Lorraine et directrice du Centre de recherche sur les médiations. Ses travaux de recherche portent notamment sur les usages des médias et les environnements informationnels en ligne.
La sociologie de la culture est un des grands domaines de la discipline. Ce livre en retrace l'histoire, à partir de ses origines: Max Weber et Georg Simmel. Sur les trente dernière années, trois questions (qui se recoupent partiellement) ont structuré les recherches: celles de la hiérarchie culturelle et de la distinction, de la démocratisation de la culture et des politiques de l'Etat, de la diversité des pratiques culturelles et des publics. Cet ouvrage présente une synthèse des résultats et des débats. Pendant la dernière période, la sociologie de la culture s'est réorientée pour répondre à de nouveaux questionnements, avec une plus grande attention à la réception des ?uvres et à l'expérience esthétique, avec une mise en concurrence de la "culture légitime" et de la culture de masse. Avec ses outils, ses méthodologies, cette sociologie cherche à comprendre la place et le sens de la culture dans les sociétés contemporaines.
Inhospitalier, l'hôpital ? Les patientes, leurs proches comme les professionnelles témoignent d'un environnement toujours plus complexe dans lequel ils peinent à trouver leur place et se sentent parfois comme des numéros. Les écouter, leur permettre d'exprimer leurs doléances, puis dénouer les conflits grâce au travail de médiation : tel est l'un des remèdes pour préserver une forme d'humanisme dans les institutions.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.