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Comment penser la folie ? Essai pour une méthode
Fierens Christian
ERES
20,50 €
Épuisé
EAN :9782749204840
Comment penser la folie ? Cette question conditionne et prédétermine sans doute tout traitement de la psychose, que ce traitement soit sociologique ou psychologique, médical ou politique. Elle concerne d'abord toute personne qui voudra bien reconnaître, au moins à titre de possibilité, son propre grain de folie. Qui n'a jamais perçu une sensation sans fondement dans la réalité ? Qui n'a jamais conçu un argument sans rapport avec la réalité ? Qui n'a jamais voulu un acte qui défiait toute réalité ? Comment penser ces écarts de la perception, ces absurdités de l'intelligence et ces extravagances de la volonté, qui sont susceptibles de se présenter chez chacun ? Comment en parler si ces folies défient le fonctionnement de toutes ces facultés ? Comment pourrait-on se fier au bon sens pour guider la parole si le grain de folie germe déjà dans un coin perdu du bon sens ? Construit sur un fond philosophique (Kant, Hegel) et psychanalytique (Freud, Lacan), cet essai a pour ambition d'articuler la pensée sans oublier les confins où elle côtoie la déraison, et la folie sans oublier qu'elle est le propre de l'être pensant.
Le voeu de Lacan était d'être lu "convenablement". Le pari est tenu à partir de L'Étourdit, l'un de ses textes les plus difficiles. Ecrit par Lacan à l'âge de soixante et onze ans, au sommet de son expérience, ce texte resserre l'ensemble de son travail. On y retrouvera le signifiant et la topologie, le retour à Freud et les quatre discours, l'absence de rapport sexuel et la structure, les formules de la sexuation et l'interprétation, etc. D'une part, la lecture d'un ouvrage si complexe veut saisir l'architecture générale qui relie ces différents domaines. D'autre part, il s'agira de lire de phrase en phrase, dans le mot à mot, la lettre pour lettre et de restituer tous les chaînons nécessaires à la compréhension. Ce n'est qu'au fil de cette lecture minutieuse que le lecteur s'aperçoit du chemin qu'il parcourt: la structure générale du discours de l'analyste est en même temps l'architecture de L'Etourdit. Biographie de l'auteur Christian FIERENS exerce la psychanalyse à Tervuren près de Bruxelles et est membre du Questionnement psychanalytique. Neuropsychiatre et docteur en psychologie, il enseigne au Centre d'Etudes sur la Psychanalyse de l'Université Libre de Bruxelles.
Plaisir, plaisir, plaisir. Toute motivation se réduirait au plaisir, à la recherche de plaisir. Attention, attention, attention. Tout plaisir risque d'être entravé en réalité. Pour comprendre le principe de jouissance comme proprement éthique (inconscient et psychanalyse), le livre s'appuie sur une lecture détaillée et croisée d'une part de Kant et de sa Critique de la raison pratique, d'autre part de Lacan et de son Kant avec Sade.
Quatre concepts fondamentaux, des concepts freudiens des plus classiques inconscient, répétition, transfert, pulsion. C'est encore une fois par un retour à Freud que Lacan inaugure dans ce séminaire XI une nouvelle étape de son enseignement. Loin d'être des cases intellectuelles où ranger le matériel clinique, ces concepts valent comme processus de pensée nécessaires pour toute psychanalyse. Pas de psychanalyse possible sans l'acte de penser "inconscient", "répétition", "transfert" et "pulsion". Alors que les premiers séminaires se construisaient sur la base du symbolique — la psychanalyse n'est-elle pas un exercice de parole ? -, ici l'exposition dépend d'abord de la panne de la parole. C'est l'abrupt du réel qui cause ces quatre processus. C'est l'abrupt du réel qui fait fonctionner les concepts comme questions. C'est l'abrupt du réel qui les relance. C'est l'abrupt du réel qui les noue en une topologie où apparaissent les concepts lacaniens (le réel, le sujet, l'objet a, ...) éclairant d'un jour nouveau les concepts freudiens. C'est un élargissement formidable de la perspective. L'inconscient prend une dimension éthique qui n'est pas sans soutenir le trou radical dans le savoir. La répétition met en jeu le réel de la rencontre inattendue. La pulsion est abordée par le biais de l'objet regard, ce qui n'est pas sans convoquer l'entreprise du tableau et de la peinture en général. Le transfert se dessine à partir de l'objet a, l'invention de Lacan. La transcription de ce cours reprend les articulations de ce séminaire, en montre les nécessités et les conséquences, pour la psychanalyse certes, mais aussi pour tout qui veut se laisser questionner dans son éthique de création et de pensée.
Ce cours reprend les articulations du séminaire XVIII de Lacan, il en montre les nécessités et les conséquences pour la psychanalyse et pour tout qui veut se laisser questionner dans le discours où il se trouve engagé. Chaque discours se pose à partir d'un semblant, semblant de maitre, semblant d'universitaire, semblant d'analyste, semblant d'hystérique, mais aussi semblant de travailleur, semblant d'étudiant, semblant d'analysant, semblant de partenaire. Comment se retrouver dans tous ces faux-semblants ? La pratique de la lettre et de l'écrit (Lituraterre) donne la méthode. On y lira, entre autres, comment la théorie des discours conduit aux formules phalliques de la sexuation.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.