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A bâtons rompus. Poèmes 1965-2005
Rouzel Joseph
LUCIE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782353710003
Joseph Rouzel est né en 1949 à Rennes. Premiers poèmes parus dans Ar Vro (la revue des bretons intelligents - sic !) sous le pseudonyme de Cadet d'Armor. Prix de poésie la Maison de la culture de Vichy en 1967. Il a dirigé pendant plusieurs années une maison d'édition, " Cosmose " qui publiait également une revue du même nom. Il a exercé de nombreux métiers, de berger à journaliste, en passant par éducateur. Il exerce aujourd'hui comme psychanalyste et formateur en travail social. Il a publié 15 ouvrages traitant de psychanalyse et travail social chez divers éditeurs. On trouvera ici un recueil de poèmes choisi tout au long de ce parcours d'écriture où les textes tombent comme les copeaux du menuisier, scories et scarifications qui témoignent de ce travail d'usinage intérieur.
Les travailleurs sociaux n?ont pas vraiment tiré les conséquences de cette évidence : l?être humain est un être de parole. C?est dans des paroles échangées que s?ancre avant tout le travail dit social. S?ils ont plus affaire à la personne dont ils sont chargés d?accompagner l?insertion dans la société, ils ne peuvent négliger pour autant le sujet, objet exclusif de la psychanalyse. Le sujet est produit par et dans la parole. Son insertion dans le social est donc à jamais inachevée, et tant mieux ! car le social sans une pratique de la subjectivité, donc de la parole, c?est la terreur.
Les éducateurs oeuvrent comme agents de transmission des principes mêmes de la civilisation. Ils interviennent dans les ratages de cette transmission, auprès d'enfants, d'adolescents, d'adultes, voire de personnes âgées, que la maladie, l'injustice, les malheurs de la vie ont relégués dans les institutions où ils exercent. Ils interviennent, dans un savoir-faire du quotidien et de la relation, en cet endroit précis où il s'agit d'appareiller la brutalité de la pulsion aux nécessités du vivre ensemble. Travail d'insertion au sens noble. La pulsion est définie par Freud comme "le représentant psychique des excitations, issues de l'intérieur du corps et parvenant au psychisme, comme une mesure de l'exigence de travail qui est imposée au psychique en conséquence de sa liaison au corporel". En effet l'homme ne s'auto-éduque pas. Pour grandir et prendre sa place parmi les autres il y faut l'intervention d'un tiers. Les éducateurs font partie de ces "autres", au même titre que les éducateurs naturels que sont les parents, ou culturels que sont les enseignants. Ils sont chargés de transmettre l'essence même de l'humain, ce qui échappe aux lois du marché : la dignité humaine.
Les psychotiques, dits «malades mentaux» ou encore «handicapés», en grandes souffrances d'insertion sociale et relationnelle, stigmatisés comme criminels en puissance par des discours politiques irresponsables, se retrouvent un peu partout dans le champ traditionnel du travail social: en IME, en ITEP, en MECS, etc., pour les plus jeunes, en CHRS, en ESAT, ou dans divers services sociaux pour les adultes. Les professionnels du champ socio-éducatif, habitués à d'autres populations, sont bouleversés dans leurs savoirs et leur savoir-faire.Dans quel monde vit un psychotique? Quelle est la logique interne à la psychose? Comment aborder et accompagner les sujets qui en souffrent et embarquent les éducateurs dans une relation transférentielle souvent massive? Comment ouvrir des espaces de médiations socio-éducatives qui prennent en compte l'accompagnement d'un sujet dans toute sa singularité, sans vouloir le faire taire à coups de médications ou de rééducation?En référence à la psychanalyse qui a beaucoup contribué à améliorer les pratiques de soin, Joseph Rouzel propose un repérage, à la fois clinique et théorique, indispensable dans l'accompagnement socio-éducatif des personnes psychotiques.Joseph Rouzel est éducateur spécialisé, psychanalyste, directeur de l'Institut européen psychanalyse et travail social de Montpellier.
La fin de l'Etat providence et des politiques sociales qu'il rendait possible est l'occasion d'un retour en force de "la psychologie positive" dans l'accompagnement des populations fragiles. La relation d'aide a de fait une histoire ancienne, et notamment aux Etats-Unis, où l'individu est tenu pour seul responsable de la réussite de son développement. L'usager étant désormais d'abord un citoyen (avec ses droits... et ses devoirs), il n'est plus tant question de compenser, voire soigner, ses fragilités, que de l'aider à se réaliser. L'ouvrage pend acte de ce tournant en travail social. Il replace ces nouvelles pratiques dans le contexte de l'approche classique, sociale et psychanalytique, de l'accompagnement en action sociale, pour en noter les apports positifs, et pour proposer des garde-fous afin de se prémunir de dérives graves.
Quand on habite entre Nîmes et Vidourle, on peut s'étonner de l'oubli dans lequel est tombé Guillaume de Nogaret, un Languedocien aussi éminent que contesté. Sa place de premier plan auprès de Philippe le Bel est largement due au rôle qu'il a joué dans la solution de litiges concernant notre région, rôle qui lui a permis de faire apprécier ses mérites par son souverain. Celui-ci, n'oubliant ni les origines de son collaborateur ni ses liens avec la faculté de droit de Montpellier, a su voir tout l'intérêt que présenterait pour lui un meilleur ancrage de Nogaret dans sa province natale. Il lui confia donc la charge de juge-mage de la sénéchaussée de Beaucaire avant de lui attribuer les seigneuries de Calvisson, Marsillargues et Manduel, ainsi que des droits seigneuriaux dans une trentaine de villages autour de Nîmes avant d'en faire son garde du sceau. Nogaret sut s'intéresser à la gestion de ses biens et y procéder à des investissements, même si ses activités ne lui permettaient pas de séjourner régulièrement en Languedoc. Et pourtant, son rôle aussi bien local que national n'a guère encore été étudié ou n'a fait l'objet que d'études peu accessibles à un public non spécialisé, pour lequel Nogaret est trop souvent limité à son action dans les affaires d'Anagni et de l'Ordre du Temple. Les fondateurs de l'association Guillaume de Nogaret, histoire médiévale en Bas-Languedoc ont pensé qu'une étude plus approfondie de l'oeuvre du chancelier de Philippe le Bel était particulièrement opportune. Le colloque dont nous publions aujourd'hui les actes est le fruit de cette démarche.
Résumé : La peinture de Pierre Soulages est d'une grande maîtrise technique et en même temps, elle semble souvent rechercher le point de rupture, l'accident. Comment Soulages peut-il à la fois vouloir l'accident et chercher la maîtrise technique dans un minimalisme rigoureux qui devrait définitivement l'écarter ? Quelle ruse, quelle stratégie met-il en place dans cette aventure de l'accident ? On peut identifier différentes formes d'accidents dans son oeuvre : l'accident en gravure lorsqu'il troue la plaque de cuivre, l'accident de la démarche lorsqu'il découvre l'outrenoir en peinture en 1979, l'accident du chromatisme dans ses vitraux de Conques, ou encore l'accident de surface qui anime ses toiles et fait vibrer la lumière. Dans cet usage heuristique de l'accident, exemplifié et amplifié, c'est une conception renouvelée de la liberté créatrice qui apparaît chez Soulages.