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Christianisme et religions païennes dans le Contre-Celse d'Origène
Fédou Michel
BEAUCHESNE
53,00 €
Épuisé
EAN :9782701012124
Les débats actuels sur les religions invitent à faire mémoire de ce qu'a été, dans les premiers siècles de notre ère, la confrontation du christianisme avec les pratiques et les croyances du monde païen. L'auteur aborde sous cet angle le Contre Celse, cette grande apologie qu'Origène composa vers le milieu du IIIè siècle en réponse au Discours véritable du philosophe Celse. L'ouvrage étudié comporte nombre de références à des mythes, à des cultes, à diverses représentations de la relation au divin ; il fallait donc élucider ces références, en les replaçant dans leur contexte et en s'appuyant sur les acquis récents des sciences religieuses. Il importait également de préciser la pensée de Celse, grâce aux extraits du Discours véritable qui nous sont parvenus par Origène lui-même. La visée principale du travail était néanmoins de mettre en lumière la réponse du chrétien au païen, et, à travers elle, de dégager son intelligence théologique du rapport entre le christianisme et les traditions religieuses de l'humanité. Une première partie évoque le "conflit des croyances" , qui est souvent lié à une religion particulière ("grecque" ou "barbare"), mais qui est aussi soulevé par les débats sur le syncrétisme et sur la nature d'un vrai monothéisme. Une deuxième partie s'attache au "conflit des pratiques" , celles-ci recouvrant à la fois des actes cultuels (comme la vénération des images) et d'autres phénomènes religieux ou "para-religieux" (tels que la magie et la divination). Une troisième partie permet alors, sur la base des analyses antérieures, de saisir le débat du Contre Celse comme un "conflit des interprétations" . La pensée d'Origène s'éclaire surtout par sa compréhension du rapport aux traditions, par sa lecture de l'histoire religieuse et par sa conception du "logos" . L'ouvrage suggère finalement l'intérêt d'une telle pensée pour la réflexion contemporaine en théologie des religions.
Vatican II est le premier Concile qui ait consacré des textes spécifiques au problème des religions: les Déclarations Nostra Aetate et Dignitatis Humanae. Nostra Aetote préconise une nouvelle attitude de l'Église vis-à-vis des autres croyants. Dignitatis Humanae formule le droit fondamental de la liberté religieuse. D'autres documents de Vatican II contiennent également des passages importants sur les religions, en particulier Lumen Gentium, Gaudium et Spes et Ad Gentes. Le livre montre aussi quelle a été la postérité de l'enseignement conciliaire: sa réception dans la vie de l'Eglise, les débats théologiques auxquels il a donné lieu, les interventions des papes à propos du dialogue interreligieux et de la liberté religieuse. L'importance des problèmes aujourd'hui posés par les religions ne fait que confirmer la justesse de l'intuition qui a présidé aux textes conciliaires. Le livre montre en conclusion que les évolutions survenues depuis les années 1960 ne portent nullement atteinte à l'enseignement de Vatican II mais permettent de se le réapproprier dans toute sa profondeur et, parfois même, de lui découvrir des résonances nouvelles.
Il peut sembler bien ambitieux de proposer une synthèse sur les théologiens jésuites du XVIe siècle jusqu'à nos jours. N'est-il pas d'emblée évident que les courants qu'ils représentent sont multiformes ? Cet ouvrage le montre avec précision : la distance apparaît considérable entre les controverses d'un Bellarmin et les réflexions sur le dialogue oecuménique ou interreligieux; entre les traités d'un Suarez sur la Somme théologique et les écrits d'Henri de Lubac ou de Karl Rahner ; entre les problèmes agités dans le cadre de la crise janséniste et ceux qui l'ont été à l'époque de Vatican II ; entre l'apologétique des XVIIIe-XIXe siècles et les ouvertures à la culture moderne et à la mondialisation ; entre les questionnements européens, américains, africains et asiatiques... Sans doute faut-il chercher l'inspiration commune des théologiens jésuites dans les Exercices spirituels. D'où l'importance qu'ils ont donnée aux débats sur la grâce et la liberté, ainsi qu'à la réflexion sur le Christ. Et puis, dans la diversité même de leurs expressions, ces théologiens ont toujours voulu oeuvrer "avec l'Eglise" et "dans l'Eglise".
On entend parfois dire que "toutes les religions se valent". Le chrétien peut-il donc être ouvert aux autres religions sans tomber dans un tel relativisme ? A l'inverse, peut-il affirmer ses propres convictions sans faire preuve d'intolérance à l'égard des autres croyants ? Ces questions sont plus actuelles que jamais, et le livre de Michel Fédou le montre en rappelant d'abord les débats suscités par la déclaration de Vatican Il sur les religions non chrétiennes et par la rencontre d'Assise en 1986 ainsi que les débats liés au phénomène du pluralisme religieux et au développement des "syncrétismes". Mais elles exigent aussi d'être enracinées dans l'histoire. C'est pourquoi l'auteur commence son enquête par la période patristique et médiévale : quelle était la position des Pères de l'Église sur les religions de leur temps, quelle place la chrétienté médiévale fait-elle aux religions non chrétiennes, que signifiait le fameux adage "hors de l'Eglise point de salut" ? L'auteur montre ensuite comment la question des religions a rebondi à l'époque moderne, d'abord grâce aux conséquences de l'expérience missionnaire, puis sous l'influence des sciences religieuses qui se sont développées à partir du XIXe siècle. Il est alors possible de mieux comprendre, sur et fond d'histoire ancienne et récente, les diverses orientations de la théologie contemporaine : c'est ce que l'auteur propose sous la forme d'un inventaire et d'une évaluation des principales positions qui ont été soutenues au xxe siècle, depuis "l'exclusivisme" habituellement associé au nom de Karl Barth jusqu'aux courants "pluralistes" de notre époque, en passant par la position dite "inclusiviste" et par La fameuse thèse de Karl Rahner sur les "chrétiens anonymes". M. Fédou tente enfin, dans le dernier chapitre, de proposer des "points de repère" qui puissent guider le chrétien dans sa manière d'aborder aujourd'hui la difficile mais nécessaire confrontation du christianisme avec les autres religions.
Résumé : Quel est le sens de la foi en Jésus-Christ ? Le questionnement autour de l'identité du Jésus de la foi traverse l'histoire de l'Eglise et en dessine même le visage. Des graves controverses qui ont frôlé l'hérésie aux grandes études christologiques, la raison cherche à percer un mystère divin. Ce livre dresse un panorama historique du cheminement des hommes qui cherchent à dire leur Dieu et récapitule les mille et unes représentations de Jésus dans l'histoire. Des Pères de l'Eglise aux auteurs médiévaux, d'Irénée de Lyon à Nicolas de Cues en passant par Augustin et Thomas d'Aquin, ce sont les grandes intuitions de l'intelligence humaine qui sont ici présentées, comme leurs vacillements lors de la Réforme protestante ou dans ses échanges avec la philosophie moderne. Voici une fresque monumentale qui fait aussi une belle part aux grands théologiens du XXe siècle comme aux grands penseurs contemporains d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie qui ouvrent la christologie à l'universalité.
Henri Cazelles, sulpicien, un des maîtres les plus connus de l'exégèse française, énonce quelques règles de sagesse pour une lecture actuelle de l'Ancien Testament. Claude Geffré, dominicain, pose des questions dont notre réflexion sur le dogme catholique ne saurait faire l'économie. Pierre-André Liégé, dominicain, doyen de la Faculté, expose le statut de la théologie pastorale. Jacques Audinet, prêtre, directeur de l'Institut supérieur de pastorale catéchétique relié à la Faculté, présente les requêtes du sociologue en matière pastorale. René Simon, salésien, responsable du département de morale, montre quelques-uns des problèmes les plus urgents qui renouvellent de nos jours les formes et les méthodes de travail chez les moralistes. Eglise que dis-tu de toi-même ? La grande question conciliaire ne cesse de se répercuter dans les institutions où la vie en Eglise se pense et se transforme dans la mouvance de Vatican II. Présenter la réalité de cette recherche, avec ses limites et ses incertitudes mais aussi ses promesses d'avenir, tel est le propos de ce premier volume de la collection Le Point théologique, dirigée par CHARLES KANNENGIESSER.
Résumé : Successeur de la méthode de J. Wenham, qui avait aidé des générations d'étudiants à apprendre le grec, ce manuel a été entièrement renouvelé par Jeremy Duff. Se fondant exclusivement sur le grec biblique et ne supposant aucune connaissance préalable de cette langue, ce livre permet, au bout d'une vingtaine de leçons, de pouvoir lire le Nouveau Testament dans le texte. Cette nouvelle version est plus pédagogique que celle qui la précède. Adoptant les techniques d'apprentissage des langues vivantes, elle introduit les éléments grammaticaux au fur et à mesure de la progression des leçons : cela permet au débutant de traduire dès les premières leçons des phrases issues du Nouveau Testament L'ouvrage a été considérablement adapté pour le mettre à la disposition du public français. D'une part, le manuel se fonde sur la grammaire du français. D'autre part, il a été largement récrit afin de correspondre aux habitudes universitaires françaises. De nombreux concepts grammaticaux ont été introduits, le grec a été systématiquement accentué, l'ordonnancement de certains chapitres a été revu pour qu'ils répondent aux habitudes d'apprentissage de l'enseignement du grec.
Cet ouvrage, résultat d'une recherche théorique et clinique de plus de quinze ans, propose un regard nouveau sur la clinique de la psychose maniaco-dépressive, en apportant des notions originales concernant le déclenchement et l'évolution du délire à l'oeuvre dans cette pathologie ainsi que les aspects essentiels de son étiologie. Nous pouvons désormais nous référer à des termes nouveaux: forclusion maniaque (forclusion à caractère altruiste d'un aspect mortel de la fonction paternelle, dont l'acte suicidaire est le point de perspective); délire de mort, défini comme l'ensemble délirant propre à la psychose maniaco-dépressive; facteurs blancs, pivot d'une théorie originale sur le déclenchement. Les facteurs blancs réactualisent la valeur vide et suicidaire de la forclusion maniaque du Nom-du-Père et sont impliqués dans le déclenchement. Partant de situations négatives - pertes, ruptures, deuils, ruines financières ou modifications radicales des conditions habituelles de vie -, ils représentent des événements à valeur de nuisance qui demeurent pourtant vides de toute valeur de nuisance. Ils produisent des espaces vides dans le déroulement de la chaîne signifiante, laquelle est censée représenter un à un, de manière enchaînée et selon une logique propre, les événements cruciaux d'une vie. Ce livre est destiné aux praticiens (psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychothérapeutes), aux chercheurs (enseignants, érudits, étudiants) en psychopathologie, ainsi qu'aux patients et aux familles confrontés aux questions et aux problématiques posées par les troubles bipolaires maniaco-dépressifs, les mélancolies anxieuses, les tendances suicidaires, les deuils pathologiques et, dans une certaine mesure, les troubles de l'alimentation.