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Villes-paysages du Maroc. Rabat, Marrakech, Meknès, Fès, Casablanca
Bennani Moumia
DOMINIQUE CARRE
39,00 €
Épuisé
EAN :9782373680331
Promue " Ville verte " en 2010, puis inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO deux ans plus tard, Rabat était déjà citée comme une " ville-paysage " modèle au début du XXe siècle.Dès la seconde moitié du XIXe siècle, aux États-Unis comme en Europe, espaces libres et jardins publics occupent une place prépondérante dans l'aménagement des villes. Les concepts de parkway américain, de gardencity anglais ou de "système de parcs " en France seront autant de manières d'exprimer et d'expérimenter une nouvelle relation entre la ville et la nature. C'est dans ce cadre que s'est engagée la planification des nouvelles villes marocaines entre 1912 et 1930, période durant laquelle furent réalisés les plans directeurs d'aménagement et d'extension des principales cités du royaume.L'étude des projets paysagers à Rabat, Marrakech, Meknès, Fès et Casablanca permet de mieux comprendre le contexte de création des parcs et jardins publics au Maroc sous le protectorat. Ces jardins, aujourd'hui objets d'une attention particulière (réhabilitations, classements), restaient encore mal connus malgré la renommée internationale d'urbanistes, d'architectes et de paysagistes français tels que Henri Prost, Albert Laprade et Jean Claude Nicolas Forestier.Ode visuelle à l'art des jardins et à la création des villes, l'ouvrage est jalonné de plans historiques inédits, de somptueux dessins et de photographies anciennes. Il a également bénéficié de campagnes de prises de vue photographiques en couleur qui rendent hommage au savoir-faire des grands créateurs de jardins méditerranéens.Prix Spécial du jury du - Prix Redouté 2018Table des matières : IntroductionLa création de la ville-paysage idéale au début du XXIe siècleLa doctrine urbaine du protectorat français au MarocRabat, la ville-paysage idéaleLe jardin d'Essais, jardin d'acclimatation au coeur de la villeLe jardin du Belvédère, vue sur la villeLe quartier-jardin de la RésidenceNouzhat Hassan, ancien jardin du Triangle de vueLes jardins des Oudaïas et de la Mamounia, deux jardins publics en marge du système de parcsLe Chellah, des vestiges historiques au milieu de jardins d'orangeraiesLes espaces libres complétant le système de parcsLa trame verte de liaison : un réseau continu de voies-promenades plantéesMarrakech, cité des grands jardinsMeknès, la ville des oliviersFès, la ville spirituellesCasablanca, une ville tournée vers son port.Prix Spécial du jury du - Prix Redouté 2018
Le Maroc ? Un royaume où un roi toujours doté d'une divine baraka se joue des complots et des oppositions ? Un monde où tout change, des sigles de partis aux ruses du pouvoir, pour que rien ne change ? Sens commun séduisant... ou plutôt clichés que Mounia Bennani-Chraïbi secoue au fil de ce livre qui renouvelle l'histoire politique du pays. Une enquête de longue haleine qui remet en énigme des luttes politiques violentes ou larvées. Une problématique qui ne dissocie jamais dynamiques protestataires et logiques partisanes. Une profondeur historique qui aide à comprendre comment le passé affecte les luttes actuelles.
Associé souvent aux tissus d'habitat anciens et aux constructions insalubres, l'habitat menaçant ruine au Maroc constitue aujourd'hui un phénomène de plus en plus important. Ce livre analyse l'approche des pouvoirs publics quant à sa présentation, sa définition, son identification, son diagnostic ainsi que son traitement. Au-delà des édifices anciens et de l'habitat non réglementaire, il touche d'autres types d'édifices dans des quartiers ne retenant a priori pas l'attention des pouvoirs publics concernés. La notion demeure encore mal cernée, car elle concerne un phénomène qui dépasse les effondrements ponctuels pour revêtir une dimension évolutive et dynamique.
Dans cet ouvrage qui constitue la première histoire de la psychanalyse au Maghreb, l'auteur fait appel à la mémoire, celle des traces écrites et du témoignage, l'enjeu étant la transmission du projet freudien dans une partie du monde qui offre des résistances, certes, mais qui montre et suscite un intérêt croissant pour l'extension de la psychanalyse. Les traces et les archives du passé qui sous-tendent la pratique psychanalytique dans un pays constituent un héritage que l'auteur refuse de dénier, ou de refouler, mais qu'il déconstruit avant de se le réapproprier
Résumé : Cette thèse contribue à une sociologie historique du surgissement révolutionnaire en Egypte. Le surgissement révolutionnaire renvoie à une séquence d'interactions dont l'issue, contingente, peut donner lieu à un basculement général de l'ordre politique et amorcer ce faisant un processus de changement de régime. Afin de rendre compte des mécanismes concrets dont sont faites ces séquences, cette recherche se fonde sur l'étude des engagements de révolutionnaires et de novices dans la deuxième ville d'Egypte, Alexandrie, lors de la "révolution du 25 janvier 2011" . Elle examine dans le détail les dilemmes pratiques et les microdécisions qui, pouvant paraître au départ comme marginaux, finissent par avoir des conséquences disproportionnées, mettant fin à un régime autoritaire vieux de plusieurs décennies. Faisant usage d'une multitude de sources et de données (entretiens, observations, traces numériques, revues de presse, corpus de photographies et de vidéos), cette thèse permet ainsi de renouveler notre compréhension des phénomènes révolutionnaires et de la manière dont ils émergent. Mais aussi, en contraste, à la manière dont peuvent s'opérer des sorties de crise et des processus de stabilisation politique. Plus précisément, on y voit comment, à rebours des analyses globalisantes et réifiantes des processus révolutionnaires, on ne peut comprendre la dynamique d'émergence d'une crise sans en revenir aux paramètres situationnels et, surtout, aux dynamiques locales de chaque cas. Par ailleurs, en focalisant l'attention sur la ville d'Alexandrie, cette thèse contribue à ouvrir un chantier de recherche sur cette grande métropole méditerranéenne qui reste sous-étudiée.
Résumé : Ce livre est un mélange de situations spontanées. Son maître mot - identité - est illustré dans des contextes géographiques très différents, où est née une métaculture populaire, profondément enracinée, qui est à la fois un pied de nez à la culture coloniale ou occidentale et la source d'une grande créativité. Le fil rouge est tissé des nombreuses interviews réalisées au cours de ses différents voyages par Daniele Tamagni, interviews qui rendent compte de façon personnelle des modes de vie, des styles et des rêves d'une autre identité, de la part des sujets photographiés. En choisissant des pays ou des villes loin du contexte habituel de la mode, le livre donne un aperçu du phénomène de globalisation des styles, mais aussi de la résistance et de la préservation des traditions. Le livre détaille le quotidien de différentes populations dont le rapport à la mode est signe d'un activisme créatif et joyeux créatif. Les rockers du Botswana, les hipsters de Johannesburg, les dandys du Congo, les lutteuses de Bolivie, la jeunesse cubaine bling-bling, tous sont photographiés et se racontent dans la consciences de leur univers marginal dont ils veulent se démarquer. Etre à la mode, se déguiser, est un outil plantaire d'identité. Le livre vise à offrir un large éventail de pratiques urbaines, sans exclusion d'aucun aspect en termes de race, de sexe, d'âge ou de zones géographiques. Les gens sont dépeints dans différentes situations et contextes mais photographiés comme ils apparaissent naturellement dans un mélange des portraits posés, des portraits en mouvement et de détails. Les couleurs vives sont une des clés communes. Chaque chapitre est introduit par un écrivain (journaliste, chercheur) qui a été au contact de chacune des communautés. Tous racontent la multiplicité des relations et des contradictions à l'oeuvre : l'élégance vs kitsch, luxe / consumérisme vs pauvreté, tradition vs modernité, transformation vs uniformité, l'individuel / particularité vs généralité, originalité vs stéréotype.
Résumé : Le dialogue entre professionnels et étudiants est une donnée pédagogique essentielle dans de nombreux pays, mais il reste exceptionnel dans l'enseignement supérieur français. D'où le grand intérêt porté à la démarche des " Ateliers de création urbaine " initiés par la région Île-de-France depuis 2008. Il s'agissait de réunir des étudiants en fin de cycle et de les confronter aux enjeux urbains régionaux, tout en leur laissant une entière liberté d'expression et de jugement. Il en est sorti un éventail très large de contributions, parfois optimistes, parfois sombres, voire catastrophistes. La richesse des propositions repose sur l'hétérogénéité des équipes, aux profils de cursus très différents (universités, écoles d'architecture et de paysage, mais aussi écoles de design, de commerce et de sciences politiques). Le livre Panorama offre une sorte de digest de toutes ces propositions réunies autour des thématiques récurrentes au cours des 6 sessions : les territoires interstitiels et délaissés, les nouvelles formes de commerce possible liées à l'eau ou aux circuits courts, les nouvelles formes d'agriculture urbaine, les gares réaménagées comme de véritables quartiers de ville, etc. Dans un des textes du livre, l'architecte Yves Lion se remémore l'extraordinaire convivialité ? la dimension théâtrale, même ? et la spontanéité qui ont présidé à tout ce travail et mené à un panel de propositions quelquefois des plus iconoclastes, comme la construction de tours de 1000 mètres de haut pour densifier les villes, la montée des eaux vue comme une opportunité à saisir, les robots appelés à gérer les supermarchés en zone sensible, entre autres. L'effervescence était réelle, les contingences oubliées, d'où l'extrême dynamisme intellectuel et graphique dont ce livre rend compte.
Résumé : La reconstruction a permis aux villes ravagées par la Seconde guerre mondiale de retrouver un visage avenant. Rebâties rapidement sur leurs propres ruines, ces villes de l'après-guerre ont, pour une large part, été conçues " sur mesure ". Mais sur une nouvelle mesure, celle de l'environnement citadin. Plus généralement, les villes se reconstruisent sans cesse sur elles-mêmes pour répondre à des besoins qui évoluent. Les données changent sous l'impulsion d'enjeux renouvelés : l'impératif d'économiser de l'énergie, la révolution numérique, les interconnexions de transport, l'évolution vers un habitat éco responsable. Ancrées dans leur territoire et leur culture, tendant à s'affirmer socialement équitables, économiquement viables et écologiquement soutenables, les villes du xxie se pensent durables ; elles requièrent des architectures adaptées pour répondre aux défis du monde contemporain. Construire et reconstruire la ville est plus que jamais d'actualité. D'où l'enjeu et la nécessité du " sur mesure ". L'ouvrage est conçu au même rythme que le montage de la manifestation, il sera donc disponible sur place à l'ouverture de la biennale le jeudi 22 septembre (pour une mise en librairie plus large début octobre). Il pourra donc bénéficier des retombées médiatiques liées aux nombreux cycles de conférences et débats qui réuniront architectes, urbanistes et paysagistes français et internationaux (Christian de Portzamparc, Michel Desvigne, François Grether, Winy Maas), également des philosophes et écrivains (Laurence Cossé, Maylis de Kerangal, etc.).
Résumé : Le livre raconte, à ceux qui y travaillent aussi bien qu'au public averti, l'extraordinaire histoire et les enjeux actuels de ce site phare du grand Paris. Mais il est aussi question de s'adresser à un public plus large associations, habitants du plateau, étudiants des écoles implantées et public scientifique particulièrement alerté par le passé universitaire prestigieux du plateau de Saclay et la pléiade d'illustres chercheurs qui y ont travaillé. Paris-Saclay est un cas exemplaire d'une OIN (Opération d'intérêt national) qui réunit autant de facteurs originaux : un site en réseau qui mêle institutions universitaires publiques et privées dans le cadre d'un Campus ouvert, des laboratoires de recherche (CEA, CNRS, etc.) et des grandes entreprises (Thalès, EDF, PSA, etc) ; un travail en profondeur mené avec les habitants ; une inscription du projet dans différentes échelles, depuis celle des exploitations agricoles et des communes implantées sur le plateau jusqu'à l'échelle du Grand Paris et de l'Arc Express. Dans un style encyclopédique (de "A" comme Agriculture jusqu'à "V" comme Sciences du vivant), le livre défend une approche pédagogique et fait le récit d'une aventure humaine et scientifique entamée dans les années 1960 avec ses épisodes et ses acteurs clés. L'auteur raconte avec virtuosité toutes les richesses de ce territoire emblématique de la recherche française "remonter le fil des histoires enfouies sous l'amnésie de l'action quotidienne", selon la formule de Pierre Veltz. Une seconde partie retrace l'histoire de l'opération à travers celle de ses bâtiments et de ses aménagements pour faire découvrir les idées et les actions qui mènent le projet d'aménagement (désenclavement culturel et géographique, espaces publics, équipements et architectures). Les deux parties sont complétées par une chronologie et une liste large des sources et des indications de lecture complémentaire. L'ouvrage, à la fois érudit et riche d'anecdotes, donne l'occasion de montrer que l'histoire d'un lieu est motrice d'un projet et qu'il existe une communauté de destin entre les opérateurs et les utilisateurs.