Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Terres. Sols profonds du grand Paris
Filaire Anne-Marie ; Eveno Claude ; Mogno Laurent
DOMINIQUE CARRE
34,00 €
Épuisé
EAN :9782373680478
Chaque année, 22 millions de tonnes de terre sont excavées pour la construction de la métropole et l'extension des limites de Paris. Notre imaginaire collectif est imprégné de l'image imposante des terrils du Nord-Pas-de-Calais pour visualiser ce que représente le concept de " terres excavées ", comprendre à quelle prégnance visuelle, à quel enjeu environnemental on est possiblement confronté. Mais, ici, ce ne sont pas ici des terres noires extraites des mines de charbon, mais les terres diverses et colorées des soubassements des multiples travaux publics grands-parisiens, particulièrement celles provenant du percement des tunnels du Grand Paris Express. L'enjeu est triple. Tracer, trier, analyser toutes ces terres en mouvement ; rendre fertiles celles qui peuvent l'être ; enfin leur donner une destination en concertation avec les collectivités : parcs, bois, terrains de sport, terres agricoles en ville ou zones de libre développement et de biodiversité dans les champs. Anne-Marie Filaire a choisi de photographier le moment de la réception des terres, en parcourant les huit sites actuellement en gestation dans le Grand Paris. Les instants particuliers où les terres sont déversées et réparties, et où s'esquissent, avec les ingénieurs, les profils paysagers. Elle offre un regard documenté en replaçant les sites dans le cadre du grand paysage, naviguant entre les centaines de camions et les engins de chantier, repassant plusieurs fois pour rendre compte de la vie sur place les jours de boue, de brouillard ou de sécheresse. C'est un travail photographique précieux, qui s'attache à montrer un entre-deux du paysage, avant qu'il n'advienne à nouveau. C'est, dit-elle, " un travail sur l'avenir ". Ses photographies racontent la beauté intrinsèque des sites, la beauté de leur matière brute, lais révèlent aussi leur morphologie. Au-delà des enjeux purement techniques, la somme des terres amassées est aussi, pour un artiste, un objet possiblement poétique, hors du temps, un univers temporaire qui s'effacera pour laisser place à un nouveau paysage. De ce point de vue, c'est aussi un livre d'artiste, qui révèle les nombreuses connexions avec l'art contemporain, en particulier le Land Art.
L'évidence du référent masculin dans l'oeuvre de Marguerite Yourcenar a fait son temps, il n'est plus possible de s'en contenter. Comment une femme quia traversé tout le XXe siècle, ses conflits comme ses révolutions, a-t-elle négocié son rapport à l'autre sexe? Au cours de ses voyages et de ses rencontres avec d'autres écrivains, Marguerite Yourcenar s'est confrontée à diverses cultures, qui ont influencé sa conception personnelle du genre et ont peu à peu dessiné une image complexe, transcendant les époques et les différences géographiques, d'une masculinité moins monolithique que l'héroïsme tragique des Marcella, des Plotine et des Sophie: sous la grandeur d'Hadrien, par-delà l'humanisme de Zénon, se révèlent les faiblesses des hommes, leurs désirs troubles, leurs craintes. Les protagonistes ont à faire le deuil de leur réalisation définitive, pris dans les remous des désenchantements idéologiques du XXe siècle. Sont réunis ici des contributions qui interrogent l'image du masculin dans l'oeuvre narrative de Marguerite Yourcenar selon différentes perspectives, afin de cerner cet indicible fluctuant qu'est la représentation fondamentale du sexe dit fort. La description du masculin s'établit d'abord à partir d'une confrontation entre les récits de l'auteure et ceux d'écrivains étrangers, puis s'étoffe à l'aide du double voyage physique et psychologique des personnages mais aussi du cheminement temporel de la romancière à travers le siècle, avant de se confirmer dans les confrontations esthétiques que sont les adaptations cinématographiques. La définition du masculin yourcenarien passe par la déconstruction d'une virilité idéalisée et par la rencontre nécessaire avec le miroir du féminin, inévitable voie pour échapper mais l'auteure y échappe-t-elle vraiment? - à l'affrontement archaïque entre les sexes.
Le droit à l'éducation et plus largement les droits de l'enfant reposent sur un socle en droit international consacrant un droit général au "bien-être" de l'enfant. Mais l'effectivité des droits et garanties de première nécessité se heurte encore à des formes de "vulnérabilité sociale" mal surmontées ; pour preuve la situation des mineurs étrangers non accompagnés. Au-delà, la quête du bonheur - versus la réparation du malheur - se laisse abordée pour l'élève scolarisé comme pour l'enfant protégé par une lecture spéciale de certaines branches du droit et politiques publiques. Emerge alors le "préjudice juvénile" en droit de la responsabilité, tout comme le concept de "bienveillance" imprégnant des politiques globales visant l'équilibre de vie des jeunes. Ce droit matériel se présente alors comme un instrument tourné vers la réalisation du bonheur, dans ses dimensions individuelle et collective.
Si le travail dA´Anne-Marie Filaire constitue avant tout un témoignage de sa présence dans des pays où se déroulent conflits et révolutions, elle a choisi de montrer ici des images intimes. Ce cahier signale des moments de sa vie familiale et parisienne entre ses différents voyages. LA´accent est mis sur la nécessité de sA´éloigner pour créer. Ces images intimes signalent les aller-retour, les absences, et la présence auprès de sa famille et définissent sa biographie.
Résumé : La reconstruction a permis aux villes ravagées par la Seconde guerre mondiale de retrouver un visage avenant. Rebâties rapidement sur leurs propres ruines, ces villes de l'après-guerre ont, pour une large part, été conçues " sur mesure ". Mais sur une nouvelle mesure, celle de l'environnement citadin. Plus généralement, les villes se reconstruisent sans cesse sur elles-mêmes pour répondre à des besoins qui évoluent. Les données changent sous l'impulsion d'enjeux renouvelés : l'impératif d'économiser de l'énergie, la révolution numérique, les interconnexions de transport, l'évolution vers un habitat éco responsable. Ancrées dans leur territoire et leur culture, tendant à s'affirmer socialement équitables, économiquement viables et écologiquement soutenables, les villes du xxie se pensent durables ; elles requièrent des architectures adaptées pour répondre aux défis du monde contemporain. Construire et reconstruire la ville est plus que jamais d'actualité. D'où l'enjeu et la nécessité du " sur mesure ". L'ouvrage est conçu au même rythme que le montage de la manifestation, il sera donc disponible sur place à l'ouverture de la biennale le jeudi 22 septembre (pour une mise en librairie plus large début octobre). Il pourra donc bénéficier des retombées médiatiques liées aux nombreux cycles de conférences et débats qui réuniront architectes, urbanistes et paysagistes français et internationaux (Christian de Portzamparc, Michel Desvigne, François Grether, Winy Maas), également des philosophes et écrivains (Laurence Cossé, Maylis de Kerangal, etc.).
Promue " Ville verte " en 2010, puis inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO deux ans plus tard, Rabat était déjà citée comme une " ville-paysage " modèle au début du XXe siècle.Dès la seconde moitié du XIXe siècle, aux États-Unis comme en Europe, espaces libres et jardins publics occupent une place prépondérante dans l'aménagement des villes. Les concepts de parkway américain, de gardencity anglais ou de "système de parcs " en France seront autant de manières d'exprimer et d'expérimenter une nouvelle relation entre la ville et la nature. C'est dans ce cadre que s'est engagée la planification des nouvelles villes marocaines entre 1912 et 1930, période durant laquelle furent réalisés les plans directeurs d'aménagement et d'extension des principales cités du royaume.L'étude des projets paysagers à Rabat, Marrakech, Meknès, Fès et Casablanca permet de mieux comprendre le contexte de création des parcs et jardins publics au Maroc sous le protectorat. Ces jardins, aujourd'hui objets d'une attention particulière (réhabilitations, classements), restaient encore mal connus malgré la renommée internationale d'urbanistes, d'architectes et de paysagistes français tels que Henri Prost, Albert Laprade et Jean Claude Nicolas Forestier.Ode visuelle à l'art des jardins et à la création des villes, l'ouvrage est jalonné de plans historiques inédits, de somptueux dessins et de photographies anciennes. Il a également bénéficié de campagnes de prises de vue photographiques en couleur qui rendent hommage au savoir-faire des grands créateurs de jardins méditerranéens.Prix Spécial du jury du - Prix Redouté 2018Table des matières : IntroductionLa création de la ville-paysage idéale au début du XXIe siècleLa doctrine urbaine du protectorat français au MarocRabat, la ville-paysage idéaleLe jardin d'Essais, jardin d'acclimatation au coeur de la villeLe jardin du Belvédère, vue sur la villeLe quartier-jardin de la RésidenceNouzhat Hassan, ancien jardin du Triangle de vueLes jardins des Oudaïas et de la Mamounia, deux jardins publics en marge du système de parcsLe Chellah, des vestiges historiques au milieu de jardins d'orangeraiesLes espaces libres complétant le système de parcsLa trame verte de liaison : un réseau continu de voies-promenades plantéesMarrakech, cité des grands jardinsMeknès, la ville des oliviersFès, la ville spirituellesCasablanca, une ville tournée vers son port.Prix Spécial du jury du - Prix Redouté 2018
We Archi propose un cadre original pour présenter la production d'un architecte, d'un urbaniste, d'un paysagiste... bref, de tout créateur influent de l'urbanité. L'objet est de révéler sa pensée, sa posture, son engagement militant ou poétique, dans un rapport dynamique à l'éditorial et au graphisme et dans une édition bilingue. We Archi propose un cadre original pour présenter la production d'un architecte, d'un urbaniste, d'un paysagiste... bref, de tout créateur influent de l'urbanité. L'objet est de révéler sa pensée, sa posture, son engagement militant ou poétique, dans un rapport dynamique à l'éditorial et au graphisme et dans une édition bilingue. Méditerranéenne née au Maroc et exerçant à Marseille, Corinne Vezzoni développe une oeuvre qui conjugue la sobriété des Modernes et l'exubérance du Sud. Dans son agence située dans la Cité radieuse de Le Corbusier, elle mène avec ses associés, Pascal Laporte et Maxime Claude, un travail exigeant marqué par deux constantes : l'ouverture aux autres arts et le rapport au mouvement. Corinne Vezzoni a été lauréate du prix Femmes architectes 2015.
Contrairement à d'autres effets du changement climatique qui ne sont pas vécus de manière tangible à grande échelle, l'élévation du niveau de la mer est un indicateur visible et implacable du réchauffement climatique, dont les conséquences se font sentir à l'échelle mondiale. Quelques-uns sont encore sceptiques, mais rien ne permet de nier que l'élévation du niveau de la mer, renforcée par les tempêtes et les ondes de tempête, provoque érosion, inondations, dislocations et entraîne des dommages catastrophiques le long des côtes, et bien à l'intérieur des terres. L'élévation du niveau de la mer est aussi un facteur de déstabilisation des marchés financiers et immobiliers, en particulier à cause du renchérissement des coûts d'assurance. Le livre se présente comme une sorte d'enquête pour montrer, d'une manière frappante et concrète, les perturbations environnementales, économiques et sociales liées à la montée des mers. L'auteur a documenté la côte est américaine (du Maine à la Floride) et le Golfe du Mexique (de la Floride au Texas) à titre d'exemple de notre vulnérabilité au changement climatique. Les images illustrent les différents états des territoires survolés au cours de différentes saisons, avant et après la survenue d'événements météorologiques majeurs (tempêtes, ouragans), lorsque la géographie et le paysage changent de façon spectaculaire. Alex MacLean a établi une liste de thèmes à photographier : les espaces naturels, et leur peuplement désordonné, les moyens de défense publics ou privés, mais aussi les projets d'infrastructure côtière tels que les aéroports, les centrales nucléaires, les autoroutes et les usines de traitement des eaux usées. La liste comprend également des zones naturelles telles que les " forêts fantômes " asphyxiées par les infiltrations d'eau salée. Pour raconter cette histoire, il était aussi important d'équilibrer le récit des risques et des destructions avec une vision plus positive. Le livre fait donc également état des stratégies de résilience comme les systèmes naturels pour dissiper les ondes de tempête, ou les aménagements de parcs et de " terres de conservation " pouvant accepter les eaux de crue sans subir de dégâts durables, toutes stratégies qui ont pour nous valeur d'exemple alors que la prise de conscience du phénomène de la montée des eaux n'est pas encore est loin d'être acquise en Europe. Le livre est introduit par une brillante prise de parole de Bill McKibben, un des acteurs majeurs de l'activisme en faveur du climat.