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Marguerite Yourcenar ou la culture du masculin
Filaire Marc-Jean
LUCIE
26,00 €
Épuisé
EAN :9782353711178
L'évidence du référent masculin dans l'oeuvre de Marguerite Yourcenar a fait son temps, il n'est plus possible de s'en contenter. Comment une femme quia traversé tout le XXe siècle, ses conflits comme ses révolutions, a-t-elle négocié son rapport à l'autre sexe? Au cours de ses voyages et de ses rencontres avec d'autres écrivains, Marguerite Yourcenar s'est confrontée à diverses cultures, qui ont influencé sa conception personnelle du genre et ont peu à peu dessiné une image complexe, transcendant les époques et les différences géographiques, d'une masculinité moins monolithique que l'héroïsme tragique des Marcella, des Plotine et des Sophie: sous la grandeur d'Hadrien, par-delà l'humanisme de Zénon, se révèlent les faiblesses des hommes, leurs désirs troubles, leurs craintes. Les protagonistes ont à faire le deuil de leur réalisation définitive, pris dans les remous des désenchantements idéologiques du XXe siècle. Sont réunis ici des contributions qui interrogent l'image du masculin dans l'oeuvre narrative de Marguerite Yourcenar selon différentes perspectives, afin de cerner cet indicible fluctuant qu'est la représentation fondamentale du sexe dit fort. La description du masculin s'établit d'abord à partir d'une confrontation entre les récits de l'auteure et ceux d'écrivains étrangers, puis s'étoffe à l'aide du double voyage physique et psychologique des personnages mais aussi du cheminement temporel de la romancière à travers le siècle, avant de se confirmer dans les confrontations esthétiques que sont les adaptations cinématographiques. La définition du masculin yourcenarien passe par la déconstruction d'une virilité idéalisée et par la rencontre nécessaire avec le miroir du féminin, inévitable voie pour échapper mais l'auteure y échappe-t-elle vraiment? - à l'affrontement archaïque entre les sexes.
Le droit à l'éducation et plus largement les droits de l'enfant reposent sur un socle en droit international consacrant un droit général au "bien-être" de l'enfant. Mais l'effectivité des droits et garanties de première nécessité se heurte encore à des formes de "vulnérabilité sociale" mal surmontées ; pour preuve la situation des mineurs étrangers non accompagnés. Au-delà, la quête du bonheur - versus la réparation du malheur - se laisse abordée pour l'élève scolarisé comme pour l'enfant protégé par une lecture spéciale de certaines branches du droit et politiques publiques. Emerge alors le "préjudice juvénile" en droit de la responsabilité, tout comme le concept de "bienveillance" imprégnant des politiques globales visant l'équilibre de vie des jeunes. Ce droit matériel se présente alors comme un instrument tourné vers la réalisation du bonheur, dans ses dimensions individuelle et collective.
Quelles images de l'homosexualité le cinéma donne-t-il à voir? Quelles représentations fonde-t-il dans l'esprit des spectateurs? À l'heure du Pacs en France et du mariage gay dans d'autres pays d'Occident, il est pertinent de se demander comment le cinéma a participé à l'évolution des mentalités ou, au contraire, à l'immobilisme idéologique. De Luchino Visconti à Cyril Collard, de Cabaret à Priscilla, de Michel Serrault à Tony Ward, les images des homosexuels au cinéma sont multiples et aucune d'entre elles ne peut se prévaloir de cerner ce qu'est l'homosexualité dans sa totalité. La folle maniérée, le pervers manipulateur et l'adolescent en crise identitaire constituent, certes, les clichés les plus rebattus mais ils ne peuvent suffire à définir l'ensemble des idées sur lesquelles s'est construite l'image d'une sexualité en marge des modèles sociaux. À l'aide d'études filmiques détaillées, cet ouvrage établit une typologie des figures qui ont entretenu jusqu'à nos jours une vision réductrice des homosexuels sans oublier celles, souvent plus discrètes, qui ont subverti les schémas simplificateurs ou dégradants, tout en offrant aux gays les premiers supports de reconnaissance.
Chaque année, 22 millions de tonnes de terre sont excavées pour la construction de la métropole et l'extension des limites de Paris. Notre imaginaire collectif est imprégné de l'image imposante des terrils du Nord-Pas-de-Calais pour visualiser ce que représente le concept de " terres excavées ", comprendre à quelle prégnance visuelle, à quel enjeu environnemental on est possiblement confronté. Mais, ici, ce ne sont pas ici des terres noires extraites des mines de charbon, mais les terres diverses et colorées des soubassements des multiples travaux publics grands-parisiens, particulièrement celles provenant du percement des tunnels du Grand Paris Express. L'enjeu est triple. Tracer, trier, analyser toutes ces terres en mouvement ; rendre fertiles celles qui peuvent l'être ; enfin leur donner une destination en concertation avec les collectivités : parcs, bois, terrains de sport, terres agricoles en ville ou zones de libre développement et de biodiversité dans les champs. Anne-Marie Filaire a choisi de photographier le moment de la réception des terres, en parcourant les huit sites actuellement en gestation dans le Grand Paris. Les instants particuliers où les terres sont déversées et réparties, et où s'esquissent, avec les ingénieurs, les profils paysagers. Elle offre un regard documenté en replaçant les sites dans le cadre du grand paysage, naviguant entre les centaines de camions et les engins de chantier, repassant plusieurs fois pour rendre compte de la vie sur place les jours de boue, de brouillard ou de sécheresse. C'est un travail photographique précieux, qui s'attache à montrer un entre-deux du paysage, avant qu'il n'advienne à nouveau. C'est, dit-elle, " un travail sur l'avenir ". Ses photographies racontent la beauté intrinsèque des sites, la beauté de leur matière brute, lais révèlent aussi leur morphologie. Au-delà des enjeux purement techniques, la somme des terres amassées est aussi, pour un artiste, un objet possiblement poétique, hors du temps, un univers temporaire qui s'effacera pour laisser place à un nouveau paysage. De ce point de vue, c'est aussi un livre d'artiste, qui révèle les nombreuses connexions avec l'art contemporain, en particulier le Land Art.
Filaire Anne-Marie ; Bloch Géraldine ; Bailly Jean
Résumé : Édité à l'occasion d'une exposition au MuCEM de mars à mai 2017, cette monographie révèle l'ampleur et la force de l'oeuvre d'Anne-Marie Filaire. Une oeuvre dense, engagée, aussi rigoureuse qu'emprunte de poésie. C'est 20 ans de travail, de son Auvergne natale jusqu'aux poudrières du Moyen-Orient qui sont présentés ici.
Joseph Rouzel est né en 1949 à Rennes. Premiers poèmes parus dans Ar Vro (la revue des bretons intelligents - sic !) sous le pseudonyme de Cadet d'Armor. Prix de poésie la Maison de la culture de Vichy en 1967. Il a dirigé pendant plusieurs années une maison d'édition, " Cosmose " qui publiait également une revue du même nom. Il a exercé de nombreux métiers, de berger à journaliste, en passant par éducateur. Il exerce aujourd'hui comme psychanalyste et formateur en travail social. Il a publié 15 ouvrages traitant de psychanalyse et travail social chez divers éditeurs. On trouvera ici un recueil de poèmes choisi tout au long de ce parcours d'écriture où les textes tombent comme les copeaux du menuisier, scories et scarifications qui témoignent de ce travail d'usinage intérieur.
Il s'agit avec ce numéro de mettre en lumière les évolutions rapides des recherches, largement interdisciplinaires, consacrées à la littérature et plus largement à la culture dites "populaires". Si la transformation du statut - légitimité, valeur - des fictions médiatiques et des récits de genre semble un fait largement acquis dans la sphère socio-culturelle, cet intérêt plus grand entraîne-t-il des travaux renouvelés et donc, peut-on espérer, l'adaptation ou la mise en place des outils critiques adéquats à leur évaluation ? Ce dossier adoptera une perspective résolument méta-critique : chacun des chercheurs sollicités est invité, dans son domaine de spécialité, à faire le point sur ses pratiques et ses méthodes. Le sommaire contient les contributions de grands spécialistes français et étrangers parmi les plus reconnus du domaine, et donne aussi la parole pour une part significative aux jeunes chercheurs dans un champ dont le dynamisme actuel constitue justement un trait frappant.
Lavaud Martine ; Citti Pierre ; Aziza Claude ; Bli
Le XIXe siècle voit se constituer l'archéologie comme discipline à part entière. Le lien avec la littérature est immédiat, professionnel parfois: en 1834, Mérimée occupe la fonction nouvelle d'inspecteur général des monuments historiques; en 1860, Alexandre Dumas père devient le directeur certes éphémère des fouilles de Pompéi. Flaubert correspond avec l'archéologue Froehner après avoir ressuscité Carthage, Gautier collabore avec l'égyptologue Feydeau pour son Roman de la momie, et nombreux sont les romans qui se penchent sur les derniers jours de Pompéi (Bulwer-Lytton), Byzance ou la Rome décadente. Certains historiens littéraires ont même l'idée de fouiller sous les monuments de la littérature officielle pour faire parler les écrivains méconnus. 21 spécialistes de littérature ou d'histoire ont ici tâché d'exhumer les cas les plus significatifs d'une littérature d'imagination scientifique profondément renouvelée par le modèle archéologique. Biographie de l'auteur Textes rassemblés et présentés par Martine Lavaud, Maître de conférences à l'Université de Nîmes et membre du centre de recherches R.I.R.R.A. 21 (Montpellier III).