Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Fondement du droit naturel. Fichte
Fischbach Franck
ELLIPSES
6,00 €
Épuisé
EAN :9782729800079
Si la philosophie de Fichte souffre encore trop souvent de n'être considérée que comme un point de passage entre le criticisme kantien et la spéculation schellingienne ou hégélienne, à cheval en quelque sorte entre le transcendantalisme du premier et la systémacité des seconds, sa pensée politique quant à elle se réduit encore pour beaucoup à la seule promotion de la nation allemande dans les fameux Discours adressés par Fichte à celle-ci. C'est oublier que Fichte est aussi celui qui a porté le concept du droit à une dignité philosophique sans précédent : il a fait de ce concept et de sa déduction un moment central de son système et il a complété le droit politique d'un droit social qui, adossé à un concept repensé de la propriété, inscrit Fichte au premier rang des penseurs modernes du social.
Les pages de Hegel consacrées à la lutte pour la reconnaissance sont certainement parmi les plus lues et les plus commentées, particulièrement en France où elles ont fourni à Kojève le point de départ d'une magistrale interprétation de la Phénoménologie de l'esprit. Pourquoi les relire une fois encore? Pour elles-mêmes d'abord, en les inscrivant, plus qu'on ne l'a fait jusqu'ici, dans le contexte général de l'idéalisme allemand de manière à clairement faire apparaître que la théorie de la reconnaissance est la reprise par Hegel d'un problème largement élaboré avant lui, par Kant déjà, mais surtout par Fichte. Ensuite parce que les luttes pour la reconnaissance n'ont cessé de hanter notre modernité post-hégélienne et qu'un retour aux textes de Fichte et Hegel permet de comprendre que la lutte orientée vers la reconnaissance est, pour un individu ou pour un collectif, le moyen de construire les conditions intersubjectives d'un rapport positif à soi et aux autres dans la conquête d'une identité universelle et particulière à la fois. De plus, le travail étant, ainsi que le montre Hegel, un vecteur majeur de la reconnaissance, ce ne sont pas seulement les luttes culturelles, mais aussi les luttes sociales qui deviennent justiciables d'une approche relevant d'une théorie de la reconnaissance. Le thème de l'Anerkennung autorise ainsi une relecture de textes classiques qui ne coupe pas ceux-ci des enjeux de notre monde contemporain.
Comment passe-t-on de l'ancienne métaphysique de l'être, destituée par la critique kantienne, à une nouvelle métaphysique dite de l'agir, exposée par l'idéalisme allemand (de Fichte jusqu'au dernier Schelling) ? C'est tout le propos de ce livre qui s'attache à montrer comment on est passé à un primat de l'acte, c'est-à-dire de la raison agissante, sur l'être, c'est-à-dire de la raison théorique. Toutefois, tout l'enjeu du propos consiste ici à montrer qu'il ne s'agit pas simplement de changer d'objet d'investigation pour la philosophie, mais bien de poser comme étant première pour saisir l'être, une activité, ou encore un acte. Ceci se retrouvera sous des modalités diverses, chez Fichte, Schelling, et Hegel ; tout l'idéalisme allemand, après l'ébranlement kantien, n'aura de cesse de rechercher le fondement le plus originaire, le trouvant dans un acte, c'est-à-dire dans quelque chose qui se pose lui-même, ne dépendant de rien d'autre. Cet ouvrage offre donc une lecture originale de l'idéalisme allemand en prenant comme fil conducteur la notion fondamentale d'acte.
Nous vivons depuis quelques décennies une privatisation et une atomisation de la société, qui instituent les individus en concurrents et leur font perdre le véritable sens du social : la coopération. En philosophie aussi, le concept de ?social", auquel on préfère souvent les idées de "commun" ou de "communauté", peine aujourd'hui encore à être reconnu. Cet essai propose donc, à la suite de Dewey. , de défendre "la valeur du social en tant que catégorie" de la pensée. Il s'agit d'analyser les raisons qui ont conduit à ce discrédit, puis de reconstruire un concept qui possède à la fois une fonction descriptive et une portée morale et politique. Le livre avance la thèse que le travail, en tant qu'association et coopération, est porteur d'une exigence proprement démocratique, et que cette exigence n'est autre que l'expression politique de la structure sociale. Sur cette base, devient possible une critique des dispositifs qui privent concrètement le travail de sa dimension démocratique et répriment sa logique coopérative.
Résumé : L'ouvrage entend combler une lacune assez étonnante de l'édition française : il n'existait jusqu'à présent dans notre langue aucune anthologie des "Jeunes hégéliens" , cette génération d'auteurs qui, dans les années 1840, ont bouleversé le paysage philosophique à coups d'articles publiés dans des revues plus ou moins confidentielles et dont le plus célèbre n'est autre que Karl Marx. Les textes de ces auteurs nous plongent dans l'atmosphère des quelques années, marquées par une effervescence comme il n'y en a qu'une fois par siècle, qui ont précédé et préparé la révolution de 1848 : dans un contexte d'intenses transferts intellectuels entre l'Allemagne et la France, on assiste à la formation et à la diffusion des principaux courants du progressisme politique (libéralisme, socialisme, communisme, anarchisme). De la critique de la religion à la critique de la société existante et de l'Etat, en passant par la critique de la philosophie elle-même, c'est un moment intellectuel capital pour l'histoire de la philosophie et pour l'histoire européenne tout court qui est désormais rendu accessible par cette réunion de textes d'auteurs aussi fameux que mal connus.
Harry Potter n’a pas fini de vous faire rêver... cette fois-ci en vous réconciliant avec la philosophie ! L’oeuvre de Rowling peut être vue comme une philosophie de la mort – de son refus total (Voldemort, les fantômes de Poudlard) à sa lente et progressive acceptation (Harry). Une lecture passionnante !
Résumé : L'autisme défraye régulièrement la chronique, déclenchant tour à tour passions et controverses. Plusieurs théories se sont succédé pour essayer d'expliquer la survenue de cette pathologie qui touche l'enfant dès ses 3 premières années de vie, en entravant gravement ses capacités d'interaction sociale et de communication. Alors que l'autisme était considéré comme rare il y a 20 ans, la prévalence de l'autisme n'a cessé d'augmenter, au gré des modifications des critères qui permettent d'en établir le diagnostic. Parallèlement, la mise en place de prises en charge plus précoces et plus ciblées a modifié le pronostic de ce trouble qui persiste toute la vie. Cet ouvrage présente les connaissances les plus récentes concernant l'autisme, en tentant de répondre de manière simple et précise aux questions que les familles et les professionnels, et plus largement toute personne intéressée par la question de l'autisme est amenée à se poser.