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Petite ensaclaypédie
Veltz Pierre
DOMINIQUE CARRE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782373680089
Le livre raconte, à ceux qui y travaillent aussi bien qu'au public averti, l'extraordinaire histoire et les enjeux actuels de ce site phare du grand Paris. Mais il est aussi question de s'adresser à un public plus large associations, habitants du plateau, étudiants des écoles implantées et public scientifique particulièrement alerté par le passé universitaire prestigieux du plateau de Saclay et la pléiade d'illustres chercheurs qui y ont travaillé. Paris-Saclay est un cas exemplaire d'une OIN (Opération d'intérêt national) qui réunit autant de facteurs originaux : un site en réseau qui mêle institutions universitaires publiques et privées dans le cadre d'un Campus ouvert, des laboratoires de recherche (CEA, CNRS, etc.) et des grandes entreprises (Thalès, EDF, PSA, etc) ; un travail en profondeur mené avec les habitants ; une inscription du projet dans différentes échelles, depuis celle des exploitations agricoles et des communes implantées sur le plateau jusqu'à l'échelle du Grand Paris et de l'Arc Express. Dans un style encyclopédique (de "A" comme Agriculture jusqu'à "V" comme Sciences du vivant), le livre défend une approche pédagogique et fait le récit d'une aventure humaine et scientifique entamée dans les années 1960 avec ses épisodes et ses acteurs clés. L'auteur raconte avec virtuosité toutes les richesses de ce territoire emblématique de la recherche française "remonter le fil des histoires enfouies sous l'amnésie de l'action quotidienne", selon la formule de Pierre Veltz. Une seconde partie retrace l'histoire de l'opération à travers celle de ses bâtiments et de ses aménagements pour faire découvrir les idées et les actions qui mènent le projet d'aménagement (désenclavement culturel et géographique, espaces publics, équipements et architectures). Les deux parties sont complétées par une chronologie et une liste large des sources et des indications de lecture complémentaire. L'ouvrage, à la fois érudit et riche d'anecdotes, donne l'occasion de montrer que l'histoire d'un lieu est motrice d'un projet et qu'il existe une communauté de destin entre les opérateurs et les utilisateurs.
Economie, écologie, territoires : Pierre Veltz poursuit et actualise dans cet essai son exploration de notre monde turbulent, mariant une approche fine des univers techniques et une vision socio-économique de grande ampleur. Le sujet qui va dominer les décennies à venir est celui de la crise écologique. Mais les récits du futur sont extrêmement divergents. Partant de ce constat, l'ouvrage esquisse nos avenirs possibles, autour d'une question centrale qui est celle du devenir de l'industrie. Entre ceux qui prônent le micro-localisme et ceux qui pensent géopolitique, entre ceux qui rêvent de permaculture généralisée et ceux qui ne voient le salut que dans la high-tech, les lignes de fracture sont profondes. Mais partout, dans la jeunesse, monte la demande de sens. Où allons-nous, où voulons-nous aller ensemble ? Et aussi : qu'attendons-nous pour engager vraiment le grand chantier et soigner notre dépression collective par l'action ?
Pierre Veltz est socio-économiste. Il enseigne à Sciences Po et à l'École des Ponts. Il dirige l'Institut des hautes études de développement et d'aménagement des territoires européens (IHEDATE). Il a notamment publié Mondialisation, Villes et Territoires. L'économie d'archipel, PUF22005; Le Nouveau Monde industriel, Gallimard, 2000; Des lieux et des liens, Éditions de l'Aube, 2002.
Pour la seconde fois depuis 1945, la société française vit une sorte de révolution. Mais alors que dans le profond remodelage des Trente Glorieuses se déployait une modernisation dont les champs de force étaient clairement dessinés, la mutation actuelle déstabilise parce qu'elle apparaît éclatée et sans issue nettement perceptible. En contrepoint des grandes transformations économiques et institutionnelles, Pierre Veltz décrit ici ce basculement comme l'apparition d'un nouvel univers industriel, en s'attachant à ce qu'il appelle les "formes élémentaires" de la vie économique: nouvelles manières de travailler, de produire, d'innover, d'échanger. Ni la vague technologique ni la diffusion du nouvel esprit néo-libéral ne suffisent à rendre compte de ces changements, qui entrent en résonance avec de multiples facettes de la vie sociale, au travail comme dans les autres sphères de l'existence. Il s'agit bien de l'émergence d'un monde différent: un nouvel univers non seulement technique, mais moral, qui engendre une énorme anxiété, mais qui rencontre aussi des aspirations fondamentales de l'individualisme moderne, tels l'exigence d'autonomie et le désir de limitation des engagements. Une postface inédite revisite ces analyses, avec huit ans de recul, pour les ajuster et les étayer plus encore. Biographie: Pierre Veltz enseigne à l'École des ponts et à Sciences Po Paris. Il est notamment l'auteur de Mondialisation, villes et territoires (Paris, PUF, 2005), de Faut-il sauver les grandes écoles? De la culture de la sélection à la culture de l'innovation (Paris, Presses de Sciences Po, 2007) et de La Grande Transition (Paris, Ed. du Seuil, 2008).
Jodidio Philip ; Pérez Annie ; Milverton Henry ; M
Résumé : L'histoire d'Architecture-Studio commence à Paris, en 1973. La naissance de l'agence est fortement associée aux courants majeurs qui ont agité l'univers de l'architecture dans la France des années 1970. Les premiers associés ont participé, avec Jean Nouvel, au mouvement Mars 76, qui dénonçait la rigidité corporatiste de l'architecture et de l'urbanisme, imputée à la mise en place de la Charte d'Athènes par Le Corbusier, en 1943. Ce mouvement visait également à encourager l'implication des habitants dans la conception de leur environnement résidentiel et architectural. Le studio emploie aujourd'hui environ 200 personnes, encadrées par ses 12 associés. L'équipe, qui rassemble 25 nationalités, se compose d'architectes, d'urbanistes, de designers et d'architectes d'intérieur. L'Institut du Monde Arabe à Paris, le Parlement Européen de Strasbourg, le masterplan de l'Exposition Universelle de Shanghai en 2010 et l'église Notre-Dame de l'Arche d'Alliance à Paris figurent parmi les réalisations les plus célèbres d'Architecture-Studio qui, plus récemment, a également pris en charge la réhabilitation de la Maison de la Radio et du Campus de Jussieu à Paris. Installée à Paris près de la Bastille, l'agence possède désormais des bureaux à Shanghai, Pékin, Venise et Saint-Pétersbourg. Ces dernières années, Architecture-Studio a renforcé sa présence sur la scène internationale, en particulier en Chine et au Moyen-Orient. Le centre culturel régional de Jinan, la Fondation Onassis à Athènes, la tour de l'Hôtel Rotana à Amman, le centre culturel de Mascate au Sultanat d'Oman, et le Théâtre National du Bahreïn comptent parmi les derniers grands projets d'Architecture-Studio.
Résumé : La reconstruction a permis aux villes ravagées par la Seconde guerre mondiale de retrouver un visage avenant. Rebâties rapidement sur leurs propres ruines, ces villes de l'après-guerre ont, pour une large part, été conçues " sur mesure ". Mais sur une nouvelle mesure, celle de l'environnement citadin. Plus généralement, les villes se reconstruisent sans cesse sur elles-mêmes pour répondre à des besoins qui évoluent. Les données changent sous l'impulsion d'enjeux renouvelés : l'impératif d'économiser de l'énergie, la révolution numérique, les interconnexions de transport, l'évolution vers un habitat éco responsable. Ancrées dans leur territoire et leur culture, tendant à s'affirmer socialement équitables, économiquement viables et écologiquement soutenables, les villes du xxie se pensent durables ; elles requièrent des architectures adaptées pour répondre aux défis du monde contemporain. Construire et reconstruire la ville est plus que jamais d'actualité. D'où l'enjeu et la nécessité du " sur mesure ". L'ouvrage est conçu au même rythme que le montage de la manifestation, il sera donc disponible sur place à l'ouverture de la biennale le jeudi 22 septembre (pour une mise en librairie plus large début octobre). Il pourra donc bénéficier des retombées médiatiques liées aux nombreux cycles de conférences et débats qui réuniront architectes, urbanistes et paysagistes français et internationaux (Christian de Portzamparc, Michel Desvigne, François Grether, Winy Maas), également des philosophes et écrivains (Laurence Cossé, Maylis de Kerangal, etc.).
Résumé : Le dialogue entre professionnels et étudiants est une donnée pédagogique essentielle dans de nombreux pays, mais il reste exceptionnel dans l'enseignement supérieur français. D'où le grand intérêt porté à la démarche des " Ateliers de création urbaine " initiés par la région Île-de-France depuis 2008. Il s'agissait de réunir des étudiants en fin de cycle et de les confronter aux enjeux urbains régionaux, tout en leur laissant une entière liberté d'expression et de jugement. Il en est sorti un éventail très large de contributions, parfois optimistes, parfois sombres, voire catastrophistes. La richesse des propositions repose sur l'hétérogénéité des équipes, aux profils de cursus très différents (universités, écoles d'architecture et de paysage, mais aussi écoles de design, de commerce et de sciences politiques). Le livre Panorama offre une sorte de digest de toutes ces propositions réunies autour des thématiques récurrentes au cours des 6 sessions : les territoires interstitiels et délaissés, les nouvelles formes de commerce possible liées à l'eau ou aux circuits courts, les nouvelles formes d'agriculture urbaine, les gares réaménagées comme de véritables quartiers de ville, etc. Dans un des textes du livre, l'architecte Yves Lion se remémore l'extraordinaire convivialité ? la dimension théâtrale, même ? et la spontanéité qui ont présidé à tout ce travail et mené à un panel de propositions quelquefois des plus iconoclastes, comme la construction de tours de 1000 mètres de haut pour densifier les villes, la montée des eaux vue comme une opportunité à saisir, les robots appelés à gérer les supermarchés en zone sensible, entre autres. L'effervescence était réelle, les contingences oubliées, d'où l'extrême dynamisme intellectuel et graphique dont ce livre rend compte.
Il est des cartes qui disent non. Des cartes radicales, qui dévoilent et dénoncent, qui protestent. Pour comprendre ces cartes rebelles, leur fonctionnement, leurs forces, leurs possibilités, ce livre entreprend un voyage d'exploration au c?ur de la création cartographique. Que se passe-t-il exactement quand nous élaborons une carte, qu'elle soit radicale, expérimentale (on parle aussi de cartographie critique ou de contre-cartographie) ou conventionnelle ? Quelles intentions président à sa fabrication et à sa mise en oeuvre ?La première fonction des cartes est de nous aider à nous repérer dans l'espace et à nous déplacer d'un point à un autre. Elles permettent aux bateaux de naviguer et aux avions de voler. Avec des cartes, on fait la guerre, puis éventuellement la paix. Elles sont aussi de formidables machines à rêves, qui façonnent notre image du monde, en fixent la mémoire et finissent par fabriquer notre réalité. Qu'est-ce qui motive cet acte très particulier de mise en forme symbolique du monde, de Strabon à l'anarchiste Élisée Reclus, de la bénédictine Hildegard von Bingen à l'explorateur Alexander von Humboldt, des portulans à la carte d'état-major ? Quelle part de fantaisie créatrice, quelle part de fantasme faustien d'une possible maîtrise de notre environnement, quelle part de sincérité scientifique sont-elles à l'oeuvre ?Entre l'émergence de la cartographie thématique audacieuse de l'ingénieur Charles-Joseph Minard, ou celle des designers d'information Otto et Marie Neurath, et l'approche sémiologique conceptuelle de Jacques Bertin, se situe un point de rupture avec les conventions de la représentation cartographique. Un point libérateur qui a ouvert le champ de l'expérimentation et rendu possible la démocratisation des cartes. Autour des années 1900, le sociologue W. E. B. du Bois et son équipe inventaient de nouvelles façons graphiques de représenter des données statistiques sur la situation des personnes noires aux États-Unis. Quelque soixante ans plus tard, c'était pour dénoncer le même racisme culturel et économique qu'un petit institut de géographie de Détroit, animé par William Bunge et Gwendolyn Warren, donnait ses contours à ce qui deviendra la géographie radicale : une géographie engagée.Alors, le rapport à l'objet carte change. S'opère une prise de conscience quant à son usage et à ses possibilités. La cartographie radicale va spatialiser les données économiques et sociales, produire des cartes délibérément politiques qui montrent et dénoncent les situations d'inégalités de vie et de droits, les compromissions politico-économiques, les accaparements de terres, la destruction des milieux par l'agro-industrie, la pollution de la planète et tout ce qui hypothèque, d'une façon ou d'une autre, le bonheur et l'avenir de l'humanité. Les cartes, qui jouent traditionnellement le jeu du pouvoir, se font outils de la contestation et instruments d'émancipation politique et sociale quand la société civile se les approprie. Politique, art et science entrent alors en dialogue permanent pour proposer une image non convenue et libre du monde.Prix Georges Erhard de la Société de géographie, 2022Table des matières : Prologue1. Quel monde !Dess(e)insLe spectacle du mondeTrois conceptsDistorsions2. La face du mondeUn monde systémiqueCirculationsCartographier la complexité3. La carte comme volontéLe geste cartographiqueLa plume et le pouvoirTransformer l'espaceLes cartes " si "4. Sous la carteLa liberté des cartographesScience, com' ou propagande ?5. La fabrique du mondeLa réalité par les cartesOù sont les femmes ?6. L'autre regardPourquoi faire autrement ?Contre-cartographierUne affaire de polis7. Géométries. Le laboratoireUne science des formesÉlaborations8. De l'artLe musée aime les cartes radicalesL'objet du débatL'art de la carteÉpilogueAnnexes.Prix Georges Erhard de la Société de géographie, 2022