Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La voie du Christ, 3
Fédou Michel
CERF
37,40 €
Épuisé
EAN :9782204109185
Les Pères latins sont connus pour leurs discussions passionnées sur la grâce et la liberté depuis Pélage et Augustin. Une réputation qui occulte la place originale qu'ils ont également donnée à la réflexion christologique. Après deux volumes sur la christologie des IIe-IIIe siècles et sur celle des Pères grecs du ive au viiie siècle, Michel Fédou étudie ici les contributions que les Pères latins ont apportées à la réflexion sur le Christ dans la seconde moitié de l'époque patristique. D'Hilaire à Augustin, cette réflexion s'est approfondie dans le cadre des controverses avec l'arianisme, à l'occasion de conflits avec la religion romaine, de discussions avec le néoplatonisme ou d'oppositions au manichéisme. Dans les décennies qui suivirent la mort d'Augustin, la christologie fut marquée par les débats sur l'universalitédu salut offert par le Christ, puis par la controverse avec le "monophysisme" l'ouvrage met en évidence, sur ce dernier point, la contribution décisive du pape Léon. Dans cette époque de violentes mutations politiques et culturelles, on suivra l'évolution de la christologie en Italie mais aussi en Afrique du Nord, en Gaule et en Espagne. Un héritage essentiel à la théologie contemporaine. C'est en historien magistral que Michel Fédou restitue cette page de la doctrine. Mais c'est en théologien contemporain qu'il en révèle toute l'actualité. Michel Fédou, membre de la Compagnie de Jésus, est professeur de patristique et de théologie dogmatique au Centre Sèvres - Facultés jésuites de Paris.
Résumé : Dès les origines, les chrétiens eurent à rendre compte de leur foi au Christ dans un monde marqué par une grande diversité de pratiques, de croyances, de doctrines, de sagesses, de spiritualités - en un mot, par tout l'éventail de ce que nous appelons aujourd'hui des traditions culturelles et religieuses. Le présent ouvrage se propose d'étudier sous cet angle la littérature du christianisme ancien. Certes, il serait nécessaire d'aborder notre question à travers le Nouveau Testament lui-même (qui, à son tour, ne peut être lu hors de sa relation avec le Premier Testament) ; au demeurant, la lecture proposée ici des textes patristiques présupposera toujours l'autorité de l'Ecriture, source première de toute théologie chrétienne. Il est cependant légitime d'aborder le sujet par les écrits postérieurs au Ier siècle, non seulement parce que l'interprétation des textes scripturaires doit tenir compte de décisions ecclésiales qui ont été prises après la rédaction des écrits néo-testamentaires, mais plus précisément parce que la réflexion sur le Christ s'est entre autres développée, dans les siècles de l'époque patristique, à travers de multiples confrontations avec les croyances représentées tout autour du Bassin méditerranéen et même au-delà de celui-ci. C'est donc à cette époque patristique que s'intéressera ce livre - tout au moins à la première moitié de la période, celle qui s'étend des premières décennies du IIe siècle au début du IVe siècle. Selon ses propres termes, le projet de Michel Fédou n'est pas tant de faire une histoire du dogme christologique mais plutôt de " rendre attentif à la genèse et au développement des théologies du Christ dans le contexte des traditions culturelles et religieuses du monde ancien ".
Comment rendre compte de la foi en Jésus comme " Fils de Dieu " ? En quoi les paroles et les actes de Jésus révélaient-ils son identité ? Comment comprendre le sens de sa mort et de sa résurrection ? A ces questions et bien d'autres, Michel Fédou apporte son éclairage inestimable.
Résumé : Accroche D'où vient le Credo ? Quel est son sens ? Cet ouvrage aidera à mieux comprendre les énoncés du Symbole des Apôtres et du Symbole de Nicée-Constantinople. Il ouvrira un chemin pour approfondir ce qui est le coeur même de la foi chrétienne, et pour disposer ainsi à rendre compte de cette foi dans le monde d'aujourd'hui. Présentation Le livre a son origine dans un cycle de conférences co-organisé par le Centre Sèvres - Facultés jésuites de Paris, l'Eglise Saint-Ignace et la plateforme "Magis" . Ces conférences, données par divers intervenants, s'inscrivaient dans le cadre d'un parcours d' "initiation à la théologie" . Elles ont débuté en février 2020 et devaient se poursuivre jusqu'en avril 2020 ; les trois dernières (sur l'Esprit Saint, l'Eglise et la foi en la résurrection) ont dû être annulées en raison du Covid 19, mais elles ont donné lieu à des vidéos qui sont disponibles sur "youtube" . Le présent recueil réunit en tout cas l'ensemble des textes, y compris ceux qui n'ont pu faire l'objet d'une présentation orale. On s'est efforcé de respecter autant que possible le style et le ton de chaque exposé, tout en apportant les quelques remaniements que nécessitait la publication. Bio des auteurs : Henri Aubert, jésuite, ancien chapelain de l'église Saint-Ignace à Paris. Miguel Roland-Gosselin est jésuite Claire-Anne Baudin est enseignante en théologie fondamentale et dogmatique, docteur en théologie, Licence de philosophie (Paris X Nanterre), Licence en sciences de l'éducation. Claude Philippe est jésuite, directeur de la Maison Magis Paris depuis septembre 2017. Michel Fédou, jésuite français, auteur de nombreux ouvrages, est professeur de patristique et de théologie dogmatique aux Facultés jésuites de Paris. François Euvé est jésuite, docteur en théologie, ancien élève de l'ENS (Cachan), agrégé de physique, professeur de théologie fondamentale et dogmatique. Rédacteur en chef de la revue Etudes, membre du Conseil de rédaction des Recherches de Science Religieuse, membre du Conseil de la Fondation Teilhard de Chardin. Genevière Comeau est xavière, agrégée de grammaire, docteur en théologie, professeur de théologie, responsable du bulletin "Théologie des religions" pour la revue Recherches de Science Religieuse. Etienne Grieu est jésuite, docteur en théologie, agrégé de géographie, ancien élève de l'ENS (Fontenay-Saint-Cloud), professeur de théologie, Recteur du Centre Sèvres.
Résumé : Un petit livre pour montrer que les difficultés liées aux dogmes reposent sur des malentendus et que, bien compris, les dogmes sont au contraire essentiels à la vie de l'Eglise. Il faut reconnaître que, pour beaucoup, la notion de dogme fait difficulté... Il est d'ailleurs révélateur que l'adjectif " dogmatique " ait parfois une connotation péjorative. Quoi qu'il en soit du mot lui-même, les dogmes chrétiens suscitent parfois incompréhension ou même hostilité. Tantôt ils paraissent difficiles à comprendre, sinon obscurs. Tantôt aussi ils sont perçus comme exerçant une contrainte indue : l'Eglise, pense-t-on, imposerait des " vérités à croire " au lieu de respecter la liberté... D'aucuns risquent de trouver là prétexte à quitter cette Eglise, ou, tout au moins, de s'affranchir des dogmes pour s'en tenir à l'Evangile. Le présent livre voudrait montrer que ces difficultés reposent sur des malentendus et que, bien compris, les dogmes sont au contraire essentiels à la vie de l'Eglise. Pour ce faire, un premier chapitre retracera la genèse et l'histoire de la notion de dogme, depuis le Nouveau Testament jusqu'au concile Vatican II. Les chapitres 2 et 3 présenteront les principaux dogmes. Le chapitre 4 recueillera les apports de théologiens qui, au 20e siècle, ont réfléchi sur les dogmes et sur la façon de les interpréter. Le chapitre 5 montrera ensuite comment la question des dogmes bénéficie désormais de travaux menés dans des contextes spécifiques : ceux des théologies de la libération, du dialogue oecuménique et des recherches sur l'inculturation. Enfin, la conclusion s'efforcera de ressaisir l'ensemble du parcours en précisant la signification des dogmes, la manière de se rapporter à eux, et les conditions ou exigences de leur crédibilité dans le monde actuel.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.