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Le terrain et son interprétation. Enquêtes, comptes rendus, interprétation
Farrugia Francis ; Badot Pierre-Marie ; Charmillot
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782296002432
Ni les faits ne sont tout à fait ce qu'ils sont, ni le langage ne dit exactement ce qu'il dit. En conséquence l'interprétation est requise pour qui se soucie de " savoir ". Les sciences humaines n'échappent pas à cette obligation de déterminer la nature, le statut, la fonction et les limites de l'interprétation. Il faut toujours chercher le sens " d'en-dessous ", ce que les Grecs nommaient allegoria. Toute culture est dès lors à concevoir comme l'organisation collective d'une interprétation du monde qui consacre une weltanschauung, et les sciences de l'homme ont à interpréter ces interprétations pour appréhender les ressorts du lien social. Les enquêtes, leurs comptes rendus et leurs interprétations font la richesse de cet ouvrage. L'interrogation porte sur la nature et la fonction de diverses formes esthétiques et textuelles qui tissent la vie intellectuelle et sociale : l'art, la littérature, le journalisme, la science. Les auteurs s'interrogent sur la signification de pratiques professionnelles et sur les visions du monde qui les structurent en petites communautés : celle des chercheurs dans leur laboratoire, mais aussi celle des sportifs, des forestiers, des maréchaux-ferrants, des pêcheurs de corail, et de petites communautés aux États-Unis. Les 15 et 16 mai 2003 s'est tenu à Besançon un colloque pluridisciplinaire international De l'interprétation, co-organisé par le LASA-UFC (Laboratoire de Sociologie et Anthropologie de l'Université de Franche Comté) et le Comité de Recherche 14 (Sociologie de la connaissance) de l'AISLF (Association Internationale des Sociologues de Langue Française). Les textes de cet ouvrage procèdent de ces travaux, mais aussi des recherches menées depuis par le LASA-UFC et le CR 14. Un second ouvrage L'interprétation sociologique offre l'autre volet de ces recherches.
L'histoire de la sociologie fait ici l'objet d'une investigation critique, et les catégories mises en oeuvre par la tradition sont soumises à analyse épistémologique. L'auteur examine les conceptions traditionnelles du lien social ; en montre les limites et les présupposés : Comte, Tönnies, Durkheim valorisent et opposent la vie traditionnelle communautaire et solidaire, posée comme naturelle et authentique, à la vie sociale moderne qui s'est constituée sur la rupture du lien primordial et qui repose sur un lien jugé factice, sur une exaltation malsaine de l'individu. La société qui en résulte ne tient que par l'artifice d'un contrat passé entre des hommes repliés sur l'égoïsme de leurs intérêts privés. Cette opposition, récurrente dans l'histoire de la sociologie entre un "bon lien" à reconstruire et un "mauvais lien" à réformer est ici interprétée et mise en perspective par rapport à la conception psychanalytique, marxiste et marcusienne du lien social, mais aussi par rapport à la théorie rousseauiste du pacte social nouvellement compris. L'auteur dénonce les illusions du naturalisme social et de la neutralité de la science. La sociologie critique ici constituée, réintègre la figure de l'homme, trop longtemps exilée des sciences humaines, et examine la relation existant entre la science, l'éthique, et le politique, inscrivant la question de la pérennité du lien social ou de sa dissolution, dans l'actualité sociale la plus immédiate.
Comment Jésus devint Dieu ? Pour répondre à cette question, l'auteur mène une enquête historique passionnante. Il interprète les textes-clés de la Bible dans leur langue : l'hébreu, le grec, le latin. Il met ainsi au jour les ressorts du judaïsme et du christianisme, mais aussi un mystérieux phénomène de nature socio-psychique : la construction individuelle et sociale du Messie. Les prophéties de la Bible hébraïque, enrichies du zoroastrisme, du bouddhisme indien et de l'essénisme, firent en Jésus syndrome narratif. Il se reconnut dans la figure du Messie annoncé et déclara : "Il faut que cette parole qui est écrite s'accomplisse en moi." L'incarnation de l'Ecrit en sa personne fit alors nouveau syndrome narratif collectif dans les Evangiles sous la forme du christianisme, cette hérésie du judaïsme qui devint la religion catholique de l'Empire romain. Le destin doublement fracturé était en marche, porteur des abominations du dévastateur. L'histoire longue du judéo-christianisme s'accomplit dans le déchirement de notre présent. La socio-anthropologie de la religion ici à l'oeuvre explore les représentations du sacré, la mémoire et l'imaginaire collectifs, qui fondent l'identité des peuples.
Dans cet ouvrage, c'est d'abord la sociologie elle-même qui est interrogée dans sa réalité multiple, comme théorie et pratique institutionnelle, historique, scolastique, scientifique, méthodologique, sociale et politique. L'on comprend au fil des textes comment se construit un savoir disciplinaire sur l'humain, qui contribue progressivement à le produire comme objet de science, en même temps que comme sujet social. La dernière partie du livre est constituée d'analyses de quelques discours et Bavoirs dominants caractéristiques de nos sociétés modernes : le savoir expert sur le monde éducatif, le savoir syndical sur l'école, le savoir livresque. Ces discours forts ou résistants sont déconstruits et renvoyés aux logiques d'exclusion, de domination et d'emprise dont ils sont porteurs et qu'ils contribuent à légitimer, ou prétendent dénoncer. Ces Savoirs-clés sont référés à leurs cadres institutionnels, culturels, économiques, idéologiques et politiques. En 1957 Georges Gurvitch fonde le premier groupe de sociologie de la connaissance. C'est le travail de ce "Groupe" - animé à la suite de son fondateur (après une interruption) successivement par Jean Duvignaud, Pierre Ansart, Gérard Namer et Francis Farrugia - qui se perpétue dans le cadre des travaux du Comité de Recherche 14 de l'AISLF (Association Internationale des Sociologues de Langue Française). Les textes ici présentés correspondent aux interventions faites lors de l'atelier Sociologie de la connaissance dans le cadre du Colloque international de l'AISLF Action, Pouvoir et Sociologie qui s'est tenu à l'Université de Toulouse-Le Mirail, en février 2000. Certains auteurs de ces écrits sont membres du CR14, d'autres non. Les diverses contributions ici rassemblées respectent cependant toutes cet "esprit" de la sociologie de la connaissance : interrogatif, interprétatif, généalogique, historiciste et critique à la fois, qui caractérise les recherches de ce groupe.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.