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La Licorne N° 124/2017 : Promenade et flânerie : vers une poétique de l'essai entre les XVIIIe et XI
Farrugia Guilhem ; Loubier Pierre ; Parmentier Mar
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753552197
Au cours du XVIIIe siècle, la promenade devient une pratique habituelle, d'abord comme passe-temps social, ensuite comme activité solitaire et rêveuse. Les écrivains s'approprient alors cette pratique, et les pensées ou rêveries qu'elle suscite, pour les raconter ou les décrire. La réflexion collective dont ce volume se fait l'écho est partie de l'intuition que cette nouvelle habitude de déplacement dans l'espace ? déplacement sans but, gratuit, et à pied ? a influencé d'un même mouvement les modes de pensée et les modes d'écriture. On s'intéresse ici à la diffusion concrète du modèle pérégrin proposé par Rousseau dans des textes oubliés par la généalogie de l'essai : si ceux-ci n'ont pas laissé de véritables traces dans l'imaginaire du genre, ils n'en ont pas moins contribué à créer et à répandre des pratiques d'écriture et des postures d'écrivain, qui ont sans aucun doute joué un rôle fondamental dans la constitution progressive d'une écriture essayiste, avant l'institution du genre.
Farrugia Francis ; Mouchtouris Antigone ; Schurman
Cet ouvrage rend compte des derniers travaux émanant des recherches menées par notre groupe dans le cadre du Réseau thématique Sociologie de la connaissance de l'Association française de sociologie et du Comité de recherche de même nom, créé par Georges Gurvitch en 1957, au sein de l'Association internationale des sociologues de langue française. Ces recherches prolongent celles qui ont fait l'objet en 2018 d'un livre collectif intitulé La pensée des sociologues. Catégorisation, classification, identification, différenciation et reconnaissance. Un palier plus profond est ici exploré par les différents contributeurs de cet ouvrage, mettant à jour un certain nombre de concepts-outils innovants oeuvrant au coeur de la pratique sociologique. Il y est question d'itinéraire d'expérience, de déplacement noétique, de temporalité de la réception et de kinesis (Antigone Mouchtouris) ; de méconnaissance, d'ignorance et de sociologie de la méconnaissance (Marie-Noëlle Schurmans) ; d'oubli de l'histoire et de mode intellectuelle (Bernard Valade) ; de figuration, refiguration, et configuration (Gilles Verpraet) ; de transduction, syndrome narratif, écart herméneutique et épistémologie différentielle (Francis Farrugia).
Farrugia Francis ; Badot Pierre-Marie ; Charmillot
Ni les faits ne sont tout à fait ce qu'ils sont, ni le langage ne dit exactement ce qu'il dit. En conséquence l'interprétation est requise pour qui se soucie de " savoir ". Les sciences humaines n'échappent pas à cette obligation de déterminer la nature, le statut, la fonction et les limites de l'interprétation. Il faut toujours chercher le sens " d'en-dessous ", ce que les Grecs nommaient allegoria. Toute culture est dès lors à concevoir comme l'organisation collective d'une interprétation du monde qui consacre une weltanschauung, et les sciences de l'homme ont à interpréter ces interprétations pour appréhender les ressorts du lien social. Les enquêtes, leurs comptes rendus et leurs interprétations font la richesse de cet ouvrage. L'interrogation porte sur la nature et la fonction de diverses formes esthétiques et textuelles qui tissent la vie intellectuelle et sociale : l'art, la littérature, le journalisme, la science. Les auteurs s'interrogent sur la signification de pratiques professionnelles et sur les visions du monde qui les structurent en petites communautés : celle des chercheurs dans leur laboratoire, mais aussi celle des sportifs, des forestiers, des maréchaux-ferrants, des pêcheurs de corail, et de petites communautés aux États-Unis. Les 15 et 16 mai 2003 s'est tenu à Besançon un colloque pluridisciplinaire international De l'interprétation, co-organisé par le LASA-UFC (Laboratoire de Sociologie et Anthropologie de l'Université de Franche Comté) et le Comité de Recherche 14 (Sociologie de la connaissance) de l'AISLF (Association Internationale des Sociologues de Langue Française). Les textes de cet ouvrage procèdent de ces travaux, mais aussi des recherches menées depuis par le LASA-UFC et le CR 14. Un second ouvrage L'interprétation sociologique offre l'autre volet de ces recherches.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.