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Le sens du social. La puissance de la coopération
Fischbach Franck
LUX CANADA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782895962021
Nous vivons depuis quelques décennies une privatisation et une atomisation de la société, qui instituent les individus en concurrents et leur font perdre le véritable sens du social : la coopération. En philosophie aussi, le concept de ?social", auquel on préfère souvent les idées de "commun" ou de "communauté", peine aujourd'hui encore à être reconnu. Cet essai propose donc, à la suite de Dewey. , de défendre "la valeur du social en tant que catégorie" de la pensée. Il s'agit d'analyser les raisons qui ont conduit à ce discrédit, puis de reconstruire un concept qui possède à la fois une fonction descriptive et une portée morale et politique. Le livre avance la thèse que le travail, en tant qu'association et coopération, est porteur d'une exigence proprement démocratique, et que cette exigence n'est autre que l'expression politique de la structure sociale. Sur cette base, devient possible une critique des dispositifs qui privent concrètement le travail de sa dimension démocratique et répriment sa logique coopérative.
Résumé : Nous n'avons pas ici la naïveté de prétendre que " tout est dans Marx ", que Marx avait raison seul avant tout te monde, que toutes les évolutions des sociétés capitalistes, y compris le phénomène récent de financiarisation du capital, étaient déjà décrites et en quelque sorte anticipées par Le Capital. Nous ne prétendons pas non plus qu'il faut revenir purement et simplement à Marx et à la lettre du Capital. Au contraire, on montre que Marx ne peut être actuel qu'à la condition qu'on actualise Le Capital : dans un contexte de redécouverte du Capital, la tâche est d'autant plus urgente et, si l'on veut éviter de renouveler certaines erreurs du passé, il faut cesser de considérer Le Capital comme un monument intouchable, et tenter de poursuivre une recherche que Marx a inaugurée mais qu'il n'a pas lui-même achevée. C'est la manière, propre à Marx, d'être notre contemporain. Contributions de Jacques Bidet, Franck Fischbach, Stéphane Legrand, Moishe Postone, Emmanuel Renault et Guillaume Sibertin Blanc.
Comment passe-t-on de l'ancienne métaphysique de l'être, destituée par la critique kantienne, à une nouvelle métaphysique dite de l'agir, exposée par l'idéalisme allemand (de Fichte jusqu'au dernier Schelling) ? C'est tout le propos de ce livre qui s'attache à montrer comment on est passé à un primat de l'acte, c'est-à-dire de la raison agissante, sur l'être, c'est-à-dire de la raison théorique. Toutefois, tout l'enjeu du propos consiste ici à montrer qu'il ne s'agit pas simplement de changer d'objet d'investigation pour la philosophie, mais bien de poser comme étant première pour saisir l'être, une activité, ou encore un acte. Ceci se retrouvera sous des modalités diverses, chez Fichte, Schelling, et Hegel ; tout l'idéalisme allemand, après l'ébranlement kantien, n'aura de cesse de rechercher le fondement le plus originaire, le trouvant dans un acte, c'est-à-dire dans quelque chose qui se pose lui-même, ne dépendant de rien d'autre. Cet ouvrage offre donc une lecture originale de l'idéalisme allemand en prenant comme fil conducteur la notion fondamentale d'acte.
Résumé : Pour Marx, on le sait, tout part de la production et tout y ramène. Mais sait-on exactement quel concept de la production il a forgé ? Parti de l'ontologie de l'activité des idéalistes (notamment Fichte et Hegel), ayant ensuite trouvé cher Feuerbach les moyens de naturaliser cette activité (tout en rejetant le primat feuerbachien de la passivité), Marx aboutit finalement à un concept d'activité productive comme activité naturelle, matérielle et impure (contre l'acte pur des idéalistes). Et c'est alors qu'il retrouve, pour la prolonger, la pensée spinoziste d'une activité productive à la fois naturelle et humaine, immanente et infinie, vitale et mentale, relationnelle et joyeuse, nécessaire mais libératrice. Marx se situe ainsi au plus loin de toute apologie productiviste de la production comme de toute héroïsation d'un sujet de la production ; il se place dans la perspective d'une production de, soi et par soi des hommes qui soit aussi jouissance de soi et du monde par réinsertion de la productivité humaine et sociale au sein de la productivité naturelle et vitale, par reconnexion de l'industrie des hommes sur la machinerie universelle. Sur cette base, Marx articule une critique de la philosophie et une critique de la société d'une radicalité dont on n'a pas fini, aujourd'hui, de prendre la mesure. Ce livre veut y aider.
Si la philosophie de Fichte souffre encore trop souvent de n'être considérée que comme un point de passage entre le criticisme kantien et la spéculation schellingienne ou hégélienne, à cheval en quelque sorte entre le transcendantalisme du premier et la systémacité des seconds, sa pensée politique quant à elle se réduit encore pour beaucoup à la seule promotion de la nation allemande dans les fameux Discours adressés par Fichte à celle-ci. C'est oublier que Fichte est aussi celui qui a porté le concept du droit à une dignité philosophique sans précédent : il a fait de ce concept et de sa déduction un moment central de son système et il a complété le droit politique d'un droit social qui, adossé à un concept repensé de la propriété, inscrit Fichte au premier rang des penseurs modernes du social.
Les Cuivas ont leur façon propre d'organiser l'expérience humaine. Ils possèdent des codes de communication originaux, leur propre langue et leurs propres symboles. Ils ont construit des systèmes de représentations qui arrivent à trouver des réponses aux seules questions vraiment importantes: qu'est-ce qui vaut la peine d'être mangé? Doit-on faire des enfants? Comment les éduquer? Avec qui baiser? Qu'est-ce qui est vraiment drôle? Triste? Honteux? Honorable? Et puis, comment mourir avec dignité? C'est cela, la «culture»: une série cohérente et donc crédible de réponses à ces questions essentielles.? Bernard ArcandPour l'anthropologue Bernard Arcand, écrire Les Cuivas a été le projet de toute une vie: celui d'offrir à un large public un portrait intime d'une petite population de chasseurs-cueilleurs nomades vivant dans les Llanos, en Colombie. À la fin des années 1960, à l'époque des ferveurs révolutionnaires, le jeune anthropologue a vécu deux ans avec les Cuivas, partageant leur quotidien et étudiant leur rapport au monde. Il a tiré de cette expérience une réflexion inspirante sur les problèmes classiques de l'anthropologie sociale: les causes de la richesse et des inégalités, l'origine de la hiérarchie, l'organisation de l'espace et du temps, l'identité collective ou individuelle.4e de couverture : Les Cuivas ont leur façon propre d'organiser l'expérience humaine. Ils possèdent des codes de communication originaux, leur propre langue et leurs propres symboles. Ils ont construit des systèmes de représentations qui arrivent à trouver des réponses aux seules questions vraiment importantes: qu'est-ce qui vaut la peine d'être mangé? Doit-on faire des enfants? Comment les éduquer? Avec qui baiser? Qu'est-ce qui est vraiment drôle? Triste? Honteux? Honorable? Et puis, comment mourir avec dignité? C'est cela, la «culture»: une série cohérente et donc crédible de réponses à ces questions essentielles.? Bernard ArcandPour l'anthropologue Bernard Arcand, écrire Les Cuivas a été le projet de toute une vie: celui d'offrir à un large public un portrait intime d'une petite population de chasseurs-cueilleurs nomades vivant dans les Llanos, en Colombie. À la fin des années 1960, à l'époque des ferveurs révolutionnaires, le jeune anthropologue a vécu deux ans avec les Cuivas, partageant leur quotidien et étudiant leur rapport au monde. Il a tiré de cette expérience une réflexion inspirante sur les problèmes classiques de l'anthropologie sociale: les causes de la richesse et des inégalités, l'origine de la hiérarchie, l'organisation de l'espace et du temps, l'identité collective ou individuelle.
Ecrit dans les années 1960 puis revu et augmente en 1989, ce livre monumental offre le récit de l'une des plus grandes aventures des XIXe et XXe siècles, celle de l'anarchie. Woodcock y raconte le mouvement, ses victoires, ses défaites, mais il y expose surtout les idées des principales figures qui ont façonné la pensée libertaire, de William Godwin à Emma Goldman. Au-delà de l'engagement intellectuel, politique et moral de ces personnages historiques plus grands que nature, L'anarchisme brosse un portrait vivant de leur combat et des profonds idéaux de liberté qui n'ont jamais cessé de l'animer. Considéré aujourd'hui comme un classique de l'histoire de l'anarchisme et pourtant traduit ici pour la première fois en français, L'anarchisme expose les perspectives d'une aspiration partagée aujourd'hui par un nombre toujours grandissant de personnes éprises de justice et d'autonomie.
Drôle, ludique, didactique et sérieusement indispensable, le petit cours d’autodéfense intellectuelle de Normand Baillargeon Notre cerveau à beau être une merveille de la nature, il est loin d’être parfait lorsqu’il s’agit de raisonner. Certains le savent et en profitent pour nous embrouiller l’esprit à coups d’arguments malhonnêtes, de pseudo-démonstrations trompeuses et de quantités terribles de nombres assommants. Heureusement, Normand Baillargeon nous apprend avec humour comment ne pas nous laisser intimider par les assauts intellectuels des sophistes en tous genres. Clair et accessible, ce petit cours est néanmoins utile à tous, même aux défenseurs les plus aguerris de l’esprit critique. A mettre entre toutes les mains, donc. Robin
Je ne saurai jamais ce que pense un ver de terre ou un caillou. Il m'est cependant permis d'espérer comprendre Mathieu Bock- Côté, car on peut toujours aspirer à percer l'écorce d'une idée, même celles qui surgissent devant nous comme des phénomènes extraterrestres". Journal de bord d'une expérience de sociologie extrême, Mélancolies identitaires se penche sur le cas de Mathieu Bock-Côté, volubile conservateur, ennemi déclaré du "politiquement correct" , Québécois et fier de l'être, ce qui ne l'empêche pas de sévir dans l'Hexagone où la droite la plus infréquentable lui ouvre grand les bras. Si Mark Fortier a lu et écouté cet agitateur omniprésent pendant un an, c'est pour tenter de comprendre comment notre société a pu devenir une caisse de résonance pour des discours comme le sien. En effet, s'éloignant rapidement de son pré-texte, l'auteur dépeint un monde contemporain qui menace d'être dépourvu de lui-même et d'où la pensée est bannie, éclipsée par le verbiage dont le jeune pourfendeur de la "gauche progressiste" s'avère être un réel prodige. Un essai littéraire écrit dans les règles de l'art, où il sera surtout question d'hospitalité, d'ornithologie, des centres commerciaux et du père Noël. Mark Fortier est sociologue. Il a pratiqué un temps le métier de journaliste, puis enseigné à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et à l'Université Laval. Il est aujourd'hui éditeur chez Lux.