Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les outils des sociologues. Une sociologie de la connaissance sociologique
Farrugia Francis ; Mouchtouris Antigone ; Schurman
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782343202792
Cet ouvrage rend compte des derniers travaux émanant des recherches menées par notre groupe dans le cadre du Réseau thématique Sociologie de la connaissance de l'Association française de sociologie et du Comité de recherche de même nom, créé par Georges Gurvitch en 1957, au sein de l'Association internationale des sociologues de langue française. Ces recherches prolongent celles qui ont fait l'objet en 2018 d'un livre collectif intitulé La pensée des sociologues. Catégorisation, classification, identification, différenciation et reconnaissance. Un palier plus profond est ici exploré par les différents contributeurs de cet ouvrage, mettant à jour un certain nombre de concepts-outils innovants oeuvrant au coeur de la pratique sociologique. Il y est question d'itinéraire d'expérience, de déplacement noétique, de temporalité de la réception et de kinesis (Antigone Mouchtouris) ; de méconnaissance, d'ignorance et de sociologie de la méconnaissance (Marie-Noëlle Schurmans) ; d'oubli de l'histoire et de mode intellectuelle (Bernard Valade) ; de figuration, refiguration, et configuration (Gilles Verpraet) ; de transduction, syndrome narratif, écart herméneutique et épistémologie différentielle (Francis Farrugia).
L'histoire de la sociologie fait ici l'objet d'une investigation critique, et les catégories mises en oeuvre par la tradition sont soumises à analyse épistémologique. L'auteur examine les conceptions traditionnelles du lien social ; en montre les limites et les présupposés : Comte, Tönnies, Durkheim valorisent et opposent la vie traditionnelle communautaire et solidaire, posée comme naturelle et authentique, à la vie sociale moderne qui s'est constituée sur la rupture du lien primordial et qui repose sur un lien jugé factice, sur une exaltation malsaine de l'individu. La société qui en résulte ne tient que par l'artifice d'un contrat passé entre des hommes repliés sur l'égoïsme de leurs intérêts privés. Cette opposition, récurrente dans l'histoire de la sociologie entre un "bon lien" à reconstruire et un "mauvais lien" à réformer est ici interprétée et mise en perspective par rapport à la conception psychanalytique, marxiste et marcusienne du lien social, mais aussi par rapport à la théorie rousseauiste du pacte social nouvellement compris. L'auteur dénonce les illusions du naturalisme social et de la neutralité de la science. La sociologie critique ici constituée, réintègre la figure de l'homme, trop longtemps exilée des sciences humaines, et examine la relation existant entre la science, l'éthique, et le politique, inscrivant la question de la pérennité du lien social ou de sa dissolution, dans l'actualité sociale la plus immédiate.
Il existe dans la culture savante occidentale des catégories de combat; ces "formes" dominantes de la connaissance qui font socle, s'originent dans les écrits de maîtres penseurs aussi différents que Platon, Aristote, Descartes, Spinoza, Rousseau, Kant, Nietzsche, Marx, Durkheim, Simmel, Dilthey, Mills, Mauss, Freud, James, Heidegger, Lévi-Strauss, Kundera, Thom, Bourdieu. Ces multiples systèmes ont pour enjeu la promotion et l'imposition d'une vision et d'une maîtrise du monde, et délimitent autant de territoires de savoirs et de pouvoirs. Ils sont porteurs de raisons socio-anthropologiques concurrentes à finalité de survie scientifique, institutionnelle, sociale et politique. Ces formes affrontées - qui hantent la sociologie dans un perpétuel combat d'écoles - sont ici mises en perspective et référées à leurs présupposés et implications. Ainsi naît la possibilité d'une critique de la raison sociologique, de ses stéréotypes et archétypes, et de sa doxa hyper-rationaliste.
Cet ouvrage se propose de dresser un diagnostic du présent, de saisir l'homme de la société démocratique libérale dans sa multidimensionnalité et sa complexité. L'auteur identifie et interprète les forces matérielles, réelles, imaginaires et symboliques qui agissent conjointement sur son corps et sur son esprit et fabriquent en grande part ses émotions, ses sentiments, ses opinions et ses actions. L'analyse sociologique des idéologies est ici renouvelée par le recours à la psychanalyse et à la narratologie.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.