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L'apparition du livre
Febvre Lucien ; Martin Henri-Jean
ALBIN MICHEL
24,55 €
Épuisé
EAN :9782226106896
En 1958 était publié, sous la signature conjointe de Lucien Febvre et Henri-Jean Martin, L'apparition du livre. Ecrit par Henri-Jean Martin sous l'inspiration de Lucien Febvre, cet ouvrage va devenir très vite un classique et provoquer une véritable révolution. Pour la première fois, la naissance et la diffusion du livre étaient analysées dans toutes leurs dimensions: intellectuelle, culturelle, économique, sociale, esthétique. Les hommes, les ateliers typographiques, l'invention des caractères, l'édition des textes, la mise en pages, tous ces points se voyaient éclairés à travers une grande histoire sociale. Ce fut l'acte de naissance d'un nouveau regard historique sur le livre qui n'a cessé depuis de se renouveler. Frédéric Barbier, directeur d'études à l'E.P.H.E., assure la postface de cette réédition qui vise à comprendre le travail commun de Lucien Febvre et Henri-Jean Martin et à montrer l'extraordinaire fécondité de leur ouvrage.
Ce recueil essentiel publié chez Armand Colin en 1952 propose trente-trois articles écrits entre 1906 et 1952 par le co-fondateur avec Marc Bloch des Annales. Lucien Febvre y développe sa vision d'ensemble du champ de l'Histoire et propose de précieux conseils de méthode et y affirme sa dimension pluridisciplinaires (géographie, sociologie, linguistique, philosophie...) en proposant 11 portraits de grandes figures de ces différentes disciplines. Le grand historien y définit l'Histoire "comme un besoin de l'humanité, le besoin qu'éprouve chaque groupe humain, à chaque moment de son évolution, de chercher et de mettre en valeur dans le passé les faits, les événements, les tendances qui préparent le temps présent, qui permettent de le comprendre et qui aident à le vivre. [Il faut pour cela] recomposer la mentalité des hommes d'autrefois ; se mettre dans leur tête, dans leur peau, dans leur cervelle pour comprendre ce qu'ils furent, ce qu'ils voulurent, ce qu'ils accomplirent".
Publié en 1928, ce premier ouvrage rencontra un large écho et fut plusieurs fois réédité sans modifications ultérieures si ce n'est une mise à jour de la bibliographie. Il décrit un Luther novateur, soucieux de retrouver les bases spirituelles perdues, selon lui, d'une Eglise chrétienne traditionnelle dont la hiérarchie étouffait la foi de ses fidèles. Mais aussi un Luther qui "n'avait rien d'un bâtisseur épris de durée" qui a "accompli le schisme sans rétablir l'unité, affaibli et diminué matériellement l'Eglise catholique, créé des conditions propices à la naissance de sectes innombrables, provoqué la discussion par des laïcs de questions religieuses", et ce faisant, précurseur involontaire des libres penseurs des siècles ultérieurs. Biographie de l'auteur Lucien Febvre (1878-1956) fut professeur au Collège de France. Il fonda, avec Marcel Bloch en 1929 les Annales d'histoire économique et sociale, dont l'influence fut déterminante dans les études historiques en France.
Ce livre n'est pas un livre d'histoire, mais un événement historique : il se place au centre du grand tournant méthodologique du début du XXe siècle concernant le problème des rapports entre la géographie, la sociologie et l'histoire. Lucien Febvre établit un dialogue, d'abord sur les mérites et sur les erreurs des grands géographes et des grands sociologues du début du XXe siècle, auxquels on cherche à faire entendre raison. Dialogue sur les climats, leurs modifications, leur importance ; sur les montagnes, les plaines et les plateaux, qui sont des réalités moins simples qu'il ne paraît, sur les îles, les oasis, les "paysages" . Dialogue sur les moeurs des chasseurs, pêcheurs, pasteurs, cultivateurs, - sur les nomades et les sédentaires. Sur les Etats, les frontières "naturelles" , les routes, les villes... Lucien Febvre établit un travail d'orientation, de réflexion critique sur l'énorme question des rapports du sol et des sociétés humaines, en transposant le problème dans le temps, pour se demander quelles déterminations - ou quelles prédéterminations - la terre habitable impose en ses diverses parties à l'Histoire. Toute la vie des hommes, toute l'activité multiple des hommes, des groupes humains, des sociétés humaines se trouve étudiée méthodiquement, rationnellement, en fonction du milieu géographique.
En trente leçons, l'auteur montre comment Michelet invente la Renaissance : convergence de voyages en Italie, de drames personnels et d'un nouveau regard porté sur le Moyen Age qu'il dénonce, en 1840, comme factice, et sur l'avènement d'une méthode neuve pour une histoire totale.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.