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Jésus le Messie. Une histoire qui transforma l’Histoire
Farrugia Francis
L'HARMATTAN
39,00 €
Épuisé
EAN :9782336444499
Comment Jésus devint Dieu ? Pour répondre à cette question, l'auteur mène une enquête historique passionnante. Il interprète les textes-clés de la Bible dans leur langue : l'hébreu, le grec, le latin. Il met ainsi au jour les ressorts du judaïsme et du christianisme, mais aussi un mystérieux phénomène de nature socio-psychique : la construction individuelle et sociale du Messie. Les prophéties de la Bible hébraïque, enrichies du zoroastrisme, du bouddhisme indien et de l'essénisme, firent en Jésus syndrome narratif. Il se reconnut dans la figure du Messie annoncé et déclara : "Il faut que cette parole qui est écrite s'accomplisse en moi." L'incarnation de l'Ecrit en sa personne fit alors nouveau syndrome narratif collectif dans les Evangiles sous la forme du christianisme, cette hérésie du judaïsme qui devint la religion catholique de l'Empire romain. Le destin doublement fracturé était en marche, porteur des abominations du dévastateur. L'histoire longue du judéo-christianisme s'accomplit dans le déchirement de notre présent. La socio-anthropologie de la religion ici à l'oeuvre explore les représentations du sacré, la mémoire et l'imaginaire collectifs, qui fondent l'identité des peuples.
Depuis bientôt vingt-cinq années, l'auteur met au travail son concept de syndrome narratif, qui replace l'inconscient, la mémoire, l'imaginaire et l'irrationnel au centre de la vie individuelle et collective, expliquant de manière novatrice la construction identitaire de longue durée des individus, des communautés, des peuples et des civilisations, en montrant comment la réalité imite la fiction. L'Histoire, la littérature et la vie mettent en scène des personnages réels ou de fiction, pris dans une narration faisant en eux syndrome, mais aussi en nous. Les cas exemplaires ici interprétés : Achille, Ulysse, Alexandre le Grand, Jésus, Don Quichotte, Freud, Stendhal, Madame Bovary, Le Petit Chaperon rouge, L'Etranger, le pape et autres histoires, révèlent qu'un processus de contagion émotionnelle et de reproduction de l'imaginaire dans le réel est à l'oeuvre construisant l'humain, faisant de notre vie une histoire, et parfois un destin.
Cet ouvrage propose une analyse essentielle pour comprendre la situation économico-politique actuelle, les mouvements sociaux, les coordinations, les zones de révolte et de résistances, les politiques alternatives. La théorie critique, croisant marxisme et psychanalyse, déconstruit et dénonce les mécanismes psycho-politiques du prêt-à-penser et de la domination insidieusement à l'oeuvre dans nos "démocraties totalitaires" perpétuant un statu quo surrépressif. Seule une connaissance vraie est émancipatrice. Elle génère une nouvelle praxis politique dégagée des partis.
Dans cet ouvrage, c'est d'abord la sociologie elle-même qui est interrogée dans sa réalité multiple, comme théorie et pratique institutionnelle, historique, scolastique, scientifique, méthodologique, sociale et politique. L'on comprend au fil des textes comment se construit un savoir disciplinaire sur l'humain, qui contribue progressivement à le produire comme objet de science, en même temps que comme sujet social. La dernière partie du livre est constituée d'analyses de quelques discours et Bavoirs dominants caractéristiques de nos sociétés modernes : le savoir expert sur le monde éducatif, le savoir syndical sur l'école, le savoir livresque. Ces discours forts ou résistants sont déconstruits et renvoyés aux logiques d'exclusion, de domination et d'emprise dont ils sont porteurs et qu'ils contribuent à légitimer, ou prétendent dénoncer. Ces Savoirs-clés sont référés à leurs cadres institutionnels, culturels, économiques, idéologiques et politiques. En 1957 Georges Gurvitch fonde le premier groupe de sociologie de la connaissance. C'est le travail de ce "Groupe" - animé à la suite de son fondateur (après une interruption) successivement par Jean Duvignaud, Pierre Ansart, Gérard Namer et Francis Farrugia - qui se perpétue dans le cadre des travaux du Comité de Recherche 14 de l'AISLF (Association Internationale des Sociologues de Langue Française). Les textes ici présentés correspondent aux interventions faites lors de l'atelier Sociologie de la connaissance dans le cadre du Colloque international de l'AISLF Action, Pouvoir et Sociologie qui s'est tenu à l'Université de Toulouse-Le Mirail, en février 2000. Certains auteurs de ces écrits sont membres du CR14, d'autres non. Les diverses contributions ici rassemblées respectent cependant toutes cet "esprit" de la sociologie de la connaissance : interrogatif, interprétatif, généalogique, historiciste et critique à la fois, qui caractérise les recherches de ce groupe.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.