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Rêveries sur Seine
Fischbach Jacques
AMALTHEE
14,90 €
Épuisé
EAN :9782310025416
La Seine, mon fleuve. A cinq ans, j'y ai pour la première fois jeté, sous la surveillance attentive de mon père, une ligne eschée d'une larve de grande éphémère. L'eau y était, à l'époque, cristalline et verte comme l'émeraude. Que de perches musclées et batailleuses, à la peau rugueuse zébrée de vert clair et sombre, les nageoires rouges, sont venues finir dans notre bourriche au filet de lin brun, ce matin-là. L'aurore timide puis rose, blanche et bleue, le soleil vainqueur des légères brumes matinales, immense découverte pour moi, m'a offert l'amour du fleuve, si lent, si calme dans sa puissance, si limpide. L'âge venant, le canotage et le tourisme fluvial m'ont apporté leurs connaissances. J'ai ressenti, de Troyes à Honfleur, la beauté et la poésie de cette eau, de ces rives, de ces paysages. Puisse le lecteur partager avec moi les joies que m'a données ma Seine.
A la source de ce livre il y a la conviction que certaines des évolutions les plus négatives des sociétés contemporaines confèrent une actualité nouvelle au concept d'aliénation selon la compréhension qu'en ont proposée des penseurs aussi apparemment éloignés l'un de l'autre que Marx et Heidegger : l'aliénation comprise comme privation de monde. Nos sociétés mondialisées sont paradoxalement celles où s'impose l'expérience d'une privation de monde sans précédent. Plusieurs dimensions de cette privation sont analysées ici, notamment l'expérience temporelle d'un présent éternel, l'épuisement de l'historicité et l'accélération frénétique des maintenant successifs. Quant au lieu où se joue originairement la privation de monde, Franck Fischbach soutient la thèse qu'il s'agit du travail dans la forme salariale qui est la sienne sous le capital et dont le caractère mutilant n'a cessé d'être amplifié par les plus récentes évolutions. C'est donc aussi d'une transformation du travail que dépend la possibilité d'un advenir historique de l'être de l'homme dans le monde.
Les pages de Hegel consacrées à la lutte pour la reconnaissance sont certainement parmi les plus lues et les plus commentées, particulièrement en France où elles ont fourni à Kojève le point de départ d'une magistrale interprétation de la Phénoménologie de l'esprit. Pourquoi les relire une fois encore? Pour elles-mêmes d'abord, en les inscrivant, plus qu'on ne l'a fait jusqu'ici, dans le contexte général de l'idéalisme allemand de manière à clairement faire apparaître que la théorie de la reconnaissance est la reprise par Hegel d'un problème largement élaboré avant lui, par Kant déjà, mais surtout par Fichte. Ensuite parce que les luttes pour la reconnaissance n'ont cessé de hanter notre modernité post-hégélienne et qu'un retour aux textes de Fichte et Hegel permet de comprendre que la lutte orientée vers la reconnaissance est, pour un individu ou pour un collectif, le moyen de construire les conditions intersubjectives d'un rapport positif à soi et aux autres dans la conquête d'une identité universelle et particulière à la fois. De plus, le travail étant, ainsi que le montre Hegel, un vecteur majeur de la reconnaissance, ce ne sont pas seulement les luttes culturelles, mais aussi les luttes sociales qui deviennent justiciables d'une approche relevant d'une théorie de la reconnaissance. Le thème de l'Anerkennung autorise ainsi une relecture de textes classiques qui ne coupe pas ceux-ci des enjeux de notre monde contemporain.
Comment passe-t-on de l'ancienne métaphysique de l'être, destituée par la critique kantienne, à une nouvelle métaphysique dite de l'agir, exposée par l'idéalisme allemand (de Fichte jusqu'au dernier Schelling) ? C'est tout le propos de ce livre qui s'attache à montrer comment on est passé à un primat de l'acte, c'est-à-dire de la raison agissante, sur l'être, c'est-à-dire de la raison théorique. Toutefois, tout l'enjeu du propos consiste ici à montrer qu'il ne s'agit pas simplement de changer d'objet d'investigation pour la philosophie, mais bien de poser comme étant première pour saisir l'être, une activité, ou encore un acte. Ceci se retrouvera sous des modalités diverses, chez Fichte, Schelling, et Hegel ; tout l'idéalisme allemand, après l'ébranlement kantien, n'aura de cesse de rechercher le fondement le plus originaire, le trouvant dans un acte, c'est-à-dire dans quelque chose qui se pose lui-même, ne dépendant de rien d'autre. Cet ouvrage offre donc une lecture originale de l'idéalisme allemand en prenant comme fil conducteur la notion fondamentale d'acte.
C'est un fait bien établi maintenant que le titre commode d'Idéalisme allemand ne recouvre ni une unité monolithique de doctrines ni l'unité univoque d'un processus qui, passant par Fichte et Schelling, aurait trouvé avec Hegel son seul accomplissement possible. L'Idéalisme allemand apparaît désormais clairement dans sa complexité, comme une histoire rien moins que linéaire, traversée de ruptures aussi bien entre les différentes périodes de la pensée d'un même auteur, qu'entre chacun de ces auteurs qui n'accède souvent à sa pensée la plus propre que dans l'affrontement avec celle des autres. Cela est vrai de la relation entre Schelling et Fichte, ainsi que l'atteste leur correspondance, mais c'est certainement la relation entre Hegel et Schelling qui illustre le mieux la profondeur des divisions qui traversent l'Idéalisme allemand. L'opposition est restée si vive ici que tout se passe encore comme si le divorce des deux auteurs constituait toujours le cadre indépassable dans lequel devraient encore s'inscrire leurs interprètes respectifs. Prenant pour fil conducteur la question même qui a cristallisé le désaccord entre Hegel et Schelling, c'est-à-dire la question de savoir comment doit commencer la philosophie et par quoi il faut commencer en philosophie, on tente ici une lecture comparée des deux auteurs avec l'ambition de rouvrir entre eux un dialogue rendant manifeste que leur séparation n'a pu avoir lieu que sur le fond de ce qui leur échut à tous deux également, à savoir la tâche d'accomplir la philosophie comme science. La question du commencement philosophique est bien celle que seuls pouvaient véritablement poser ceux qui ont voulu conduire la philosophie à sa fin, à son accomplissement, c'est-à-dire Hegel et Schelling.
Résumé : Histoire d'une ânesse engagée est un recueil de nouvelles, dont le point commun est de voguer aux limites de la réalité et du fantastique. Qu'il s'agisse de Félix Félé, homme amoureux mais trahi, qui ne peut se résoudre à quitter son aimée même au-delà de la mort ; de Jacinthe Tall et Philomène Phil, vieilles dames aux prises avec la consternante réapparition d'un cadavre enterré depuis un quart de siècle ; d'Armand Lani et de Virgil Vargas, dont les deux destins vont à l'inverse l'un de l'autre en une sidérante symétrie ; d'un suicidé sauvé de la mort par un ange authentique ; de Rose Toum, enfermée dans le silence et ne s'exprimant que sur les faits les plus essentiels ; du mystérieux Kolya Carême, dont on ne sait rien mais qui a le pouvoir de changer les êtres dont il croise le destin ; ou enfin de Bianca, la petite ânesse qui parle aux humains et partage avec eux l'apprentissage initiatique de la liberté : tous ces personnages luttent pour sortir d'eux-mêmes, et accéder à une vie plus haute dont ils portent en eux l'étincelle.
Résumé : Voici huit nouvelles mettant en jeu des personnages en quête d'écriture. Pierre Vanec, le maître d'hôtel artiste, découvre en peignant les hauteurs de Montmartre Dominique, la dircom qui rêve d'horizons d'écriture plus nobles. Florence Maliverni, l'écrivaine mal inspirée, rédige à la plume en une nuit le papier qu'attend Lire pour son bouclage. Elle change le thème imposé et convainc son commanditaire, le rédac-chef Dangin d'accepter son idée et sa nouvelle dans les numéros de l'été. Philippe, le désabusé, fait des aller-retour entre son passé lointain de jeune navigateur et le présent quand il rencontre Marie Françoise, l'accompagnatrice d'un voyage littéraire consacré à Victor Hugo dans l'archipel des îles Chausey. Le savant, le physicien, l'ingénieur, l'économiste ou le cadre d'état-major de grand groupe peuvent-ils aussi pratiquer l'art littéraire ? Le lecteur ou la lectrice trouveront la réponse dans le maestro des couleurs et des machines, un dialogue imaginaire entre Leonardo da Vinci et Jehan, son dernier disciple au Clos Lucé. Ils la trouveront aussi dans d'autres personnages aux frontières des mondes professionnel, personnel et littéraire.
Ce livre est une invitation à porter un regard nuancé, coloré sur les personnes à hauts potentiels par-delà l'étiquette "HP" . Il offre une perspective sur le chemin vers la compréhension et l'apaisement de cette manière d'être au monde, teintée d'hypersensibilité. Il propose un temps d'arrêt, une respiration vers la réconciliation avec soi-même, afin que cette quête de sens soit porteuse de vie. "Rayonnons, ouvrons nos mains, accueillons et respectons la différence". Savina de Vinck est née en Belgique en 1971. Elle est l'heureuse maman de 4 enfants. Son chemin l'a amenée à faire un cursus scolaire aussi varié que centré sur la quête de sens dans ses expériences. Après un diplôme de conseillère conjugale et familiale et celui de maître praticienne en PNL, son envie d'apprendre, de comprendre et sa curiosité l'ont conduite à se spécialiser dans le domaine de l'accompagnement des personnes à hauts potentiels à l'université de Mons. Aujourd'hui, elle exerce avec passion son métier de thérapeute et continue dans son désir de transmettre, de faire du lien et d'ouvrir le champ des possibles.
Le corps d'une jeune femme d'une trentaine d'années a été retrouvé dans sa salle de bain. Une mise en scène des plus macabres a été constatée par la première équipe de police arrivée sur les lieux. C'est pour cette raison qu'on nous refile l'enquête. Adresse : 242, rue Brennet à Fleurus. Soyez à la hauteur, commissaire" . Fleurus, 2015, l'ombre du passé plane sur la cité des Bernardins... Trois jeunes femmes ont été assassinées, une quatrième est entre la vie et la mort. Après les avoir tuées, le meurtrier leur rase la tête et dispose une étrange statuette auprès de ses victimes. Pour mettre fin à cette épidémie de meurtres, la commissaire Defacq de la police criminelle devra percer le mystère de cette macabre mise en scène. Originaire de la bourgeoisie bruxelloise, parviendra-t-elle à échapper aux embûches semées par les potentats locaux ? Réussira-t-elle à s'attirer suffisamment de sympathie pour progresser dans son enquête ? Et ce jeune professeur d'université, issu d'une des plus vieilles familles de la cité, qui l'aide dans ses recherches, est-il un réel allié ou joue-t-il double jeu ? Titulaire d'une maîtrise en histoire, Stephen Hangman est passionné par l'histoire de sa ville d'enfance, Fleurus. Cette cité, également surnommée "la ville aux trois victoires françaises" est nommée sur l'Arc du Triomphe à Paris et jumelée avec la ville de Couëron (Loire-Atlantique). Stephen Hangman a rencontré le monde de l'édition par une première expérience dans le manuel scolaire, il a alors décidé de continuer l'aventure dans le roman policier afin de faire découvrir, de manière originale, l'histoire de sa ville. Stephen Hangman a réalisé ses recherches historiques depuis l'âge 16 ans et les partage dans Némésis, son premier polar.