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DU COMMENCEMENT EN PHILOSOPHIE ETUDE SUR HEGEL ET SCHELLING
FISCHBACH
VRIN
45,00 €
Épuisé
EAN :9782711613908
C'est un fait bien établi maintenant que le titre commode d'Idéalisme allemand ne recouvre ni une unité monolithique de doctrines ni l'unité univoque d'un processus qui, passant par Fichte et Schelling, aurait trouvé avec Hegel son seul accomplissement possible. L'Idéalisme allemand apparaît désormais clairement dans sa complexité, comme une histoire rien moins que linéaire, traversée de ruptures aussi bien entre les différentes périodes de la pensée d'un même auteur, qu'entre chacun de ces auteurs qui n'accède souvent à sa pensée la plus propre que dans l'affrontement avec celle des autres. Cela est vrai de la relation entre Schelling et Fichte, ainsi que l'atteste leur correspondance, mais c'est certainement la relation entre Hegel et Schelling qui illustre le mieux la profondeur des divisions qui traversent l'Idéalisme allemand. L'opposition est restée si vive ici que tout se passe encore comme si le divorce des deux auteurs constituait toujours le cadre indépassable dans lequel devraient encore s'inscrire leurs interprètes respectifs. Prenant pour fil conducteur la question même qui a cristallisé le désaccord entre Hegel et Schelling, c'est-à-dire la question de savoir comment doit commencer la philosophie et par quoi il faut commencer en philosophie, on tente ici une lecture comparée des deux auteurs avec l'ambition de rouvrir entre eux un dialogue rendant manifeste que leur séparation n'a pu avoir lieu que sur le fond de ce qui leur échut à tous deux également, à savoir la tâche d'accomplir la philosophie comme science. La question du commencement philosophique est bien celle que seuls pouvaient véritablement poser ceux qui ont voulu conduire la philosophie à sa fin, à son accomplissement, c'est-à-dire Hegel et Schelling.
Fischbach Franck ; Tertulian Nicolas ; Haber Stéph
Résumé : Mutilations liées aux manipulations des existences, à une perte globale de contrôle sur la vie, aux atteintes à la dimension sociale de l'existence à travers la précarité et l'exclusion, aux servitudes volontaires impliquées dans les nouvelles formes d'organisation du travail, à la marchandisation du monde, etc. La question de l'aliénation s'impose à nouveau, pour l'analyse de ce qui advient ainsi massivement aujourd'hui, pour en explorer les causes et penser des alternatives. Psychologues, sociologues du travail et philosophes cherchent ici à relever ces défis.
Comment passe-t-on de l'ancienne métaphysique de l'être, destituée par la critique kantienne, à une nouvelle métaphysique dite de l'agir, exposée par l'idéalisme allemand (de Fichte jusqu'au dernier Schelling) ? C'est tout le propos de ce livre qui s'attache à montrer comment on est passé à un primat de l'acte, c'est-à-dire de la raison agissante, sur l'être, c'est-à-dire de la raison théorique. Toutefois, tout l'enjeu du propos consiste ici à montrer qu'il ne s'agit pas simplement de changer d'objet d'investigation pour la philosophie, mais bien de poser comme étant première pour saisir l'être, une activité, ou encore un acte. Ceci se retrouvera sous des modalités diverses, chez Fichte, Schelling, et Hegel ; tout l'idéalisme allemand, après l'ébranlement kantien, n'aura de cesse de rechercher le fondement le plus originaire, le trouvant dans un acte, c'est-à-dire dans quelque chose qui se pose lui-même, ne dépendant de rien d'autre. Cet ouvrage offre donc une lecture originale de l'idéalisme allemand en prenant comme fil conducteur la notion fondamentale d'acte.
Chacun sait que la "critique sociale" n'a pas son origine au cinéma et qu'elle est née quelque part du côté de chez Marx. Mais, dans une période où se multiplient des films comme It's a free world ! (K Loach), Louise Wimmer (C Mennegun), Une vie meilleure (C Kahn), Dans la tourmente (C Ruggia) ou La mer à boire (J Maillot), la question du rapport entre le cinéma et la critique sociale retrouve une actualité qu'elle n'a plus eue depuis les années 70. Dans ce contexte, Franck Fischbach montre que la critique sociale n'est ni un genre, ni un style cinématographique, mais une fonction que certains films mettent en oeuvre parmi d'autres fonctions et quel que soit leur genre d'appartenance. mais comment situer alors la fonction de critique sociale par rapport au genre du cinéma politique ? Et quels sont les instruments et les dispositifs proprement filmiques d'une critique sociale cinématographique ?
Résumé : Pour Marx, on le sait, tout part de la production et tout y ramène. Mais sait-on exactement quel concept de la production il a forgé ? Parti de l'ontologie de l'activité des idéalistes (notamment Fichte et Hegel), ayant ensuite trouvé cher Feuerbach les moyens de naturaliser cette activité (tout en rejetant le primat feuerbachien de la passivité), Marx aboutit finalement à un concept d'activité productive comme activité naturelle, matérielle et impure (contre l'acte pur des idéalistes). Et c'est alors qu'il retrouve, pour la prolonger, la pensée spinoziste d'une activité productive à la fois naturelle et humaine, immanente et infinie, vitale et mentale, relationnelle et joyeuse, nécessaire mais libératrice. Marx se situe ainsi au plus loin de toute apologie productiviste de la production comme de toute héroïsation d'un sujet de la production ; il se place dans la perspective d'une production de, soi et par soi des hommes qui soit aussi jouissance de soi et du monde par réinsertion de la productivité humaine et sociale au sein de la productivité naturelle et vitale, par reconnexion de l'industrie des hommes sur la machinerie universelle. Sur cette base, Marx articule une critique de la philosophie et une critique de la société d'une radicalité dont on n'a pas fini, aujourd'hui, de prendre la mesure. Ce livre veut y aider.