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LA CRITIQUE SOCIALE AU CINEMA
FISCHBACH
VRIN
9,81 €
Épuisé
EAN :9782711624447
Chacun sait que la "critique sociale" n'a pas son origine au cinéma et qu'elle est née quelque part du côté de chez Marx. Mais, dans une période où se multiplient des films comme It's a free world ! (K Loach), Louise Wimmer (C Mennegun), Une vie meilleure (C Kahn), Dans la tourmente (C Ruggia) ou La mer à boire (J Maillot), la question du rapport entre le cinéma et la critique sociale retrouve une actualité qu'elle n'a plus eue depuis les années 70. Dans ce contexte, Franck Fischbach montre que la critique sociale n'est ni un genre, ni un style cinématographique, mais une fonction que certains films mettent en oeuvre parmi d'autres fonctions et quel que soit leur genre d'appartenance. mais comment situer alors la fonction de critique sociale par rapport au genre du cinéma politique ? Et quels sont les instruments et les dispositifs proprement filmiques d'une critique sociale cinématographique ?
Résumé : La Seine, mon fleuve. A cinq ans, j'y ai pour la première fois jeté, sous la surveillance attentive de mon père, une ligne eschée d'une larve de grande éphémère. L'eau y était, à l'époque, cristalline et verte comme l'émeraude. Que de perches musclées et batailleuses, à la peau rugueuse zébrée de vert clair et sombre, les nageoires rouges, sont venues finir dans notre bourriche au filet de lin brun, ce matin-là. L'aurore timide puis rose, blanche et bleue, le soleil vainqueur des légères brumes matinales, immense découverte pour moi, m'a offert l'amour du fleuve, si lent, si calme dans sa puissance, si limpide. L'âge venant, le canotage et le tourisme fluvial m'ont apporté leurs connaissances. J'ai ressenti, de Troyes à Honfleur, la beauté et la poésie de cette eau, de ces rives, de ces paysages. Puisse le lecteur partager avec moi les joies que m'a données ma Seine.
Si la philosophie de Fichte souffre encore trop souvent de n'être considérée que comme un point de passage entre le criticisme kantien et la spéculation schellingienne ou hégélienne, à cheval en quelque sorte entre le transcendantalisme du premier et la systémacité des seconds, sa pensée politique quant à elle se réduit encore pour beaucoup à la seule promotion de la nation allemande dans les fameux Discours adressés par Fichte à celle-ci. C'est oublier que Fichte est aussi celui qui a porté le concept du droit à une dignité philosophique sans précédent : il a fait de ce concept et de sa déduction un moment central de son système et il a complété le droit politique d'un droit social qui, adossé à un concept repensé de la propriété, inscrit Fichte au premier rang des penseurs modernes du social.
Résumé : Pour Marx, on le sait, tout part de la production et tout y ramène. Mais sait-on exactement quel concept de la production il a forgé ? Parti de l'ontologie de l'activité des idéalistes (notamment Fichte et Hegel), ayant ensuite trouvé cher Feuerbach les moyens de naturaliser cette activité (tout en rejetant le primat feuerbachien de la passivité), Marx aboutit finalement à un concept d'activité productive comme activité naturelle, matérielle et impure (contre l'acte pur des idéalistes). Et c'est alors qu'il retrouve, pour la prolonger, la pensée spinoziste d'une activité productive à la fois naturelle et humaine, immanente et infinie, vitale et mentale, relationnelle et joyeuse, nécessaire mais libératrice. Marx se situe ainsi au plus loin de toute apologie productiviste de la production comme de toute héroïsation d'un sujet de la production ; il se place dans la perspective d'une production de, soi et par soi des hommes qui soit aussi jouissance de soi et du monde par réinsertion de la productivité humaine et sociale au sein de la productivité naturelle et vitale, par reconnexion de l'industrie des hommes sur la machinerie universelle. Sur cette base, Marx articule une critique de la philosophie et une critique de la société d'une radicalité dont on n'a pas fini, aujourd'hui, de prendre la mesure. Ce livre veut y aider.
Comment passe-t-on de l'ancienne métaphysique de l'être, destituée par la critique kantienne, à une nouvelle métaphysique dite de l'agir, exposée par l'idéalisme allemand (de Fichte jusqu'au dernier Schelling) ? C'est tout le propos de ce livre qui s'attache à montrer comment on est passé à un primat de l'acte, c'est-à-dire de la raison agissante, sur l'être, c'est-à-dire de la raison théorique. Toutefois, tout l'enjeu du propos consiste ici à montrer qu'il ne s'agit pas simplement de changer d'objet d'investigation pour la philosophie, mais bien de poser comme étant première pour saisir l'être, une activité, ou encore un acte. Ceci se retrouvera sous des modalités diverses, chez Fichte, Schelling, et Hegel ; tout l'idéalisme allemand, après l'ébranlement kantien, n'aura de cesse de rechercher le fondement le plus originaire, le trouvant dans un acte, c'est-à-dire dans quelque chose qui se pose lui-même, ne dépendant de rien d'autre. Cet ouvrage offre donc une lecture originale de l'idéalisme allemand en prenant comme fil conducteur la notion fondamentale d'acte.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.