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Le syndrome narratif. Comment l'imaginaire construit le réel
Farrugia Francis
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782140261039
Depuis bientôt vingt-cinq années, l'auteur met au travail son concept de syndrome narratif, qui replace l'inconscient, la mémoire, l'imaginaire et l'irrationnel au centre de la vie individuelle et collective, expliquant de manière novatrice la construction identitaire de longue durée des individus, des communautés, des peuples et des civilisations, en montrant comment la réalité imite la fiction. L'Histoire, la littérature et la vie mettent en scène des personnages réels ou de fiction, pris dans une narration faisant en eux syndrome, mais aussi en nous. Les cas exemplaires ici interprétés : Achille, Ulysse, Alexandre le Grand, Jésus, Don Quichotte, Freud, Stendhal, Madame Bovary, Le Petit Chaperon rouge, L'Etranger, le pape et autres histoires, révèlent qu'un processus de contagion émotionnelle et de reproduction de l'imaginaire dans le réel est à l'oeuvre construisant l'humain, faisant de notre vie une histoire, et parfois un destin.
Comment Jésus devint Dieu ? Pour répondre à cette question, l'auteur mène une enquête historique passionnante. Il interprète les textes-clés de la Bible dans leur langue : l'hébreu, le grec, le latin. Il met ainsi au jour les ressorts du judaïsme et du christianisme, mais aussi un mystérieux phénomène de nature socio-psychique : la construction individuelle et sociale du Messie. Les prophéties de la Bible hébraïque, enrichies du zoroastrisme, du bouddhisme indien et de l'essénisme, firent en Jésus syndrome narratif. Il se reconnut dans la figure du Messie annoncé et déclara : "Il faut que cette parole qui est écrite s'accomplisse en moi." L'incarnation de l'Ecrit en sa personne fit alors nouveau syndrome narratif collectif dans les Evangiles sous la forme du christianisme, cette hérésie du judaïsme qui devint la religion catholique de l'Empire romain. Le destin doublement fracturé était en marche, porteur des abominations du dévastateur. L'histoire longue du judéo-christianisme s'accomplit dans le déchirement de notre présent. La socio-anthropologie de la religion ici à l'oeuvre explore les représentations du sacré, la mémoire et l'imaginaire collectifs, qui fondent l'identité des peuples.
La fracture de la pensée occidentale est toujours ouverte. Le rationalisme et l'empirisme : deux philosophies antagonistes, deux narratifs faisant syndrome collectif s'affrontent dans l'histoire de la connaissance depuis l'Antiquité grecque. Ce clivage fait encore crise : les idées, l'idéal et la théorie, contre les faits, le réalisme et l'expérience. Cette opposition n'est pas seulement théorique et méthodologique car elle sous-tend des conceptions de la réalité divergentes. Elle structure les sciences de la matière, les sciences humaines, mais aussi le monde social et politique : contrat social contre individualisme libéral, solidarisme et humanisme contre pragmatisme et intérêts privés. Cet ouvrage en construit une généalogie retraçant ses figures et ses métamorphoses à travers l'histoire des sciences. Il raconte les polémiques scientifiques et confronte les théories d'une trentaine d'auteurs ayant profondément marqué l'histoire des savoirs : philosophes, sociologues, psychologues, physiciens, politistes et économistes. Ils incarnent ce conflit systémique des visions du monde et des pratiques qui s'en légitiment. L'auteur offre une lecture critique du devenir des régimes de vérité et invite à repenser le lien entre connaissance, pouvoir et civilisation.
Comment se modèle un type humain ? Quand l'homme démocratique a-t-il émergé, dans quel contexte, sous l'effet de quelles forces ? Cette question importe à chacun de nous, pour autant qu'il souhaite se comprendre lui-même et ceux qui l'entourent. L'homme social propre à nos sociétés occidentales nous apparaît comme " naturel ", mais il n'existe pas ainsi depuis toujours. Il est le résultat d'une construction complexe, lente et violente, dont notre vie quotidienne nous masque la longue histoire et l'équivoque signification. Cet ouvrage nous entraîne dans une relecture critique des concepts et valeurs de la démocratie explorée par cette généalogie du lien social qui court de l'Antiquité à la Modernité la plus actuelle. Depuis la première distinction du public et du privé dans le monde antique, en passant par la distinction homme animal politique/animal social, on en vient à une question centrale : la Modernité n'a-t-elle pas insidieusement instauré une nouvelle féodalité ? Lorsque l'on s'interroge sur tes relations existant maintenant entre l'humanité et te prix du travail, il faut bien en venir à poser l'hypothèse politique de l'existence d'un " pacte de soumission " inaperçu qui scellerait la nouvelle servitude de l'homme social, dans le cadre d'une démocratie disciplinaire. L'auteur interroge la Modernité et pose la question de la valeur de ses valeurs : l'individualité, l'égalité des chances et des droits, la liberté, la solidarité, la justice sociale. Au travers de cette comédie des mots, c'est en effet une " tragédie de la Modernité " qui se joue. Diagnostiquant une déstabilisation de la " valeur-travail ", l'auteur dresse le constat d'une liberté piteusement réduite à sa dimension concurrentielle, et parle des " valeurs de la République perdue " dissoute dans une raison économique irrationnelle et envahissante.
Dans cet ouvrage, c'est d'abord la sociologie elle-même qui est interrogée dans sa réalité multiple, comme théorie et pratique institutionnelle, historique, scolastique, scientifique, méthodologique, sociale et politique. L'on comprend au fil des textes comment se construit un savoir disciplinaire sur l'humain, qui contribue progressivement à le produire comme objet de science, en même temps que comme sujet social. La dernière partie du livre est constituée d'analyses de quelques discours et Bavoirs dominants caractéristiques de nos sociétés modernes : le savoir expert sur le monde éducatif, le savoir syndical sur l'école, le savoir livresque. Ces discours forts ou résistants sont déconstruits et renvoyés aux logiques d'exclusion, de domination et d'emprise dont ils sont porteurs et qu'ils contribuent à légitimer, ou prétendent dénoncer. Ces Savoirs-clés sont référés à leurs cadres institutionnels, culturels, économiques, idéologiques et politiques. En 1957 Georges Gurvitch fonde le premier groupe de sociologie de la connaissance. C'est le travail de ce "Groupe" - animé à la suite de son fondateur (après une interruption) successivement par Jean Duvignaud, Pierre Ansart, Gérard Namer et Francis Farrugia - qui se perpétue dans le cadre des travaux du Comité de Recherche 14 de l'AISLF (Association Internationale des Sociologues de Langue Française). Les textes ici présentés correspondent aux interventions faites lors de l'atelier Sociologie de la connaissance dans le cadre du Colloque international de l'AISLF Action, Pouvoir et Sociologie qui s'est tenu à l'Université de Toulouse-Le Mirail, en février 2000. Certains auteurs de ces écrits sont membres du CR14, d'autres non. Les diverses contributions ici rassemblées respectent cependant toutes cet "esprit" de la sociologie de la connaissance : interrogatif, interprétatif, généalogique, historiciste et critique à la fois, qui caractérise les recherches de ce groupe.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.