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Lecture de l'étourdit. Lacan 1972
Fierens Christian
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782747529853
Le voeu de Lacan était d'être lu "convenablement". Le pari est tenu à partir de L'Étourdit, l'un de ses textes les plus difficiles. Ecrit par Lacan à l'âge de soixante et onze ans, au sommet de son expérience, ce texte resserre l'ensemble de son travail. On y retrouvera le signifiant et la topologie, le retour à Freud et les quatre discours, l'absence de rapport sexuel et la structure, les formules de la sexuation et l'interprétation, etc. D'une part, la lecture d'un ouvrage si complexe veut saisir l'architecture générale qui relie ces différents domaines. D'autre part, il s'agira de lire de phrase en phrase, dans le mot à mot, la lettre pour lettre et de restituer tous les chaînons nécessaires à la compréhension. Ce n'est qu'au fil de cette lecture minutieuse que le lecteur s'aperçoit du chemin qu'il parcourt: la structure générale du discours de l'analyste est en même temps l'architecture de L'Etourdit. Biographie de l'auteur Christian FIERENS exerce la psychanalyse à Tervuren près de Bruxelles et est membre du Questionnement psychanalytique. Neuropsychiatre et docteur en psychologie, il enseigne au Centre d'Etudes sur la Psychanalyse de l'Université Libre de Bruxelles.
Comment penser la folie ? Cette question conditionne et prédétermine sans doute tout traitement de la psychose, que ce traitement soit sociologique ou psychologique, médical ou politique. Elle concerne d'abord toute personne qui voudra bien reconnaître, au moins à titre de possibilité, son propre grain de folie. Qui n'a jamais perçu une sensation sans fondement dans la réalité ? Qui n'a jamais conçu un argument sans rapport avec la réalité ? Qui n'a jamais voulu un acte qui défiait toute réalité ? Comment penser ces écarts de la perception, ces absurdités de l'intelligence et ces extravagances de la volonté, qui sont susceptibles de se présenter chez chacun ? Comment en parler si ces folies défient le fonctionnement de toutes ces facultés ? Comment pourrait-on se fier au bon sens pour guider la parole si le grain de folie germe déjà dans un coin perdu du bon sens ? Construit sur un fond philosophique (Kant, Hegel) et psychanalytique (Freud, Lacan), cet essai a pour ambition d'articuler la pensée sans oublier les confins où elle côtoie la déraison, et la folie sans oublier qu'elle est le propre de l'être pensant.
Dans cette deuxième lecture de L'étourdit de Jacques Lacan, l'auteur s'engage dans l'interprétation du même texte. Il le fait parler au-delà de lui-mêmeL'étourdit traite essentiellement du discours psychanalytique. Il remet radicalement en question le « prétendu analyste ». Le discours psychanalytique n'est pas le discours tenu par l'analyste. L'effacement de l'analyste introduit une révision complète des grands axes de la psychanalyse, une nouvelle lecture des formules phalliques de la sexuation, une nouvelle portée de la castration et de la coupure en général, une critique du groupe analytique, une nouvelle conception de l'interprétation et du transfert.
La psychanalyse existe-t-elle ? Si oui, quelle est sa consistance ? Ni son extension socioculturelle, ni l'amoncellement des vignettes cliniques ne répondent de la psychanalyse. Le livre met entre parenthèses ces deux perspectives au profit d'un travail sur la logique propre de l'inconscient. Qu'est-ce que l'inconscient ? Pour répondre à la question, la psychanalyse ne se donne qu'une seule méthode : l'association libre. L'analysant est la mise en acte de l'association libre. Mais comment marche ce sujet défini par l'association libre ? A quatre pattes le matin, à deux le midi, à trois le soir ? OEdipe peut bien y retrouver l'homme, l'analysant quant à lui dépend bien plus d'une logique que d'une schématisation oedipienne. Le psychanalyste devra se défaire de bien des préjugés pour pouvoir porter la pratique de l'association libre. Il devra se défaire de la démarche diagnostique pour entendre l'analysant comme exceptionnel. Il devra se défaire de toutes les schématisations rassurantes pour ouvrir le champ de la parole. Il devra remettre en question ses conceptions de la psychose et de la négation. C'est à ce prix seulement que la logique de l'inconscient pourra se différencier d'une logique de connaissance de la réalité, pour ouvrir une pratique du signifiant qui produit un sujet toujours nouveau. Car le signifiant n'est pas un indice des choses. Il crée la différence à partir du même. Puisé dans une langue, il s'emploie à toujours dire autre chose. Cette déformation continuelle du signifiant, cette différence diachronique est la grammaire de l'inconscient. Elle impliquera toute une logique.
Christian Fierens exerce la psychanalyse à Tervuren près de Bruxelles; il est membre du Questionnement psychanalytique, docteur en psychologie et psychiatre de formation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.