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Jésus Christ au fil des siècles. Une histoire de la christologie
Fédou Michel
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204125659
Quel est le sens de la foi en Jésus-Christ ? Le questionnement autour de l'identité du Jésus de la foi traverse l'histoire de l'Eglise et en dessine même le visage. Des graves controverses qui ont frôlé l'hérésie aux grandes études christologiques, la raison cherche à percer un mystère divin. Ce livre dresse un panorama historique du cheminement des hommes qui cherchent à dire leur Dieu et récapitule les mille et unes représentations de Jésus dans l'histoire. Des Pères de l'Eglise aux auteurs médiévaux, d'Irénée de Lyon à Nicolas de Cues en passant par Augustin et Thomas d'Aquin, ce sont les grandes intuitions de l'intelligence humaine qui sont ici présentées, comme leurs vacillements lors de la Réforme protestante ou dans ses échanges avec la philosophie moderne. Voici une fresque monumentale qui fait aussi une belle part aux grands théologiens du XXe siècle comme aux grands penseurs contemporains d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie qui ouvrent la christologie à l'universalité.
Résumé : Dès les origines, les chrétiens eurent à rendre compte de leur foi au Christ dans un monde marqué par une grande diversité de pratiques, de croyances, de doctrines, de sagesses, de spiritualités - en un mot, par tout l'éventail de ce que nous appelons aujourd'hui des traditions culturelles et religieuses. Le présent ouvrage se propose d'étudier sous cet angle la littérature du christianisme ancien. Certes, il serait nécessaire d'aborder notre question à travers le Nouveau Testament lui-même (qui, à son tour, ne peut être lu hors de sa relation avec le Premier Testament) ; au demeurant, la lecture proposée ici des textes patristiques présupposera toujours l'autorité de l'Ecriture, source première de toute théologie chrétienne. Il est cependant légitime d'aborder le sujet par les écrits postérieurs au Ier siècle, non seulement parce que l'interprétation des textes scripturaires doit tenir compte de décisions ecclésiales qui ont été prises après la rédaction des écrits néo-testamentaires, mais plus précisément parce que la réflexion sur le Christ s'est entre autres développée, dans les siècles de l'époque patristique, à travers de multiples confrontations avec les croyances représentées tout autour du Bassin méditerranéen et même au-delà de celui-ci. C'est donc à cette époque patristique que s'intéressera ce livre - tout au moins à la première moitié de la période, celle qui s'étend des premières décennies du IIe siècle au début du IVe siècle. Selon ses propres termes, le projet de Michel Fédou n'est pas tant de faire une histoire du dogme christologique mais plutôt de " rendre attentif à la genèse et au développement des théologies du Christ dans le contexte des traditions culturelles et religieuses du monde ancien ".
Vatican II est le premier Concile qui ait consacré des textes spécifiques au problème des religions: les Déclarations Nostra Aetate et Dignitatis Humanae. Nostra Aetote préconise une nouvelle attitude de l'Église vis-à-vis des autres croyants. Dignitatis Humanae formule le droit fondamental de la liberté religieuse. D'autres documents de Vatican II contiennent également des passages importants sur les religions, en particulier Lumen Gentium, Gaudium et Spes et Ad Gentes. Le livre montre aussi quelle a été la postérité de l'enseignement conciliaire: sa réception dans la vie de l'Eglise, les débats théologiques auxquels il a donné lieu, les interventions des papes à propos du dialogue interreligieux et de la liberté religieuse. L'importance des problèmes aujourd'hui posés par les religions ne fait que confirmer la justesse de l'intuition qui a présidé aux textes conciliaires. Le livre montre en conclusion que les évolutions survenues depuis les années 1960 ne portent nullement atteinte à l'enseignement de Vatican II mais permettent de se le réapproprier dans toute sa profondeur et, parfois même, de lui découvrir des résonances nouvelles.
Comment rendre compte de la foi en Jésus comme " Fils de Dieu " ? En quoi les paroles et les actes de Jésus révélaient-ils son identité ? Comment comprendre le sens de sa mort et de sa résurrection ? A ces questions et bien d'autres, Michel Fédou apporte son éclairage inestimable.
Il peut sembler bien ambitieux de proposer une synthèse sur les théologiens jésuites du XVIe siècle jusqu'à nos jours. N'est-il pas d'emblée évident que les courants qu'ils représentent sont multiformes ? Cet ouvrage le montre avec précision : la distance apparaît considérable entre les controverses d'un Bellarmin et les réflexions sur le dialogue oecuménique ou interreligieux; entre les traités d'un Suarez sur la Somme théologique et les écrits d'Henri de Lubac ou de Karl Rahner ; entre les problèmes agités dans le cadre de la crise janséniste et ceux qui l'ont été à l'époque de Vatican II ; entre l'apologétique des XVIIIe-XIXe siècles et les ouvertures à la culture moderne et à la mondialisation ; entre les questionnements européens, américains, africains et asiatiques... Sans doute faut-il chercher l'inspiration commune des théologiens jésuites dans les Exercices spirituels. D'où l'importance qu'ils ont donnée aux débats sur la grâce et la liberté, ainsi qu'à la réflexion sur le Christ. Et puis, dans la diversité même de leurs expressions, ces théologiens ont toujours voulu oeuvrer "avec l'Eglise" et "dans l'Eglise".
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.